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Maximilien Kolbe

© Wikimedia Commons

Saint Maximilien Kolbe : un modèle fascinant pour les jeunes

Ce « saint de la joie » vivait en présence de la Vierge Marie

L’Église fête aujourd’hui, 14 août, saint Maximilien Kolbe, prêtre polonais, mort le 14 août 1941 à Auschwitz pour avoir demandé d’être substitué à un père de famille condamné à mourir de faim et de soif.

Dans une interview accordée ce jour à VaticanNews, le p. Raffaele Di Muro, théologien et auteur de différents ouvrages sur Maximilien Kolbe, trace à grands traits la figure de ce franciscain conventuel, souvent nommé « l’apôtre de l’Immaculée ».

Pour Maximilien, précise-t-il, il ne s’agit pas d’une « dévotion » mariale, mais de « vivre en présence de Marie, dans une « familiarité » quotidienne avec celle qu’il appelait « ma petite maman ». Si le religieux était « amoureux de l’Immaculée », sa spiritualité était fondée sur « le mystère du Christ », comme l’a rappelé saint Jean-Paul II dans l’homélie de la canonisation, le 10 octobre 1982. Et après le Christ et Marie, son « troisième amour » était saint François.

Autre particularité, soulignée lors de sa béatification en 1971 par Paul VI qui l’avait défini comme « le Saint de la joie », avec sainte Thérèse de Lisieux, soulignant ainsi que Maximilien « aimait » et « se donnait avec joie ». Le théologien fait observer que ce « martyr de l’amour », a priori peu connu des nouvelles générations, « fascine » cependant les jeunes, qui sont frappés par cet « amour incroyable » lorsqu’ils le découvrent : « un amour qui vient de loin, du Christ, de Marie, de François et qui parvient à se frayer un chemin dans un lieu aussi terrible qu’Auschwitz ».

Enfin, note le p. Di Muro, Maximilien Kolbe a un message particulier pour notre époque où l’on construit des murs au lieu de ponts, comme le redit inlassablement le pape François. Il « nous fait comprendre qu’il est toujours possible de faire vaincre l’amour ». En l’espace de trois mois, qu’il a passés dans le camp d’Auschwitz, il est devenu « le point de référence » de ses compagnons détenus, « y compris des personnes d’autres religions », apprécié « pour ses gestes d’amour », lorsqu’il offrait son repas à ceux qui étaient davantage en difficulté, lorsqu’il donnait le sacrement de réconciliation, qu’il célébrait la messe en cachette…

Lors de son voyage en Pologne pour les JMJ, le pape François avait mis ses pas dans ceux de ses prédécesseurs en visitant le camp de concentration d’Auschwitz, le 29 juillet 2016. Il s’était rendu dans la cellule de Maximilien Kolbe, dans le tristement célèbre block 11, où il s’était longuement recueilli en silence.

 

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