© notre-dame-de-paris.culture.gouv.fr

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Que vont devenir les vitraux historiques de Notre-Dame de Paris ?

Six vitraux de Viollet-le-Duc remplacés par des vitraux contemporains

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Dans six chapelles latérales de la cathédrale Notre-Dame de Paris, six nouveaux vitraux contemporains remplaceront en décembre 2026 les vitraux actuellement en place, réalisés au 19e siècle par l’architecte et restaurateur français Eugène Viollet-le-Duc.

Les maquettes des nouveaux vitraux ont été exposées au Grand Palais en ce début d'année 2026 © instagram.com / flo_thegazeofaparisienne

Les maquettes des nouveaux vitraux ont été exposées au Grand Palais en ce début d’année 2026 © instagram.com

Classés monuments historiques au même titre que le reste de la cathédrale, les vitraux de Viollet-le-Duc ont été épargnés par le terrible incendie du 15 avril 2019. Ils avaient été créés après les dégradations de la Révolution française, tout en restant fidèles au style gothique de la cathédrale, avec des personnages religieux et des scènes de la Bible. Malgré leur restauration récente, ils seront déposés dans quelques mois et seront certainement exposés ailleurs au grand public.

Le permis d’installation des nouveaux vitraux a été annoncé en avril dernier, relançant une polémique datant de 2023. Ce projet avait été souhaité par l’archevêque de Paris, Mgr Laurent Ulrich, et le président de la République française Emmanuel Macron, afin que l’édifice puisse porter « une empreinte du 21e siècle ». 

Mais en décembre 2023, une pétition a été lancée, signée par 335 000 personnes, au motif que l’œuvre de l’architecte Viollet-le-Duc était classée et formait un tout avec les chapelles. La Commission nationale du patrimoine et de l’architecture s’est d’ailleurs opposée à deux reprises au démontage des vitraux anciens.

Réalisés par l’artiste Claire Tabouret et l’atelier du maître verrier Simon Marq, les vitraux modernes représentent des scènes liées à la Pentecôte, avec un style figuratif et contemporain, des couleurs vives comme le bleu, le rouge, le jaune ou le rose. Leur commande représente un investissement de 4 millions d’euros financés par l’État. 

 

 

 

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Anne van Merris

Anne van Merris, journaliste française, a suivi une formation à l'Institut européen de journalisme Robert Schuman, à Bruxelles. Elle a été responsable de la communication au service de l'Église catholique et responsable commerciale dans le secteur privé. Elle est mariée et mère de quatre enfants.

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