À Tibnine, une petite ville du sud-Liban récemment détruite par la guerre, un miracle eucharistique a été constaté dans l’église Saint-Georges, une paroisse gréco-catholique melkite. Le pain consacré a été retrouvé totalement intact au milieu des décombres, malgré l’absence de toute vie humaine pendant plusieurs semaines.

Les catholiques orientaux n’utilisent pas d’hostie pour l’Eucharistie, mais du pain fabriqué avec du levain © P. Marius Khairallah
Cette découverte est un signe bouleversant qui invite à la joie et à l’action de grâce. Car, si tout peut s’écrouler dans l’horreur de la guerre, le Seigneur n’abandonne jamais son peuple. Jésus-Christ est toujours présent dans l’Eucharistie : il veille, il guérit, il console et invite à l’espérance malgré les épreuves.
Après le cessez-le-le-feu du 17 avril 2026, le P. Marios Khairallah a donc pu revenir dans son église, jonchée de débris, et a retrouvé le Saint-Sacrement exactement comme il l’avait laissé. Il a également trouvé la statue de la Vierge Marie intacte au milieu des ruines, telle une « mère qui attend ses enfants ».
« Après 47 jours, il est scientifiquement impossible d’expliquer pourquoi le pain ne s’est pas avarié. Mais pour nous, cela n’a rien d’étrange, car nous croyons qu’il s’agit du Corps du Christ. C’est notre foi, et ce n’est ni nouveau ni inhabituel. Nous croyons en la présence de Dieu dans l’Eucharistie », a déclaré le prêtre suite à cette découverte.
Le P. Khairallah a également évoqué la situation des habitants. La ville de Tibnine abrite environ 55 familles gréco-catholiques qui ont fui la région, se dispersant chez des proches, dans des logements loués, des écoles, des monastères ou chez des amis. La ville manque d’eau courante, d’électricité, d’internet, et il fait encore très froid. L’aide humanitaire existe, mais demeure malheureusement encore très limitée en raison de la dangerosité des déplacements.


