Téhéran en feu pendant la guerre des 12 jours, 13 - 24 juin 2025 © Wikipedia.org

Téhéran en feu pendant la guerre des 12 jours, 13 - 24 juin 2025 © Wikipedia.org

L’appel du pape pour le Moyen-Orient : « Que les armes se taisent ! » 

L’Église catholique s’inquiète devant cette cascade de violences et invite à prier pour la paix

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Le pape Léon XIV a exprimé publiquement sa grande inquiétude devant l’escalade de la violence au Moyen-Orient. Les hostilités ont été déclenchées le 28 février 2026, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes militaires contre l’Iran, provoquant une riposte iranienne et une extension du conflit jusqu’au Liban.

Le Saint-Père redoute une intensification de la guerre, qui pourrait conduire à une tragédie majeure dans cette région du monde. Il appelle les parties impliquées à cesser les combats, à choisir la voie du dialogue plutôt que la guerre. Il invite également les catholiques à prier intensément pour la paix, tout en demandant une mobilisation générale pour mettre en place une aide humanitaire.

« Nous élevons notre humble prière vers le Seigneur, afin que cesse le bruit des bombes, que les armes se taisent et qu’un espace de dialogue s’ouvre, dans lequel la voix des peuples puisse se faire entendre » a-t-il déclaré ce dimanche 8 mars 2026, après la prière de l’Angélus. « Aux épisodes de violence et de dévastation, au climat généralisé de haine et de peur, s’ajoute la crainte que le conflit ne s’étende et que d’autres pays de la région, parmi lesquels le cher Liban, ne sombrent à nouveau dans l’instabilité ».

« Un devoir humain et une responsabilité collective » 
Angelus du 8 mars 2026 : Prions pour que " la voix des peuples puisse se faire entendre" © Vatican Media

Angelus du 8 mars 2026 : Prions pour que  » la voix des peuples puisse se faire entendre » © Vatican Media

Face à l’importance des événements, l’Église catholique réagit massivement dans le monde entier et dénonce ces nouvelles attaques. Le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a rappelé ce 4 mars l’importance de cultiver la paix et la sécurité par la voix de la diplomatie : « L’histoire nous a déjà appris que seule la politique, grâce à un travail acharné de négociation et à une attention particulière à l’équilibre des intérêts, peut renforcer la confiance entre les peuples, promouvoir le développement et préserver la paix. »

« Nos peuples réclament la paix ! Cet appel devrait secouer ceux qui dirigent les nations et tous ceux qui travaillent dans le domaine des relations internationales, les incitant à redoubler d’efforts en faveur de la paix » a ajouté le secrétaire d’État.

Au Liban, où la population subit de nouveaux bombardements, les évêques et patriarches catholiques ont publié le 5 mars une déclaration commune dans laquelle ils demandent un arrêt immédiat de la spirale de violence, un retour au dialogue constructif, et appellent à la protection des populations civiles face à l’escalade du conflit.

Soulignant que la poursuite des hostilités menace « la dignité de la personne humaine », ils exhortent les autorités politiques et la communauté internationale à rechercher le bien commun et à tout faire pour empêcher l’extension du conflit : « La poursuite de cette spirale de violence menace la dignité de la personne humaine, qui est un don de Dieu, et sape les fondements de la justice et de la stabilité ».

« Face à cette douloureuse réalité, nous nous joignons à la voix de Sa Sainteté le pape Léon XIV, qui a souligné : “La violence n’est jamais le bon choix, et nous devons toujours choisir le bien”. Cet appel moral clair nous rappelle que la paix n’est pas une option secondaire ou temporaire, mais un devoir humain et une responsabilité collective. »

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Anne van Merris

Anne van Merris, journaliste française, a suivi une formation à l'Institut européen de journalisme Robert Schuman, à Bruxelles. Elle a été responsable de la communication au service de l'Église catholique et responsable commerciale dans le secteur privé. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

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