Les évêques de l’Église catholique syro-malabare rencontrent le pape François © AICA

Ultimatum liturgique en Inde 

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Célébrer la messe comme convenu ou être excommunié 

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Le 4 juillet est la date limite avant l’application des sanctions canoniques

Le 17 juin 2024 – L’Église catholique indienne de rite syro-malabar, qui est plongée dans une crise prolongée concernant la manière dont elle célèbre la messe, a fixé une date limite pour résoudre le différend liturgique. Le siège principal de l’Église, situé à Cochin dans l’État du Kerala, a exigé que tous les prêtres dissidents de l’archidiocèse d’Ernakulam-Angamaly s’alignent sur la messe approuvée par le synode, dans laquelle le célébrant fait face à l’autel pendant l’eucharistie, d’ici le 4 juillet. Ceux qui ne s’y conforment pas risquent l’expulsion. 

L’archevêque majeur Raphael Thattil et Mgr Bosco Puthur, administrateur apostolique de l’archidiocèse, ont publié une lettre pastorale le 9 juin fixant cette date limite. La circulaire, qui devait être lue dans toutes les paroisses le 16 juin, invitait les séminaristes et les diacres à signer un document par lequel ils s’engageaient à suivre la messe approuvée par le synode, en les avertissant qu’ils ne seraient pas ordonnés s’ils refusaient. 

 

Résistance dans l’archidiocèse

L’archidiocèse d’Ernakulam-Angamaly, qui abrite environ 10 % des cinq millions de fidèles de l’Église syro-malabare, a résisté à la mise en œuvre de la messe approuvée, préférant que les célébrants soient face au peuple tout au long de la cérémonie. Bien que les 34 autres diocèses de l’Église, tant en Inde qu’à l’étranger, aient adopté la nouvelle pratique, la résistance de cet archidiocèse a été forte.

Riju Kanjookaran, porte-parole du Mouvement Archidiocésain pour la Transparence, qui représente les prêtres, les religieux et les laïcs protestataires, a déclaré : « Nous n’accepterons pas la messe approuvée par le synode ». M. Kanjookaran a critiqué la décision d’imposer la nouvelle messe sans consulter les prêtres et les responsables laïcs locaux, la qualifiant d’arbitraire et d’illégitime, en particulier à la lumière du synode extraordinaire convoqué pour le 14 juin afin de discuter du différend.

La circulaire publiée par la hiérarchie de l’Église avertit que la participation à des messes non approuvées par le synode à partir du 4 juillet sera considérée comme invalide et ne permettra pas d’accomplir l’obligation dominicale. En outre, les prêtres qui n’ont pas reçu de mandat de l’évêque ne pourront pas administrer de paroisses ou d’institutions ecclésiastiques. 

Malgré ces avertissements, les paroisses de l’archidiocèse ont adopté des résolutions en faveur de la messe traditionnelle et les ont présentées au synode et au Vatican. Le père Kanjookaran a indiqué qu’environ 450 des 470 prêtres de l’archidiocèse soutiennent la messe traditionnelle. En outre, une délégation de responsables laïcs a rendu visite au pape François en mai pour lui faire part de ses préoccupations.

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Rédaction

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