ROME, Lundi 6 septembre 2010 (ZENIT.org) - Le projet de loi français sur la bioéthique rate la marche du sang de cordon, déplore Pierre Le Coz, dans cette synthèse Généthique, de la fondation Jérôme Lejeune.

Le Quotidien du médecin publie la réaction de Pierre Le Coz, vice-président du Comité consultatif national d'éthique, sur le projet de loi sur la bioéthique dévoilé par Roselyne Bachelot la semaine dernière. Il estime celui-ci « bien équilibré » : « L'esprit de la loi est bien celui de l'autonomie, au sens étymologique du terme, c'est-à-dire de l'autorégulation ou de l'autolimitation. Il faut rappeler aux gens que la liberté ne se trouve pas dans l'absence de contraintes ni la subversion, mais dans le fait de se donner des limites ».

Pourtant, il regrette que le projet de loi n'ouvre pas la voie à la conservation autologue de sang de cordon. Alors que le nombre de greffes de sang placentaire crée une forte demande de conservation de sang de cordon, les banques allogéniques publiques, seules permises en France, ne contiennent que 8 500 unités pour un besoin estimé à 20 000 ou 40 000 greffons. « Je suis choqué par la situation : c'est une dégringolade pour la France alors que nous étions pionniers, en 1987, avec la première greffe mondiale de sang de cordon effectuée par le Pr Eliane Gluckman chez un enfant atteint d'un dysfonctionnement de la moelle osseuse. La médecine régénérative peut être une vraie révolution ».

Certains chercheurs, dont le Pr Gluckman, ont pris position pour la légalisation des banques privées ou mixtes (qui permettent de préserver un mode de conservation fondé sur des dons non dédiés). Pour Pierre Le Coz, « les législateurs ne peuvent-ils pas trouver un système qui puisse permettre de poursuivre la recherche sur cette potentialité thérapeutique et protéger en même temps les citoyens d'une dérive autocentrée ? Il s'agit vraiment d'un manque d'imagination ».

Source : Le Quotidien du Médecin (Stéphanie Hasendahl) 06/09/10

Le Saint-Siège se mobilise contre la lapidation de la femme condamnée en Iran

ROME, Dimanche 5 septembre 2010 (ZENIT.org) – Le Saint-Siège a condamné moralement la lapidation de l’Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée pour adultère en 2006 et dont l’exécution pourrait être imminente, et s’est mobilisé pour empêcher cette lapidation.

Sajjad Ghaderzadeh, le fils de Sakineh Mohammadi Ashtiani, a demandé au pape d’intervenir pour empêcher l’exécution.

Le P. Federico Lombardi, s.j., directeur de la salle de presse du Saint-Siège a affirmé, dans une déclaration orale aux journalistes, que « le Saint-Siège suit cette affaire avec attention et de manière active ».

« La position de l’Eglise, contraire à la peine de mort, est connue, et la lapidation en est une forme particulièrement brutale », a-t-il ajouté.

Le P. Lombardi a expliqué que lorsqu’on demande au Saint-Siège d’intervenir « sur des questions humanitaires, auprès des autorités d’autres pays, comme cela s’est produit très souvent dans le passé, il ne le fait pas publiquement mais à travers ses canaux diplomatiques ».