Une amorce de dégel avec le patriarcat de Moscou

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Déclarations du président du Conseil pour l´Unité des Chrétiens

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ROME, jeudi 24 janvier 2002 (ZENIT.org) – Dans un entretien accordé au quotidien italien Avvenire, le cardinal Walter Kasper, président du Conseil Pontifical pour l´Unité des Chrétiens, a exprimé toute sa satisfaction devant le succès de la rencontre d´Assise, qui est devenue la plus importante rencontre interreligieuse de tous les temps.

Il s´agit aussi de la rencontre panchrétienne la plus importante, une rencontre que Jean-Paul II n´avait pas réussi à organiser pendant le Jubilé de l´an 2000. A Assise, de nombreux patriarches et métropolites des Eglises orthodoxes, dont le vicaire du Patriarcat russe, qui n´avait pas jusqu´ici répondu aux invitations du pape, étaient présents, pour la première fois.

Répondant à une question sur les relations entre l´Eglise orthodoxe et l´Eglise catholique, le cardinal Kasper déclare: « Disons que le dégel est en cours, même si les problèmes demeurent: tous les chrétiens ont compris que la paix exige un témoignage d´unité. Mais il y a aussi de nombreux autres signes indiquant la volonté de la plupart des Eglises orthodoxes de poursuivre le chemin de l´oecuménisme ».

Les orthodoxes de Grèce n´ont pas répondu à l´appel de Jean-Paul II. Le cardinal Kasper explique: « L´archevêque d´Athènes, Christodoulos, nous a envoyé une lettre très chaleureuse et affectueuse expliquant les raisons qui l´empêchaient d´envoyer une délégation à Assise, mais il nous a assuré de sa proximité spirituelle ». « La visite historique de Jean-Paul II à Athènes en mai dernier a beaucoup marqué. Elle a mis fin à une certaine hostilité. Mais il est évident qu´on ne peut pas d´un coup vaincre toutes les résistances ».

Aujourd´hui à Assise, toutes les religions se sont engagées à ne jamais utiliser le nom de Dieu pour justifier la violence. « Ce geste, conclut le cardinal Kasper, a une grande signification pour l´opinion publique mondiale. Les croyants, de n´importe quelle croyance religieuse, doivent se sentir directement interpellés et même ceux qui ne croient pas doivent réfléchir au geste d´Assise. C´est un engagement solennel et formel qui s´appuie sur la prière et qui peut changer le cours des événements. Car, ne l´oublions pas, la paix commence dans le coeur de l´homme, lorsque celui-ci se laisse toucher par Dieu ».

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ZENIT Staff

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