Bolivie/Evêques: Promouvoir une "société sans égoïsme"

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Ad limina des évêques boliviens

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CITE DU VATICAN, Mardi 16 avril 2002 (ZENIT.org) – Jean-Paul II demande aux Boliviens de se faire les promoteurs d´une « société sans égoïsme ».

Jean-Paul II a reçu samedi matin, 13 avril, les évêques de la Conférence épiscopale bolivienne qui viennent d´achever leur visite quinquennale « Ad limina ». Rappelons que le dimanche 21 avril sera le dimanche de prière pour les vocations.

Le pape mentionnait la difficile conjoncture que traverse le pays du fait d´une « situation sociale délicate, empreinte de conflits et de violences ». Et Jean-Paul II lançait cet appel: « Avec vous, je lance un appel à tous les croyants de Bolivie afin que, sur la base de leur foi dans le Christ, ils se fassent les promoteurs d´une société sans égoïsme, sans aucune violence ou manque de respect des droits de la personne, en particulier le droit à la vie ».

Malgré les grands espoirs constitués par l´augmentation des vocations sacerdotales et religieuses en Bolivie, le pape souligne qu´il faut insister sans cesse pour que Dieu envoie des ouvriers pour la moisson.

Le pape a en même temps rappelé l´importance de « la formation des candidats au sacerdoce et à la vie consacrée. La pénurie de ceux qui sont appelés à proclamer et témoigner de l´Evangile ne peut justifier une préparation imparfaite pour cette mission cruciale de l´Eglise. C´est pourquoi il faut leur donner une solide formation théologique et une profonde spiritualité, afin qu´ils comprennent et acceptent avec joie les exigences de leur ministère ou de leur consécration, de manière à prouver leur capacité de consumer leur vie pour le Christ ».

Jean-Paul II soulignait aussi l´importance de la « fraternité sacerdotale ». « Je vous invite donc, insistait le pape, à suivre avec attention vos séminaristes et vos prêtres, sans craindre de leur présenter et d´exiger tout ce que demande l´Eglise à ses ministres ordonnés, selon le modèle du Bon Pasteur. Je pense aussi à la nécessaire fraternité sacerdotale, dénuée de toute inimitié, de tout préjudice ou discrimination, à l´indispensable obéissance et à la communion inconditionnelle avec l´évêque, auquel il faut obéir avec joie et générosité, à une acceptation sincère et réelle du célibat, au dédain des bien matériels aussi ».

Puis Jean-Paul II a souligné « la contribution au service du Royaume de Dieu en Bolivie » des nombreuses personnes consacrées, et « le signe de vitalité » que représente l´existence de nombreux fidèles laïcs engagés ». « Leur disponibilité à assurer la catéchèse et à animer des rencontres de prière ou de lecture de la Parole de Dieu, mérite, disait le pape, les félicitations des pasteurs qui, à leur tour, doivent s´efforcer de leur donner une formation théologique, liturgique et spirituelle, adaptée aux tâches dévolues ». La vocation particulière des laïcs « revêt une importance décisive dans la société actuelle qui, en Bolivie comme ailleurs, est en rapide et profonde transformation. Cette mutation mérite le respect des principes éthiques et un éclaircissement des valeurs évangéliques afin que la réalité temporelle soit en accord avec le dessein de Dieu ».

Enfin, le pape soulignait les défis qui se présentent à l´Eglise , en particulier la prolifération des sectes: « Comme dans d´autres régions d´Amérique latine, on ressent en Bolivie une inquiétude croissante devant le prosélytisme des sectes (…). Ainsi, la fermeté de la foi et la pleine confiance dans la vérité pour conquérir les cœurs constituent d´excellents moyens d´inspirer de bonnes initiatives pastorales. L´une d´elles est précisément de proclamer sans cesse le message du Christ de façon compréhensible à tous (…) mais aussi d´en montrer la vigueur attractive ».

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ZENIT Staff

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