Gaudium et spes se conclut ici, en trois points : la responsabilité missionnaire de tous les fidèles, l’ouverture au dialogue avec tous les hommes et la tâche perpétuelle de construire le monde sur les voies du Seigneur. Ici encore, les écueils cherchant à dénaturer l’enseignement de l’Église se heurtent aux paroles de l’Évangile sur lequel l’Église est fondée.
Conclusion
En conclusion, s’étendant sur trois numéros, Gaudium et spes récapitule les enjeux de la mission de l’Église dans le monde. Le numéro 91 développe, comme l’indique son titre, le rôle de chaque fidèle et celui des Églises particulières. Le §1 exprime bien la vision que l’Église a de sa mission pour le salut du genre humain :
« Les propositions que ce saint Synode vient de formuler ont pour but d’aider tous les hommes de notre temps, qu’ils croient en Dieu ou qu’ils ne le reconnaissent pas explicitement, à percevoir avec une plus grande clarté la plénitude de leur vocation, à rendre le monde plus conforme à l’éminente dignité de l’homme, à rechercher une fraternité universelle, appuyée sur des fondements plus profonds, et, sous l’impulsion de l’amour, à répondre généreusement et d’un commun effort aux appels les plus pressants de notre époque. »
Cet appel, que certains ont jugé trop universaliste et pas assez marqué de christianisme, évoque tout de même « la fraternité universelle, appuyée sur des fondements plus profonds et sous l’impulsion de l’amour ». Or, la proposition répondait bien à une aspiration générale de l’après-guerre. Pour ceux qui se situaient loin de l’Église, sans pour autant éprouver la haine anti-chrétienne d’aujourd’hui qui à l’époque n’était le fait que d’une petite minorité dans les pays non-communistes, cet appel a porté. On a compris que l’Église pouvait jouer un rôle important dans le monde pour la paix, comme Léon Blum l’avait entendu en 1929. Il sut écouter Pie XI après la signature des accords du Latran qui créait l’État de la cité du Vatican. De plus, tout le monde avait encore en mémoire une phrase célèbre de Maurice Thorez prononcée le 17 avril 1936. Elle était constamment répétée par les responsables du Parti communiste français :
« Nous te tendons la main, catholique, ouvrier, employé, artisan, paysan, nous qui sommes des laïques, parce que tu es notre frère et que tu es comme nous accablé par les mêmes soucis. Nous te tendons la main, volontaire national, ancien combattant devenu croix-de-feu, parce que tu es un fils de notre peuple, que tu souffres comme nous du désordre et de la corruption, parce que tu veux, comme nous, éviter que le pays ne glisse à la ruine et à la catastrophe. » Cf. L’appel au Peuple.
Pour l’époque, c’était terriblement osé : le 6 février 1934, les croix-de-feu et d’autres mouvements et ligues avaient tenté de renverser la République. Bilan :15 morts, 1435 blessés. Mais le discours porta et contribua à la victoire du Front populaire, par une alliance PCF et SFIO. Après la guerre, cette attitude des communistes contribua à l’extension des prêtres ouvriers. La fraternité de camps, de concentration ou de prisonniers, la Résistance … jouèrent le même rôle que la fraternité des tranchées en 1914-1918.
Prêtres ouvriers
Les prêtres qui travaillent en usine se syndicalisent, principalement à la CGT, et adhèrent même à des partis politiques. Sans être inscrits au PCF, ils manifestent souvent à ses côtés. Et ce mouvement fut bien vu par l’opinion. Le roman de Cesbron « Les saints vont en enfer » connut un grand succès (1952). Très souvent ils manifestent aux appels du Mouvement pour la paix (qui en réalité était tenu par les communistes). Après plusieurs avertissements qui commencent en 1951, Pie XII va progressivement leur demander de réduire leur temps de travail à l’usine et de s’occuper de pastorale en paroisse. Il ne sera pas suffisamment obéi, de sorte que, en 1954, il va réagir en interdisant le travail en usine et l’action syndicale. Le 15 août de la même année, par la constitution apostolique Omnium ecclesiarum sollicitudo, il va faire de la Mission de France une prélature territoriale. Mais le pape, après avoir rappelé, en les citant, les enseignements de Léon XIII et de Pie X, écrit :
« Aussi, éprouvons-nous encore aujourd’hui la douleur et le regret de voir tant hommes – et notamment parmi ceux qui gagnent leur pain de chaque jour, dans les usines, les ateliers et les champs – trompés par les enseignements des matérialistes, abandonner presque entièrement les observances et les mœurs chrétiennes. Or, il faut mener vite à l’unique bercail du Christ, ces brebis qui s’égarent imprudemment.
Ce sera le principal travail des ministres sacrés qui ont des aptitudes et une préparation à ce ministère qui ressemble beaucoup au ministère des Missions… »
Ici, la majorité des prêtres obéira à la demande du pape et tiendra compte de la constitution apostolique. En 1959, Jean XXIII confirmera l’interdiction de travailler en usine, et interrompra même la mission des prêtres marins de la Mission de la mer. Et ce n’est qu’après le Concile, le 23 octobre 1965, que Paul VI autorisera les prêtres au travail, sous la responsabilité de la Mission ouvrière créée en 1957 et dépendant de la hiérarchie catholique. La Mission de France continua son travail.
Une minorité cléricale politisée
Cela dit, la vérité historique m’oblige à dire, parce que j’en fus témoin, qu’entre l’interdiction de Jean XXIII en 1959 et la permission de Paul VI en 1965, une minorité de prêtres désobéit aux sages conseils de Pie XII, demeurant les compagnons de route du PCF. Ils le soutenaient dans leur opposition aux guerres coloniales, en se rapprochant de la doctrine de la lutte des classes. C’est probablement là que la théologie de la libération prit ses racines, et enfin, pire que tout, en sympathisant et même aidant le FLN en pleine guerre d’Algérie.
Ce n’est pas le lieu ici d’entrer dans les détails de ce qui fut un véritable drame et posa à la France de cette époque de terribles questions. Les prêtres de la Mission de France qui ont pris le parti du FLN ne se rendaient pas compte de la difficulté de cette affaire. Elle provoqua la chute de la Quatrième République, l’Algérie n’étant pas une colonie mais deux départements français. Le « maintien de l’ordre » du début en 1954 devint vite une véritable guerre, souvent en milieu urbain, avec son lot important d’actes de terroristes.
Le cardinal Liénart, ancien combattant de 1914, était fort heureusement à la tête de la Mission de France. Il y demeura, malgré de nombreux reproches, dont les miens à l’époque. Mais rétrospectivement, j’avoue que je me suis trompé. Je n’avais ni expérience, ni recul. Sa présence fut bénéfique et limita les dégâts causés par certains de ses prêtres. Plusieurs furent par exemple impliqués dans l’attentat qui visait Jacques Soustelle, ministre de l’Information, le 15 septembre 1958. Ils évitèrent le procès. Mais il y eu le cas du père Davezies qui après avoir rejoint le réseau Janson (pro FLN) alla très loin. Beaucoup de prêtres de la Mission voulurent déserter. Le cardinal Liénart refusa, mais donna la permission de ne pas obéir aux ordres qui heurteraient la conscience chrétienne. Il pensait à la torture, bien évidemment. D’autres prêtres organiseront des filières permettant la désertion. Davezies sera finalement arrêté et jugé. Contrairement aux autres, il se défendra aussi sur le plan politique (ce qu’à juste titre le cardinal Liénart avait toujours déconseillé), assumant ainsi toutes ses responsabilités, ce qui ne manquait pas de courage. Le 12 janvier 1962, il fut condamné à 3 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’État, et pour avoir porté atteinte à l’intégrité du territoire national, par son aide au FLN.
La peine était bien légère, mais, à cette époque la justice de la République se montrait indulgente pour les prêtres, ce qui était déjà le cas sous la Quatrième. Les accords d’Évian allaient être signés le 18 mars 1962, mais ils n’empêchèrent pas l’attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962. Cinq peines de mort furent prononcées, puis quatre grâces furent accordées. Seul le chef du commando, Bastien-Thiry, fut exécuté.
La personnalité du cardinal Liénart
Je me suis attardé, peut-être trop aux yeux de certains, sur la mission de France et la guerre d’Algérie. La raison principale est liée à la personnalité du cardinal Achille Liénart, archevêque de Lille et à cette guerre qui traumatisa la France. Le cardinal Liénart joua un rôle important au concile Vatican II et fut très vite classé par la presse parmi les « progressistes », tout simplement parce qu’il compta parmi ceux qui contestèrent les schémas présentés par le Saint-Office. Son préfet, cardinal Ottaviani, fut un grand homme lui-aussi, théologien très érudit, ce que n’était pas Liénart, et excellent connaisseur du métier ecclésiastique, à égalité avec Liénart sur ce point.
Quand commence le Concile en 1962, ce dernier est évêque de Lille depuis 1928. Il avait été créé cardinal en 1930, ce qui lui permettra de participer au conclave qui élira Pie XII en 1939. Il a souvent pris la défense des ouvriers dans le sens de ce qu’exprima Pie XI dans Quadragesimo anno. Il avait eu le courage de défendre la mémoire de Roger Salengro, maire socialiste de Lille, qui s’était suicidé à la suite d’une campagne de calomnies dont la justice l’avait pourtant lavé. Il est exact qu’à l’époque cette première prise de parole du Cardinal pour remettre en cause l’ordonnancement des travaux du Concile fut présenté comme un acte révolutionnaire contre la curie et même le pape.
Si cela put servir de prétexte pour présenter tout le Concile de la même manière, comme affront à la Tradition, c’était oublier que beaucoup de conciles par le passé furent beaucoup plus mouvementés. Par exemple, le concile de Bâle commencé en 1431 est sommé en 1437 de venir siéger à Ferrare, le pape devant impérativement s’y trouver pour recevoir les orthodoxes qui voulaient se réunir à Rome. Les pères conciliaires qui, pour mieux s’opposer au pape, refusèrent de venir siéger à Ferrare déposèrent le pape Eugène IV et élurent pape le duc de Savoie sous le nom de Félix V. Lesdits pères conciliaires furent tous excommuniés le 15 février 1438.
Vers un dénouement serein
La demande du cardinal Liénart exprimait l’avis d’une majorité de participants, mais ce qui compte, c’est que le pape régnant Jean XXIII, présidant le Concile, l’ait accepté et que tous les membres du Concile aient continué à siéger. Il n’y eut pas de bataille du Vatican, mais simplement des affrontements bien normaux dans de pareilles assemblées. Le cardinal Liénart sut maintenir les prêtres de la Mission de France dans ce qu’ils considéraient comme leur vocation particulière, tout en veillant à ce qu’il n’y ait pas de débordement. Tout comme il l’avait fait auparavant, avec les difficultés que nous avons soulignées.
Le cardinal François Marty lui succéda le 19 mars 1965. Le 15 octobre 1965, le cardinal Ottaviani, toujours en place à ce qui était encore le Saint-Office, adressait une lettre à monseigneur Pierre Veuillot, président de la commission épiscopale de la Mission ouvrière, lui indiquant que le Saint-Office permettait aux prêtres de travailler en milieu ouvrier. Le nombre était limité et les responsabilités d’ordre temporel étaient proscrites. Cet arrangement sur la question des prêtres ouvriers avait été finalement rendu possible par la sagesse habile du cardinal Liénart.
92. Le dialogue entre tous les hommes
Le §2 est d’une grande actualité ! Le paragraphe précédent (le premier) affirmait « que pour éclairer l’univers entier par le message évangélique, l’Église devait apparaître comme le signe de cette fraternité qui rend possible un dialogue loyal et leur renforce ». Et dans ce paragraphe deux, il est écrit :
« Cela exige en premier lieu qu’au sein même de l’Église nous fassions progresser l’estime, le respect et la concorde mutuels, dans la reconnaissance de toutes les diversités légitimes, et en vue d’établir un dialogue sans cesse plus fécond entre tous ceux qui constituent l’unique peuple de Dieu, qu’il s’agisse des pasteurs ou des autres chrétiens. Ce qui unit en effet les fidèles est plus fort que ce qui les divise : unité dans le nécessaire, liberté dans le doute en toutes choses la charité ».
L’Église n’a jamais été et ne sera jamais une société de parfaits ! Tous les chrétiens le savent depuis 313, quand le concile de Rome condamna l’hérésie donatiste ! Sous cet angle, il ne convient pas de prendre son parti du péché des hommes qui la composent ou pire, qui la dirigent, pour dire que le mal y est « systémique ». Un mal systémique dans l’Église ne saurait appartenir à la nature de l’Église qui est Corps du Christ. Si un mal concerne un membre de son personnel, ayant reçu des ordres sacrés, cela ne concerne que le péché particulier. Cet individu ou cette communauté n’a pas répondu comme il convenait à la grâce attachée aux ordres sacrés.
Légitimité diminuée par les scandales ?
Depuis le scandale des abus, portés à la connaissance du public en France en 2021, règne dans l’Église en France, mais je crois aussi ailleurs, un climat de soupçons, favorisant la délation et les propos les plus orduriers contre les prêtres. Il y a quelques suicides, beaucoup de dépressions nerveuses, souvent camouflées en « burn out ». On voit aussi apparaître de curieuses façons d’accueillir des jeunes qui veulent discerner un appel au ministère sacerdotal, par un arsenal de questions assez étranges.
Nous avions déjà une baisse des vocations avant toutes ces affaires. Je crains fort qu’elle ne s’amplifie. Nous sommes loin de montrer l’exemple auquel le texte conciliaire nous invite. Et cela n’encourage pas à remédier à une beaucoup plus vieille maladie ecclésiastique qui mériterait un livre à elle toute seule : « L’art d’être pieusement méchant en Église ». J’emploie le mot « art » à dessein. Car les chrétiens doivent s’aimer, notre texte nous le rappelle avec le mot « charité ». La haine en Église doit donc être soigneusement camouflée. Son meilleur masque est la piété, j’ajouterais même la grande piété qui seule est capable de cacher sa fausseté. Relisez le Tartuffe de Molière, tout y est !
Et sans aller jusqu’à cette haute littérature, aujourd’hui si étrangère à beaucoup d’esprits, il suffit d’écouter certaines expressions sorties du bon sens populaire dans les régions anticléricales. Je pense à cette brave paysanne qui, pour vanter la solidité de son tissu sur un marché de province, assurait qu’il était « solide comme à haine de curé ». Qui sait, si du train où vont les choses, cette expression ne se retrouvera pas un jour dans les spots publicitaires de nos médias pour remplacer « Chaussée aux moines ? ».
L’unité des chrétiens
Au §3, il est question de l’unité des chrétiens, « aujourd’hui attendue et désirée, même par un grand nombre de ceux qui ne croient pas au Christ ». En 1965 c’était absolument vrai. Ordonné pasteur le 5 mai 1968, je puis attester que, pendant au moins 10 ans, toutes les réunions œcuméniques ont eu un franc succès, au point de faire de l’orateur œcuménique un spécialiste qu’on s’arrachait en l’enfermant dans ce rôle. C’est ainsi qu’il pouvait s’éloigner petit à petit de la foi de sa communauté, oublier les sujets qui fâchent au profit de formules ambiguës, dont on se demandait si eux-mêmes en comprenaient vraiment le sens !
Taizé fut longtemps représentatif de cet œcuménisme du brouillard, comparable à un document autrement plus grave, la Concorde de Leuenberg, de 1973. Celui-ci prétendait établir un accord entre luthériens et réformés sur l’Eucharistie. Quand, en 2012, se créa l’Église protestante unie de France entre luthériens et réformés, on se montra incapable de mettre au point une liturgie eucharistique commune, c’est tout dire ! Depuis, de différents côtés, on a accusé l’œcuménisme de tous les mots. Certains catholiques ont même voulu utiliser l’encyclique Mortalium animos de Pie XI, du 6 janvier 1938.
Tout catholique aurait intérêt à relire cet excellent texte, mais en le replaçant dans son contexte, comme pour tout texte pontifical. En effet, il prend en compte ce qu’étaient les relations entre catholiques et protestants en 1938 et leurs manières de comprendre leurs dogmes respectifs. L’ensemble était bien différent de l’état d’esprit de 1962. Mais le mauvais climat qui règne dans les différentes communautés chrétiennes peut restituer l’esprit qui a nécessité la rédaction de l’encyclique de Pie XI, d’où l’intérêt de la connaître.
Le dialogue interreligieux
Les paragraphes 4 et 5 exhortent au dialogue interreligieux. Si je pense qu’il demeure d’actualité, malgré toutes les sottises qui ont été faites en son nom et qui, je le regrette, ont fini par donner raison à ses détracteurs, c’est à cause de l’ampleur que prennent les persécutions anti-chrétiennes dans le monde. Ce qui nous montre aussi son relatif échec. Je crois donc qu’avant de demander le secours du bras séculier pour défendre les chrétiens persécutés, les religieux doivent pouvoir se parler. Et les catholiques ont parfaitement le droit, et je dirai même le devoir, de prendre des initiatives puisque Vatican II, dans Dignitatis humanae a préconisé la liberté religieuse, non pas comme dogme de l’Église, mais comme principe législatif de tout État de culture catholique : on ne doit pas forcer en matière religieuse, car les choix en cette matière relèvent des consciences.
Celles-ci doivent demeurer libres en matière de choix religieux, mais il est bien clair que celui qui adhère à la foi catholique doit obéissance à l’Église, et doit soumettre sa conscience exclusivement à l’enseignement du Magistère de l’Église catholique. C’est toute la différence qu’il y a entre la liberté des consciences défendue par Pie XI et la liberté de conscience, impossible et impie dans le catholicisme.
93. Un monde à construire et à conduire à sa fin
La conclusion Gaudium et spes culmine par un rappel réitéré à l’amour entre chrétiens. Voici quelques extraits du §1 :
« Se souvenant de la parole du Seigneur : « En ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres » (Jean 13, 35), les chrétiens ne peuvent pas former de souhait plus vif que celui de rendre service aux hommes de leur temps avec une générosité, toujours plus grande et plus efficace. … (les chrétiens) ont à accomplir sur cette terre une tâche immense, dont ils devront rendre compte à celui qui jugera tous les hommes au dernier jour. Ce ne sont pas ceux qui disent « Seigneur, Seigneur » qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté du Père et qui, courageusement, agissent. Car la volonté du Père est qu’en tout homme nous reconnaissions le Christ, notre frère, et que nous aimions chacun pour de bon, en action et en parole, rendant ainsi témoignage à la vérité ».
Ni relativisme, ni syncrétisme ne résonnent dans cette exhortation finale, mais un appel à recevoir la vérité, Jésus-Christ, par le moyen de l’amour. C’est par son Vicaire sur la terre que ce texte est signé à Saint-Pierre, le 7 décembre 1965 : « Moi, Paul, évêque de l’Église catholique ». (Suivent les signatures des Pères)
Ici se termine l’exposition de la constitution pastorale Gaudium et spes du concile Vatican II, présentée pour Zenit. Nous remercions le père Viot de son riche éclairage et pour sa lecture dans une « herméneutique de la continuité ». Puisse cette méditation sur la mission de l’Église porter du fruit pour le peuple chrétien, pèlerin en ce monde pour atteindre sa céleste patrie.



