Faire un don

Cambodge : Benoît XVI nomme un coadjuteur français des MEP à Phnom Penh

Il devient le plus jeune évêque français

ROME, Jeudi 24 décembre 2009 (ZENIT.org) – Le cadeau de Noël de Benoît XVI à Mgr Emile Destombes, Vicaire apostolique de Phnom Penh, et à l’Egliqe qui est au Cambodge, c’est un coadjuteur : Mgr Olivier Schmitthaeusler, des Missions étrangères de Paris (M.E.P.). Cette nomination fait de lui, à 39 ans, le plus jeune évêque français.

Il était jusqu’ici vicaire général du Vicariat apostolique de Phnom Penh et secrétaire de la conférence des évêques du Cambodge.

Le P. Olivier Schmitthaeusler est né en 1970 à Strasbourg : son père est lui-même diacre permanent du diocèse de Strasbourg.

Le nouveau coadjuteur est prêtre depuis 1998 et membre de la société des « Missions Etrangères de Paris ».

Il a été au Japon de 1991 à 1994, pour un projet de collaboration avec l’université St. Thomas d’Osaka.

Il a ensuite été successivement, de 1998 à 2002, au service de la région pastorale de Kampot Takeo, au Cambodge; de 2003 à 2005, professeur d’Histoire de l’Eglise au séminaire de Phnom-Penh.

Depuis 2004, il était directeur de la Commission diocésaine pour l’Education et depuis 2007, vicaire général, et secrétaire de la conférence épiscopale depuis 2008 et responsable de la pastorale des jeunes et des vocations, chargé du développement rural.

Le pape a reçu les évêques du Cambodge en visite ad limina, à Castelgandolfo, le 6 septembre 2007 (cf. Zenit des 3 et 6 septembre 2007). A propos des jeunes, il disait justement à cette occasion: « Je vous encourage aussi à développer l’éducation des jeunes de vos communautés. Face à la vie de la société, pour assumer leurs engagements de chrétiens, ils sont souvent confrontés à des situations complexes qui exigent qu’on leur apporte une attention pastorale adaptée ».

Au Cambodge, pays de plus de 11 millions d’habitants, l’Eglise catholique est très minoritaire (cf. http://www.catholiccambodia.org). Elle a été martyrisée durant le régime des Khmers rouges qui fit mourir la plupart des prêtres et des religieuses cambodgiens.

Les Bouddhistes représentent en effet 95% de la population. Le bouddhisme théravada (Petit Véhicule) est la religion traditionnelle de la majorité des Khmers; il y avait avant 1970, 60 000 bonzes au Cambodge.

Les Musulmans, au nombre d’environ 250 000 (soit environ 2,5%) forment également une minorité. Leur communauté se compose essentiellement de Cham.

Sihanouk les appelait les « Khmers-islam », mais ils ne sont pas d’ethnie khmère : ce sont les descendants du Campa, royaume situé au centre de l’actuel Vietnam et détruit par les Vietnamiens au XVe siècle.

Les Khmers rouges ont particulièrement persécuté cette communauté, sans doute plus à cause de son particularisme que pour des motifs religieux. Plus de 100 000 d’entre eux auraient été tués.

De 1975 à 1979, le régime a procédé à la suppression systématique de toute forme de religion.

En 1979, le bouddhisme et l’islam ont été rétablis, et en 1990, ce fut la reconnaissance des « chrétiens khmers » à qui la liberté de religion est reconnue dans la Constitution.

Les relations diplomatiques ont été établies entre le Royaume du Cambodge et le Saint Siège et la personnalité juridique de l’Eglise catholique a été reconnue par l’Etat.

Anita S. Bourdin

About Redaction

Share this Entry

FAIRE UN DON

Si cet article vous a plu, vous pouvez soutenir ZENIT grâce à un don ponctuel