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Benoît XVI recommande aux jeunes l’exemple de saint Louis de Gonzague

Un saint jeune, brillant, dévoué aux malades, contemplatif dans l’action

ROME, Mercredi 21 juin 2006 (ZENIT.org) – Benoît XVI a recommandé aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés l’exemple du jeune saint jésuite, Louis de Gonzague, dont c’est aujourd’hui la fête liturgique, lors de sa salutation en italien à la fin de l’audience de ce mercredi, place Saint-Pierre.

« Que l’exemple et l’intercession de saint Louis de Gonzague, dont nous faisons mémoire, vous pousse, chers jeunes, à accorder de la valeur à la vertu évangélique de la pureté ; qu’il vous aide, chers malades, à affronter la souffrance en trouvant votre réconfort dans le Christ crucifié ; qu’il vous conduise, chers jeunes mariés, à un amour toujours plus profond envers Dieu et entre vous ».

En effet, saint Louis de Gonzague, mort à 23 ans de la peste est un exemple pour les jeunes, pour les malades, et d’amour de Dieu et du prochain, comme on le voit dans le récit de sa vie publié par le site liturgique du missel (http://missel.free.fr/Sanctoral/06/21.php) dont nous proposons cette version abrégée.

Louis de Gonzague était le fils de Ferrante de Gonzague et de Marta de Tana Santena, d’illustres familles. Ferrante, en catholique fidèle, avait refusé une haute dignité offerte par Henri VIII d’Angleterre ; Marta s’adonnait aux œuvres de charité et aux lectures spirituelles.

Louis, le premier de leur huit enfants, naquit au château de Castiglione, près de Mantoue, le 9 mars 1568 ; la naissance s’était présentée dans des conditions si difficiles qu’il fut ondoyé immédiatement ; son baptême solennel eut lieu le 20 avril 1568.

Louis fut, dès le berceau, un modèle de calme et d’amabilité. Enfant, il disparaissait parfois pour prier à genoux et les mains jointes. Sa mère le voulait d’ailleurs tout à Dieu, et son père tout au métier des armes.

Ferrante, revenu de son expédition à Tunis en 1577, envoya Louis et son frère Rodolphe à Florence, à la cour du grand-duc. Louis étudiait le latin et le toscan, surtout, il menait la guerre contre ses défauts : colère, impatience, mécontentement intérieur.

C’est alors que la lecture d’un petit livre sur les mystères du Rosaire, développa sa dévotion envers la Mère de Dieu. Puis il fit un vœu privé de chasteté perpétuelle, en l’église des Servites, devant la Vierge de l’Annonciation.

A l’automne 1579, son père l’appela à Mantoue où il fut atteint des premiers symptômes de la maladie de la pierre, dont il guérit, mais sa santé générale resta ébranlée.

De retour à Castiglione il passait en contemplation des heures entières pendant lesquelles il fondait en larmes ; un opuscule des Méditations quotidiennes, de saint Pierre Casinius, et les Lettres de l’Inde, lui firent alors connaître la Compagnie de Jésus. Pendant une absence de son père, il reçut la visite du cardinal Charles Borromée qui lui fit faire sa première communion, le 22 juillet.

En 1581, Ferrante étant devenu grand chambellan du roi d’Espagne, Louis devint, à Madrid, page du prince héritier . Il réussissait à méditer une heure sans distraction, après avoir lutté parfois pendant trois ou quatre heures. Mais la mort de l’Infant le fortifia dans son détachement du monde.

Il demanda à entrer dans la Compagnie de Jésus, attiré par son engagement pour l’éducation de la jeunesse et la conversion des païens, et sûr qu’il n’y serait chargé d’aucun honneur ecclésiastique.

Son père chercha à le détourner de cette voie avant de donner son consentement.

En juillet 1585, Louis fit à Mantoue les Exercices spirituels de saint Ignace, signa le 2 novembre, en faveur de Rodolphe, son acte d’abdication relativement à sa principauté, et prit, le 4, le chemin de Rome, en passant par Lorette pour accomplir un vœu de sa mère.

Le 25, il arrivait au noviciat Saint-André du Quirinal, où son postulat fut abrégé : il avait donné auparavant assez de preuves de la solidité de sa vocation.

Trois mois après, son père mourait dans des sentiments de piété remarquables, regrettant de s’être opposé si longtemps à la volonté de Dieu sur son fils.

Louis ne revendiquait en rien ses origines princières, fréquentait de préférence les frères coadjuteurs, sortait avec des vêtements râpés, un sac sur le dos pour recueillir les aumônes. Il écrivit alors la méditation connue sous le nom de Traité des Anges.

Le 27 octobre 1586, il partit pour Naples avec le maître des novices, mais on le renvoya à Rome à la suite de soucis de santé, et il prononça ses premiers vœux le 25 novembre 1587.

En février et mars 1588, il recevait les ordres mineurs et s’appliquait de plus en plus à l’obéissance.

En septembre 1589, le Père général lui ordonna d’aller à Castiglione, pour régler une querelle entre son frère Rodolphe et le duc de Mantoue au sujet du château de Solferino.

Et c’est à la maison des jésuites de Milan, qu’il y eut la révélation de sa mort prochaine. Puis le Père général le rappela à Rome.

Pour fortifier son amour de Dieu, il lisait les Soliloques de saint Augustin, l’explication du Cantique des cantiques par saint Bernard, la Vie de sainte Catherine de Gênes.

Quant à son amour pour le prochain, il le manifesta surtout pendant la famine et la peste des années 1590-1591. Le 3 mars, il rencontra un pestiféré, le porta sur ses épaules, et rentra malade.

Dans une sorte de ravissement qui dura toute une nuit, il apprit qu’il mourrait le jour de l’octave du Saint-Sacrement, le 20 juin : ce jour-là il parut aller mieux si bien qu’il dut insister pour recevoir le viatique. Le Père Bellarmin lui-même, son confesseur, ne fut pas admis à rester auprès de lui: seuls deux autres Pères et l’infirmier le veillaient lorsqu’il rendit le dernier soupir entre dix et onze heures.

Ses reliques reposent en l’église Saint-Ignace de Rome. Le 21 juin 1925, il a été déclaré par Pie XI « Patron céleste de toute la Jeunesse chrétienne. »

Il avait composé cette prière à la Vierge Marie : « Vierge sainte, mon guide et ma souveraine, je viens me jeter dans le sein de votre miséricorde, et mettre, dès ce moment et pour toujours, mon âme et mon corps sous votre sauvegarde et sous votre protection spéciale. Je vous confie et je remets entre vos mains toutes mes espérances et mes consolations, toutes mes peines et mes misères, ainsi que le cours et la fin de ma vie, afin que, par votre intercession et par vos mérites, toutes mes oeuvres soient faites selon votre volonté et en vue de plaire à votre divin Fils ».

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