"L’Afrique n’est pas à la dérive" : Message de Justice et Paix

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CITE DU VATICAN, Mardi 25 mai 2004 (ZENIT.org) – « L’Afrique n’est pas à la dérive » : Message du congrès organisé par le conseil pontifical Justice et Paix, consacré au développement du continent africain, selon la synthèse de Fides, à l’occasion de la Journée internationale de l’Afrique.

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« L’Afrique n’est pas un continent à la dérive » : tel est le message lancé lors de la rencontre « Le développement économique et social de l’Afrique à l’ère de la globalisation ». Cette rencontre a été organisée par le conseil pontifical Justice et Paix, à Rome. « Cette rencontre se place en pleine syntonie spirituelle avec les préoccupations du Saint-Père qui, en de très nombreuses occasions, a adressé des appels pressants à ne pas oublier l’Afrique », a déclaré dans le discours d’ouverture le cardinal Renato Raffaele Martino, président du conseil pontifical Justice et Paix. « Notre Congrès devra être surtout un événement d’espérance, en demandant des réponses adéquates à trois questions de fonds qui pèsent comme des blocs de pierre sur le continent africain : conflits armés, maladies endémiques, pauvreté », a déclaré le Cardinal Martino.

« L’Afrique n’est pas un continent immobile, mais en chemin », a déclaré pour sa part Mgr Giovanni Lajolo, secrétaire des Rapports du Vatican avec les Etats, qui a rappelé l’attention privilégiée pour le continent africain, du pape Jean Paul II. Mgr Lajolo, a souligné le rôle du Saint-Siège pour promouvoir un système économique international qui tienne compte des exigences de l’Afrique, et il a rappelé l’engagement de l’Eglise catholique pour le développement humain et social du continent.

« L’Eglise d’Afrique est engagée à promouvoir la paix de différentes manières », a confié à l’Agence Fides le cardinal Christian Wighan Tumi, archevêque de Douala au Cameroun, qui participait à ce congrès. « Je voudrais rappeler en premier lieu la constitution de Commissions Justice et Paix dans de nombreux diocèses et paroisses d’Afrique. Ces commissions jouent un rôle important pour la promotion de la culture de la paix et de la réconciliation. En deuxième lieu, là il y a la guerre, l’Eglise travaille en personne à organiser le dialogue entre les parties en conflit. En troisième lieu, l’Eglise apporte une contribution décisive pour résoudre ces problèmes qui sont à la base des conflits : pauvreté, maladies, injustices sociales ».

Le cardinal Tumi rappelle aussi les fruits apportés par le Synode Africain de 1994 : « Lors de mes visites pastorales, j’ai constaté en personne combien les documents post-synodaux étaient répandus dans les paroisses, et étudiés avec attention, spécialement par les Laïcs ».

Un pays qui vit des moments de grande tension est la Côte-d’Ivoire. Depuis le mois de septembre 2002, le pays est divisé entre une région contrôlée par le gouvernement, et une région aux mains de rebelles. « Il faut être optimiste sur l’avenir de mon pays », faisait remarquer à l’agence Fides le cardinal Bernard Agré, archevêque d’Abidjan. Il précisait: « L’histoire nous enseigne que même lorsque se créent des situations de division au sein d’une nation, on peut surmonter la fracture produite. Ce qui me fait espérer pour l’avenir de mon pays, est la volonté des Ivoiriens de construire la paix. Nous voulons tous l’unité du pays. Les hommes politiques défendent leurs intérêts personnels, mais la population ivoirienne est engagée activement pour rapporter la paix et l’unité nationale, et relancer l’économie du pays ».

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ZENIT Staff

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