Le cardinal anglais Arthur Roche est le préfet du Dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements depuis 2021. Ce 29 juillet 2026, il a accordé au journal catholique britannique The Tablet une interview exclusive, dans laquelle il se prononce sur la question délicate de la liturgie traditionnelle.
« Non, le pape Léon XIV ne va pas changer Traditionis Custodes, et ne reviendra pas au Summorum Pontificum », a-t-il affirmé, évoquant le motu proprio du pape François de 2021 qui comporte des restrictions sur la messe traditionnelle, et le décret du pape Benoît XVI de 2007, qui autorisait les prêtres à célébrer la messe à partir du Missel de 1962.

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Il s’agit de la première déclaration publique du cardinal Roche sur la position du pape concernant cette question. Cette intervention arrive dans un contexte de vifs débats au sein de l’Église et de déchirures effectives, notamment avec l’excommunication récente de plusieurs évêques de la Fraternité Saint-Pie X, suite à des ordinations épiscopales sans mandat pontifical.
Selon le préfet du Dicastère, le sujet de la liturgie traditionnelle est « un domaine très complexe », et la messe est aussi en soi « un domaine très important car l’Eucharistie est le sacrement de l’unité : c’est le lieu où nous devrions tous pouvoir nous réunir pour célébrer la messe ».
Il rappelle que le Concile Vatican II a voulu répondre à un renouvellement missionnaire afin de permettre une participation plus consciente des fidèles, un accès plus large aux Écritures et une compréhension renouvelée du rôle du peuple de Dieu dans la célébration. Cette réforme liturgique est donc inséparable de la vocation missionnaire de l’Église.
Le cardinal Roche a également abordé d’autres questions liées à la vie de l’Église. Il a évoqué l’importance d’assister à la messe dominicale, élément essentiel de la vie catholique, a exprimé son inquiétude face aux lois sur l’avortement et l’euthanasie, revendiquant l’enseignement d’Humanae Vitae, et la nécessité de préserver la dignité de la vie humaine jusqu’à sa fin naturelle.
