Benoît XVI voit en Newman un « docteur »

Et un pont entre catholiques et anglicans

ROME, Vendredi 17 septembre 2010 (ZENIT.org) – Benoît XVI explique la « modernité » du cardinal Newman dont, exceptionnellement, il présidera la béatification, dimanche à Birmingham (cf. Zenit du 9 septembre 2010). Il voit en lui un « docteur ».

Le pape a fait observer, dans sa conférence de presse sur le vol Rome-Edinbourg, que Newman est « un homme moderne » qui a vécu « le problème de la modernité », marquée par l’agnosticisme ou l’impossibilité de croire, de se laisser transformer par la vérité. Il souligne sa « modernité intérieure et sa foi, très personnelle, vécue, soufferte, éprouvée ».

Mais Benoît XVI souligne aussi la « grande culture » du cardinal John Henry Newman, sa connaissance des pères de l’Eglise qui aide à un « renouveau interne de la foi ».

Et puis, Newman est aussi caractérisé par une « grande spiritualité », un « grand humanisme », une « grande prière », une « profonde relation avec Dieu » et avec les hommes.

Au cours de son existence, il a rencontré tous les problèmes de la société d’aujourd’hui.

Mais surtout, Benoît XVI voit en Newman une « figure exceptionnelle de docteur de l’Eglise » qui constitue « un pont entre catholiques et anglicans ».

C’est ce qu’ont confié à Zenit l’éditeur français de Newman, Grégory Solari, et le spécialiste de Newman, le P. Keith Beaumont : le pape pourrait répondre assez rapidement au désir de ses prédécesseurs depuis Paul VI de faire un jour de Newman un docteur de l’Eglise.

Le miracle ayant été retenu pour sa béatification est la guérison, en 2001, d’un diacre permanent de Boston, père de famille, Jack Sullivan. Il souffrait terriblement du dos et il a invoqué Newman pour qu’il lui soit permis d’achever sa formation et de servir l’Eglise dans le diaconat. Il a été guéri sans séquelles et ses douleurs ont complètement disparu : les médecins n’expliquent pas la disparition totale des douleurs.

Le diacre, invité personnel – ainsi que les membres de sa famille – de Mgr Bernard Longley, archevêque de Birmingham, participera à la liturgie pontificale célébrée par Benoît XVI.

Une nouvelle guérison est actuellement examinée et pourrait être retenue pour le dossier de canonisation. La canonisation ouvrirait la porte à la proclamation de « docteur de l’Eglise ». Il rejoindrait les 33 autres docteurs, dont trois femmes : Thérèse d’Avila, Catherine de Sienne et Thérèse de Lisieux. Ce docteur de l’Eglise rejoindrait d’autres docteurs de l’Eglise de Grande Bretagne comme Anselme de Cantorbéry (1033 – 1109), évêque, proclamé docteur en 1720 sous le titre de « docteur magnifique » et Bède le Vénérable (672/3 – 735), moine proclamé docteur en 1899.

Un colloque sur Newman intitulé « Lire John Henry Newman à l’occasion de sa béatification » est organisé à Paris, au Collège des Bernardins, le jeudi 14 octobre 2010, de 17h à 22h.

Une soirée Newman est aussi organisée à la librairie parisienne « La Procure » (rue de Mézières) le mercredi 22 septembre (20h – 21 h 30), avec Mgr Olivier de Berranger, le Père Keith Beaumont, Irène Fernandez et Grégory Solari, directeur des éditions Ad Solem.

Anita S. Bourdin

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