ROME, Mercredi 28 Octobre 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI se rendra le 2 mai prochain à Turin à l'occasion de l'exposition du Saint-Suaire. C'est ce qu'a annoncé dans une lettre, mardi 27 octobre, l'archevêque de Turin, le cardinal Severino Poletto.

L'exposition du Saint-Suaire est prévue du 10 avril au 23 mai 2010. Celui-ci a déjà exposé en 1998 et 2000.

Le cardinal Poletto a rapporté avoir été reçu en audience le 26 octobre par le pape, qui l'a assuré de sa présence, confirmant ainsi « la promesse faite aux 7000 pèlerins turinois reçus en audience spéciale le 2 juin de l'année dernière », à la fin de l'année consacrée à la « Redditio Fidei ».

Pour la première étape de sa visite, Benoît XVI se recueillera devant le Saint Suaire, dans la cathédrale de Turin. Il célèbrera ensuite l'eucharistie pour tous les pèlerins, place San Giovanni, qui sera suivie de la prière de l'Angélus.

Dans l'après-midi, le pape rencontrera les jeunes au Santo Volto (Sainte Face) et fera, durant le trajet, une brève halte au Cottolengo, pour rencontrer et bénir les résidents de la Petite Maison de la Divine Providence.

A cet endroit, a ensuite affirmé le cardinal Poletto, le pape « exprimera des encouragements et une espérance à tous ceux qui cherchent un emploi dans cette ville ».

« La journée que le Saint Père passera à Turin sera pour tous une occasion unique de le rencontrer, de prier pour lui et avec lui et d'écouter en particulier le message qu'il portera à l'Eglise de Turin et à toute la société civile de notre territoire ».

Turin, « depuis toujours considérée comme la ‘ville du travail et de l'industrie', sent plus que jamais en ce moment les conséquences d'une crise vaste et prolongée ».

Dans une interview accordée à Radio Vatican, le haut prélat a expliqué que le thème de cette exposition, « Passio Christi, Passio hominis » - visait à « souligner que la Passion du Christ, la souffrance du Christ rachète toutes les souffrances de l'humanité, même des enfants innocents, parce que le Christ est l'Innocent par excellence, le Fils de Dieu lui-même ».

« Ainsi, la vision du voile du Saint Suaire nous fait lire de manière impressionnante tous les détails de la Passion du Christ, comme ils apparaissent dans les Evangiles, correspond de manière parfaite aux descriptions des Evangiles et nous invite donc à méditer la souffrance de Jésus », a-t-il expliqué.

« Et, pour cette exposition, nous avons vraiment voulu donner un message d'espérance et de confiance à toutes les personnes qui souffrent dans leur corps, dans leur esprit, dans leurs familles, pour qu'elles regardent le Christ pour trouver l'espérance, le confort et la confiance », a-t-il continué.

Concernant la possibilité de nouveaux examens scientifiques sur le Saint Suaire, le prélat a affirmé que « dans l'immédiat », cela n'était pas au programme. Il a par ailleurs ajouté qu'il faudrait « l'accord du Saint Père pour permettre de nouvelles recherches sur le Saint Suaire ».

Le cardinal Poletto a notamment rappelé que Jean-Paul II, en 1998, avait affirmé qu'il ne revenait pas à l'Eglise « d'établir s'il est authentique ou non, parce que cela concerne l'histoire, les historiens et les scientifiques. Mais notre foi n'est pas fondée sur le Saint-Suaire, cela ne nous préoccupe donc pas ».

« Mais il est important de rappeler que le pourcentage de personnes convaincues de l'authenticité du Saint Suaire, c'est-à-dire qu'il est vraiment le suaire qui a recueilli le corps de Jésus dans le sépulcre, est beaucoup plus important que ceux qui nient son authenticité, même dans le domaine scientifique », a-t-il souligné.

« Il n'y a pas d'explications : la science n'a pas encore réussi à expliquer la formation de cette image admirable que nous avons sur le Saint Suaire », a-t-il conclu.

Marine Soreau

Le Conseil pour les communications sociales prépare un nouveau document

ROME, Mardi 27 Octobre 2009 (ZENIT.org) – A l’occasion de l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour les communications sociales, qui s’est ouverte le 26 octobre et se conclura le 29 octobre prochain, Mgr Claudio Maria Celli, président du dicastère, a annoncé la préparation d’un nouveau document pastoral sur la communication.

Dans une interview accordée à L’Osservatore Romano dans son édition du 26-27 octobre, le haut prélat a annoncé que l’« objectif » de cette assemblée plénière était « la rédaction d’un nouveau document pastoral qui, 20 ans après Aetatis novae, mette à jour les adresses pastorales d’une communication qui, entre temps, a changé non seulement de format mais aussi de nature ».

« Les membres et les consulteurs trouveront déjà l’ébauche d’un tel document : il est le fruit de l’expérience de ces dernières années au Conseil pontifical », a-t-il ajouté.

Evoquant l’organisation du dicastère, Mgr Celli a aussi affirmé que « notre regard est plus que jamais projeté vers l’avenir ». « Les frontières de la communication – si elles existent – sont toujours ouvertes et il nous revient de les parcourir sans hésitations mais en ayant toujours à l’esprit les véritables objectifs ».

« Nous sommes passionnés de communication mais de manière très spéciale : de manière intéressée, si je puis dire, puisqu’à partir d’elle, on peut toucher directement l’homme, la sphère de ses connaissances, ses modes de vie, sa culture », a-t-il expliqué.

Pour Mgr Celli, « l’époque que nous vivons, largement modelée par le développement des nouvelles technologies, est allée bien au-delà des limites des relations simples, à partir du moment où la communication a fait irruption non comme élément extérieur, mais comme fait constitutif d’une nouvelle réalité qui se configure chaque jour de manière différente : elle ‘communique’ au sens large, transformant – comme un laboratoire toujours à l’œuvre – des faits et des événements en tendances et comportements culturels ».

Le président du Conseil pontifical pour les communications sociales a aussi souhaité une « grande consultation », pour étudier « les situations et les problèmes réels que nous avons devant nous ». « Nous partons, en ce sens, avec une innovation : la plénière n’aura pas de thème spécifique et établi, et c’est justement pour cela qu’il nous a semblé nécessaire de prendre acte de la réalité et d’affronter à visage découvert les nouveaux défis ».

Parmi ces défis, Mgr Celli a évoqué « l’exigence d’un dialogue » avec « culture numérique ». « Dans ce domaine, nous sommes appelés à un devoir particulièrement important, puisqu’il s’agit non seulement d’accueillir dans un sens positif l’apport des nouvelles technologies, mais aussi de conférer à notre attitude une valeur pastorale », a-t-il poursuivi. « Si une communication correcte doit se mettre au service de l’homme, seule la dimension pastorale a la capacité de la mettre au service de l’évangélisation », a-t-il conclu.