Investir dans la prévention des conflits plutôt que dans l’armement, par Mgr Tomasi

Crise avec la Corée, réaction sur Radio Vatican

Mgr Tomasi © Radio Vatican

Mgr Tomasi © Radio Vatican

Pour Mgr Tomasi, pour éviter les crises entre les nations, il convient d’investir dans toute la gamme de moyens pour la prévention des conflits plutôt que dans les technologies de guerre.

Le consultant du Dicastère pour le développement humain intégral, Mgr Silvano Maria Tomasi réagit au micro de Radio Vatican en anglais à propos de la tension entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

L’ancien représentant du Saint-Siège à l’ONU, à Genève (Suisse), prône le dialogue et des négociations inclusives pour résoudre la crise faite de menaces de tirs de missiles et de rhétorique belliqueuse.

La voie de l’avenir, c’est le dialogue

Pour l’archevêque italien, la crise actuelle manifeste la facilité avec laquelle les relations internationales peuvent tomber en panne quand on est face à une détermination “à violer le minimum de bon sens dans les relations avec les autres”.

Il rappelle les recommandations du pape: “la voie d’avenir, c’est le dialogue” et “l’inclusion” de tous dans les négociations, à la recherche du “bien commun”

La voie du conflit c’est toujours la mauvaise, ajoute Mgr Tomasi qui affirme au contraire: “Nous avons besoin d’investir du temps, de l’énergie, de l’argent, des ressources” pour éviter “l’arrivée de ces points brûlants de crise”.

Le diplomate du Saint-Siège préconise notamment d’améliorer la qualité de vie des peuples, “au lieu de construire des murs et de créer des méfiances”.

Et cela suppose, ajoute-t-il, de “changer la culture publique”, en insistant sur le fait que l’avenir ce n’est pas “d’avoir les dernières technologies militaires mais d’avoir une approche inclusive” et de participer à la construction du bien commun de la famille humaine globale”.

L’engagement actif de la non-violence

Mgr Tomasi rappelle le thème du message du pape François pour la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier 2017: la “non-violence active”. Le pape y indique des voies pour la prévention des conflits.

Il note que la position du Saint-Siège contre les armes nucléaires a été définie clairement et qu’elle soutient la Convention de l’ONU contre ces armes. Il fait observer que ce que d’aucuns considèrent comme des mesures “idéalistes” ont pourtant attiré le vote favorable de 123 nations, ce qui manifeste leur désir et leurs attentes de résoudre les crises non par la menace de la force mais par des moyens plus pacifiques liées au développement.

La non violence ce n’est donc pas un renoncement à l’action, ou une évasion de la réalité, mais exactement “le contraire”: “un engagement actif pour promouvoir tout ce qui est bon et pour éviter l’affrontement”.

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