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Cardinal Parolin, synode sur la famille, octobre 2015

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Cinq ans de pontificat : joie, miséricorde, mission par le card. Parolin

« Ad multos annos, Saint-Père ! »

Le pontificat du pape François, élu il y a cinq ans jour pour jour, le 13 mars 2013, est caractérisé par la joie, la miséricorde et la mission. Dans un entretien à Vatican News en italien, le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin souligne les traits les plus saillants du magistère du pape argentin et confie son point de vue sur les critiques adressées au pape.

A l’occasion de cet anniversaire, le « numéro 2 » du Vatican fait observer que « tous les documents ou au moins ceux de plus grande importance … se réfèrent toujours à la joie : Evangelii gaudium, Amoris laetitia, Laudato si’, la louange qui naît de la joie d’une âme pleine d’allégresse ». Ainsi, « la caractéristique fondamentale de ce pontificat est précisément la joie, une joie qui ne naît pas évidemment de l’insouciance, mais du fait de se savoir aimés par le Seigneur ».

Le cardinal Parolin évoque une autre ligne directrice du pontificat : « la miséricorde, c’est-à-dire un amour personnel et total que Dieu a pour chacune de ses créatures ». Ce qui amène à un troisième élément : l’évangélisation, « la joie de communiquer aux autres cette bonne nouvelle de l’Évangile ». C’est « l’Église en sortie qui doit apporter l’Évangile à toutes les créatures ».

Cette dimension « d’une Église en sortie, une Église en mouvement », insiste le secrétaire d’Etat, est une des caractéristiques principales du pontificat : « d’où l’invitation pressante que le pape a lancée dès le début, celle de ne pas rester sans bouger, celle de ne pas faire appel au principe du ‘on a toujours fait comme cela’ … pour ne faire aucun pas en avant ».

Face aux critiques

Mais, ajoute-t-il, « ce dynamisme que le pape a imprimé et veut imprimer à l’Église, peut être la cause de jugements divers, contrastés et même parfois opposés ». Pour le cardinal Parolin, il est « normal… que tous les pontificats aient été soumis à des critiques ». Il distingue cependant entre les critiques « destructrices, agressives, vraiment méchantes » et les critiques « constructives ».

Que faire des critiques agressives et destructrices ? « Il n’y a qu’à les accepter comme une croix et les considérer comme faisant partie de cette couronne d’épines que nous devons tous porter… Il n’y a donc rien à faire. Je pense qu’elles ne s’épuiseront pas, elles existeront toujours ».

Quant aux critiques constructives, « il faut en tenir compte parce qu’elles peuvent aider, être une aide pour une amélioration, un perfectionnement aussi du service de chacun » : « les critiques constructives, précise le secrétaire d’Etat, sont ces critiques qui naissent d’une attitude fondamentale d’amour et qui visent la construction de la communion dans l’Église ».

Il formule enfin un vœu pour le pape François : « que le Seigneur lui donne vie, santé, force et courage pour continuer de guider l’Église… « Deus conservet eum et vivificet eum » – « Que Dieu le garde et lui donne toujours force et vigueur »… Ad multos annos, Saint-Père ! »

Avec une traduction d’Hélène Ginabat 

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