ROME, Lundi 17 août 2009 (ZENIT.org). - Les saints nous aident à approfondir la mission des prêtres dans l'Eglise et dans le monde, a souligné Benoît XVI lors de la prière de l'angélus à Castel Gandolfo, le 2 août 2009. 

Paroles de Benoît XVI avant l'angélus de midi :

    Chers frères et soeurs! 

    Je suis rentré il y a quelques jours du Val d'Aoste, et c'est à présent avec un grand plaisir que je me trouve parmi vous, chers amis de Castel Gandolfo. A l'évêque, au curé et à la communauté paroissiale, ainsi qu'aux autorités civiles et à tous les habitants de Castel Gandolfo, y compris les pèlerins et les vacanciers, je renouvelle avec affection mon salut, uni à un remerciement sincère pour votre accueil toujours si cordial. Merci également pour la proximité spirituelle que de nombreuses personnes m'ont manifestée lorsque j'ai eu le petit accident au poignet de la main droite aux Combes. 

    Chers frères et soeurs, l'Année sacerdotale que nous célébrons constitue une occasion précieuse pour approfondir la valeur de la mission des prêtres dans l'Eglise et dans le monde. Des points de réflexions utiles, à cet égard, nous viennent de la mémoire des saints que l'Eglise nous propose chaque jour. Par exemple, en ces premiers jours du mois d'août, nous en rappelons certains qui sont de véritables modèles de spiritualité et de dévouement sacerdotal. Hier, la mémoire liturgique de saint Alphonse Marie de Liguori, évêque et docteur de l'Eglise, grand maître de théologie morale et modèle de vertus chrétiennes et pastorales, toujours attentif aux nécessités religieuses de son peuple. 

Aujourd'hui, nous contemplons chez saint François d'Assise l'amour ardent pour le salut des âmes, que chaque prêtre doit constamment alimenter :  en effet, nous célébrons ce que l'on appelle le « pardon d'Assise », qu'il obtint du Pape Honorius III en 1216, après avoir eu une vision, tandis qu'il était en prière dans la petite église de la Portioncule. Jésus, lui étant apparu dans sa gloire, avec à sa droite la Vierge Marie et entouré de nombreux anges, lui demanda d'exprimer un désir, et François implora un « ample et généreux pardon » pour tous ceux qui, « repentis et confessés », auraient visité l'église. Ayant reçu l'approbation pontificale, le saint n'attendit pas un document écrit, mais courut à Assise et, arrivé à la Portioncule, annonça la belle nouvelle : « Mes frères, je veux vous envoyer tous au Paradis! ». Depuis lors, du 1er août à midi jusqu'au 2 août à minuit, on peut bénéficier, aux conditions habituelles, de l'indulgence plénière également pour les défunts, en visitant une église paroissiale ou franciscaine. 

    Que dire de saint Jean-Marie Vianney, que nous rappellerons le 4 août ? Précisément pour commémorer le 150e anniversaire de sa mort, j'ai proclamé une Année sacerdotale. De cet humble prêtre, qui constitue un modèle de vie sacerdotale non seulement pour les curés, mais pour tous les prêtres, je me propose de reparler dans la catéchèse lors de l'Audience générale de mercredi prochain. De plus, le 7 août, sera célébrée la mémoire de saint Gaetano da Thiene, qui avait l'habitude de répéter que « ce n'est pas par l'amour sentimental, mais par l'amour des faits que l'on purifie les âmes ». Et le lendemain, le 8 août, l'Eglise nous indiquera comme modèle saint Dominique, dont on a écrit qu' « il ouvrait la bouche ou pour parler avec Dieu dans la prière, ou pour parler de Dieu ». Je ne peux, enfin, oublier de rappeler également la grande figure du Pape Montini, Paul VI, dont sera célébré le 6 août le 31e anniversaire de la mort, survenue précisément, ici à Castel Gandolfo. Sa vie, si profondément sacerdotale et riche de tant d'humanité, demeure dans l'Eglise un don dont il faut remercier Dieu. Que la Vierge Marie, Mère de l'Eglise, aide les prêtres à être tous entièrement amoureux du Christ, en suivant l'exemple de ces modèles de sainteté sacerdotale. 

A l'issue de l'angélus, Benoît XVI s'est adressé aux différents groupes de pèlerins présents à Castel Gandolfo. Aux visiteurs de langue française, il a dit:  

    Je vous accueille avec joie, chers amis francophones venus à Castel Gandolfo pour vous associer à la prière mariale de l'angélus. Aujourd'hui encore le Seigneur nous accompagne sur notre route quotidienne. Il nous donne à manger la vraie manne qui vient du ciel, le vrai pain de la vie, qui redonne courage et confiance, et qui fortifie notre foi. En cette année sacerdotale, illuminée par le 150e anniversaire de la naissance au ciel du saint curé d'Ars célébré cette semaine, je vous encourage à participer avec fidélité et dévotion à l'Eucharistie dominicale et à prendre du temps pour l'adorer en vérité. Priez pour les prêtres et les séminaristes. Je demande à Dieu de vous bénir, ainsi que vos familles et vos amis. 

    Après avoir salué les visiteurs de langues anglaise, allemande, espagnole, polonaise et italienne, le pape a conclu:  

    Je souhaite à tous un bon dimanche et un mois d'août serein. 

© L'Osservatore Romano - 4 août 2009

Angélus du dimanche 26 juillet

ROME, Dimanche 26 juillet 2009 (ZENIT.org) – Nous publions ci-dessous les paroles que Benoît XVI a prononcées ce dimanche à l’Angélus, depuis le village des Combes, dans la Vallée d’Aoste, où il poursuit ses vacances.

AVANT L’ANGELUS

Chers frères et soeurs,

Bon dimanche ! Nous nous rencontrons ici aux Combes, près de l’accueillante maison que les Salésiens mettent à la disposition du pape, où se termine mon temps de repos au coeur des belles montagnes de la Vallée d’Aoste. Je remercie Dieu qui m’a accordé la joie de ces journées marquées par une vraie détente – malgré le petit accident que vous savez. Je profite de cette occasion pour remercier affectueusement ceux qui ont eu le souci de me manifester leur proximité avec une grande discrétion et un grand dévouement. Je salue le cardinal Poletti e les évêques présents, en particulier l’évêque d’Aoste, Mgr Giuseppe Anfossi, que je remercie pour les paroles qu’ils m’a adressées. Je salue cordialement le curé des Combes, les autorités civiles et militaires, les forces de l’ordre, et vous tous, chers amis, ainsi que ceux qui se sont unis à nous à travers la radio et la télévision.

Aujourd’hui, en ce splendide dimanche où le Seigneur nous montre toute la beauté de sa création, la liturgie prévoit comme Evangile, le début du chapitre six de Jean, qui contient d’abord le miracle de la multiplication des pains – quand Jésus donna à manger à des milliers de personnes avec seulement cinq pains et deux poissons -, puis l’autre prodige du Seigneur qui marche sur les eaux du lac secouées par la tempête ; et enfin le discours dans lequel Il se révèle comme « le pain de vie ». En racontant le « signe » des pains, l’évangéliste souligne que le Christ, avant de les distribuer, les bénit par une prière d’action de grâce (cf. v. 11). Le verbe est eucharistein, et renvoie directement au récit de la Dernière Cène, dans lequel, en effet, Jean ne raconte pas l’institution de l’Eucharistie, mais le lavement des pieds. On a ici comme une anticipation de l’Eucharistie à travers le grand signe du pain de vie. En cette Année sacerdotale, comment ne pas rappeler que spécialement nous les prêtres, nous pouvons nous refléter dans ce texte de Jean, en nous identifiant aux apôtres, quand ils disent : où pourrions-nous trouver du pain pour tous ces gens ? Puis, en découvrant ce jeune garçon anonyme qui possède cinq pains d’orge et deux poissons, nous nous demandons instinctivement : mais qu’est-ce que cela pour une telle foule ? En d’autres termes : que suis-je ? Comment puis-je, avec mes limites, aider Jésus dans sa mission ? La réponse est donnée par le Seigneur : c’est justement en mettant entre ses mains « très saintes » le peu qu’ils sont, que les prêtres deviennent instrument de salut pour tant de monde, pour tous !

La mémoire des saints Anne et Joachim, parents de la Vierge et donc grands-parents de Jésus, que l’on célèbre aujourd’hui, nous procure un deuxième point de réflexion. Celle-ci fait penser au thème de l’éducation, qui a une place si importante dans la pastorale de l’Eglise. Elle nous invite en particulier à prier pour les grands-parents, qui dans la famille sont les dépositaires et souvent les témoins des valeurs fondamentales de la vie. La tâche éducative des grands-parents est toujours très importante, et elle le devient encore davantage quand, pour diverses raisons, les parents ne sont pas en mesure d’assurer une présence adéquate auprès des enfants, à l’âge de la croissance. Je confie tous les grands-parents du monde à la protection de sainte Anne et saint Joachim, en leur adressant une bénédiction spéciale. Que la Vierge Marie, qui – selon une belle iconographie – apprit à lire les Saintes Ecritures sur les genoux de sa mère Anne, les aide à toujours nourrir leur foi et leur espérance aux sources de la Parole de Dieu.

APRES L’ANGELUS

A l’issue de la prière de l’Angélus, le pape a salué les fidèles en différentes langues. Voici ce qu’il a dit en français :

La prière dominicale de l’Angélus me donne la joie de saluer les francophones présents ce matin ainsi que les personnes qui nous rejoignent par la radio ou la télévision. Nous célébrons, comme chaque dimanche, les merveilles que le Seigneur a faites pour chacun de nous. C’est pourquoi je vous convie à reconnaître dans votre vie la grâce surabondante de Dieu pour tout homme. En cette période estivale, je vous invite, suivant l’exemple du Seigneur, à vous retirer à l’écart pour prier. N’oubliez pas Dieu pendant vos vacances car Lui Il reste présent à vos côtés et Il vous accompagne ! Je demande à Dieu de vous bénir, ainsi que vos familles et vos amis !

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