Doctrine de la Foi: De l´interprétation correcte de la Parole de Dieu

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Assemblée plénière de la congrégation romaine

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CITE DU VATICAN, Mardi 15 janvier 2002 (ZENIT.org) – La première question qui se pose à la congrégation pour la Doctrine de la foi est la promotion de l »´interprétation correcte de la Parole de Dieu, des fondements bibliques du patrimoine de la foi », une interprétation « qui doit se faire à l´intérieur de la communauté ecclésiale et de la foi ecclésiale », explique Mgr Bertone.

La congrégation pour la Doctrine de la foi a commencé ce matin les travaux de son assemblée plénière annuelle. Radio Vatican a interrogé à ce sujet le secrétaire de la congrégation romaine, Mgr Tarcisio Bertone, Salésien de Don Bosco (SBD). L´interprétation correcte de la Parole de Dieu, des fondements bibliques du patrimoine de la foi, le rapport entre enseignement, recherche et Magistère: telles sont les thématiques principales qui occupent l´activité de la congrégation, explique-t-il.

RV. – « Quels problèmes soulève la relation entre enseignement, recherche et Magistère? »
Mgr B. – « Le premier problème est celui de l´interprétation correcte de la Parole de Dieu, des fondements bibliques du patrimoine de la foi, interprétation qui doit se faire à l´intérieur de la communauté ecclésiale et de la foi ecclésiale, et qui ne peut être séparée de la foi ecclésiale, parce que la Parole de Dieu nous a été transmise par une communauté de foi, par la communauté apostolique de l´Eglise primitive et par la communauté de l´Eglise guidée par ses pasteurs. Par conséquent le premier problème est la référence correcte à la Parole de Dieu, à l´Ecriture sainte. Le second problème est le rapport de l´enseignement et de la recherche théologique avec le magistère de l´Eglise. On a tendance à enlever, je dirais, à oblitérer le magistère de l´Eglise, qui est un élément important, un point de référence incontournable, essentiel à la recherche théologique et à l´enseignement théologique. Les deux sujets qui opèrent avec tous les agents pastoraux mais les deux sujets qui réfléchissent sur le patrimoine de la doctrine et qui communiquent, qui transmettent aux générations présentes et futures le patrimoine de la doctrine, sont les Maîtres de la foi: le pape et les évêques, le collège des évêques, en communion avec lui, et les théologiens qui aident à approfondir mais qui ne peut nier le magistère ou s´en passer ».

RV. – « Quelle sont les principales déviations constatées aujourd´hui? »
Mgr B. – « Nous avons souligné, justement au cours de l´année jubilaire, les problèmes qui naissent d´une certaine conception du pluralisme religieux en théologie, c´est-à-dire le passage de l´affirmation d´un pluralisme qui existe de facto (avec la pluralité des religions et des orientations religieuses au sein de l´humanité), à un pluralisme de iure, de principe, comme si c´était la volonté de Dieu qu´il existe différentes religions comme moyen de salut, comme don du salut, et que la « religio unica », la religion révélée, la « religio vera », révélée par Dieu lui-même par l´incarnation de son Fils, du Fils unique de Dieu, Jésus qui nous a parlé, après que Dieu avait parlé tant de fois par les Prophètes, je répète, comme si la « religio vera » n´en était qu´une parmi tant d´autres et comme si elle n´était pas « la » religion du salut. Par conséquent, nous avons réaffirmé, contre ces tendances centrifuges, les vérités fondamentales de la révélation chrétienne, que Jésus est le Sauveur unique et universel. Et puis, en rapport avec ce principe, à cette affirmation fondamentale, il y a tous les problèmes christologiques (hélas, il existe des publications et des affirmations qui réduisent la foi en Jésus Christ, vrai Dieu, Fils de Dieu, Fils de Dieu incarné, unique Sauveur, né de la Vierge Marie), avec les problèmes connexes de la mariologie, car avec la christologie, viennent aussi des réductions de la mariologie. Ensuite, il y a les problèmes de la théologie morale, que ce soit dans la conception fondamentale de la morale, ou spécifiquement de la morale chrétienne, dans le domaine de la morale sociale, de la morale sexuelle, de la bioéthique, etc. ».
Rappelons que ce dicastère a été le premier dans ce qui devait constituer l´ensemble de la curie romaine. En effet, elle a été fondée par le pape Paul III, le 21 juillet 1542, sous le nom de « Sacrée congrégation de l´Universelle inquisition », pour préserver la foi authentique des hérésies. Le pape Sixte V la réforma en réorganisant la curie, le 22 janvier 1588. Elle ne fut à nouveau réformée que par le pape saint Pie X, le 29 juin 1908 qui lui donna le nom de « Sacrée congrégation du Saint-Office ». C´est Paul VI qui lui donna son nom actuel de « Sacrée congrégation pour la Doctrine de la foi », par sa réforme du 7 décembre 1967: il en révisait les méthodes et il insistait sur le fait que « la promotion de la doctrine réussit mieux à défendre la foi ». La dernière réforme de la congrégation romaine est due à Jean-Paul II, par la constitution apostolique « Pastor Bonus » du 28 juin 1988, le pape donnait en effet à la curie romaine son visage actuel.

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ZENIT Staff

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