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Carte de voeu du pape 2018 pour dénoncer la guerre, Nagasaki © Bureau de presse du Saint-Siège

Carte de voeu du pape 2018 pour dénoncer la guerre, Nagasaki © Bureau de presse du Saint-Siège

Dans l’avion vers le Chili, le pape met en garde contre une guerre nucléaire

« Une image touche plus que mille paroles »

Dans l’avion qui le conduisait de Rome vers le Chili, ce 15 janvier 2018, pour son 22e voyage apostolique, le pape François a offert aux 70 journalistes la photo choc d’un enfant portant sur son dos son frère mort dans le bombardement atomique de Nagasaki (Japon) le 9 août 1945. Il a mis en garde contre une guerre nucléaire.

Le pape a voulu la faire imprimer en carte, pour faire prendre conscience de l’horreur de la guerre. L’image en noir et blanc est accompagnée de la signature du pape, sous le simple commentaire : « … le fruit de la guerre ».

Le verso de la carte inclut aussi la légende suivante en espagnol : « Un enfant qui attend son tour au crématorium, pour son frère mort, (qu’il porte) sur son dos. C’est la photo prise par un photographe américain, Joseph Roger O’Donnell, après le bombardement atomique de Nagasaki. La tristesse de l’enfant s’exprime seulement dans son geste de se mordre les lèvres, suintées de sang. »

A bord de l’avion, le pape a expliqué : « J’ai trouvé par hasard (cette image) prise en 1945… C’est un enfant qui porte son frère mort sur ses épaules, en attendant au crématorium de Nagasaki, après la bombe. J’ai été ému quand je l’ai vue et je n’ai osé écrire que “Le fruit de la guerre”. J’ai voulu l’imprimer et la donner car une image de ce genre touche plus que mille paroles. C’est pourquoi j’ai voulu la partager avec vous. »

En saluant les journalistes un par un, le pape a confié qu’il craignait une guerre nucléaire : « Nous sommes à la limite, un incident pourrait suffire à précipiter la situation. Nous devons éliminer les armements nucléaires. »

Le pape a également précisé qu’il connaissait le Chili, pour y avoir étudié une année : « Pour moi ce ne sera pas si difficile au Chili car j’y ai étudié une année, j’ai beaucoup d’amis, et je connais bien – enfin, bien… je connais plus. En revanche je connais moins le Pérou, car j’y suis allé deux ou trois fois pour des congrès, des rencontres. »

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