Prière pour la paix au Soudan du Sud et en RD Congo le 23 novembre

Présidée par le pape en la basilique Saint-Pierre

Basilique Saint-Pierre, capture CTV

Basilique Saint-Pierre, capture CTV

Le pape François présidera une « Prière pour la paix au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo », le jeudi 23 novembre 2017, à 17h30, en la basilique Saint-Pierre, a annoncé la Préfecture de la Maison pontificale le 14 novembre.

« La célébration est ouverte à tous, sans besoin de billets », précise le communiqué publié en milieu de journée.

Un conflit fratricide

Récemment encore, en octobre dernier, le pape appelait à sensibiliser la communauté internationale sur le « drame silencieux », du Soudan du Sud. En signant la préface du livre italien « Soudan du Sud. Le chemin long et douloureux vers la paix, la justice et la dignité » (Ed. Dissensi 2017) du père Daniele Moschetti, supérieur des missionnaires comboniens du pays africain, il exhortait à trouver « une solution qui mette fin au conflit en cours ».

Le pape avait l’intention de se rendre dans le pays en 2017 mais la situation ne l’a pas permis. En revanche, pour manifester « la charité du pape et sa proximité avec la population touchée » par les conflits, l’initiative « Le pape pour le Soudan du Sud », a été lancée en juin au Vatican. Le projet comprend trois grands volets – santé, éducation, agriculture.

« Les nouvelles douloureuses qui parviennent du Soudan du Sud martyrisé suscitent une préoccupation particulière, a encore dénoncé le pape lors d’une audience générale en février 2017 : à un conflit fratricide s’ajoute une crise alimentaire grave qui condamne des millions de personnes, dont de nombreux enfants, à mourir de faim. »

Esclaves de la haine

Lors de l’angélus du 2 avril 2017, le pape François avait demandé à tous de prier pour la paix dans le Kasai (RDC) : « Des nouvelles d’affrontements armés sanglants continuent de parvenir de la région du Kasai, en République démocratique du Congo, des affrontements qui font des victimes et des déplacements de population, et qui frappent aussi des personnes et des propriétés de l’Eglise : églises, hôpitaux, écoles », a-t-il déploré.

Il a lancé cet appel à la paix et à la conversion : « J’assure cette nation de ma proximité, et j’exhorte tout le monde à prier pour la paix, afin que les cœurs des artisans de ces crimes ne restent pas esclaves de la haine et de la violence. »

Le nonce apostolique Mgr Luis Mariano Montemayor déclarait en septembre dernier que la situation humanitaire dans le Kasai, qui regroupe plus de 3 millions d’habitants, était toujours « préoccupante » : « Depuis plus d’un an, la violence qui sévit dans la région, après l’assassinat par l’armée d’un chef coutumier est devenue endémique. Plus de 3 000 personnes ont été tuées et 1,5 millions de personnes se sont déplacées. »

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