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Mgr Sánchez Sorondo

Mgr Sánchez Sorondo ZENIT - HSM

Pollution atmosphérique: le Vatican « très préoccupé »

Séminaire de l’Académie pontificales des sciences

« Santé des peuples, santé de la planète : notre responsabilité sur les changements climatiques, la pollution atmosphérique et la santé ». C’est sur ce thème que s’interrogent, les 3 et 4 novembre 2017, une quarantaine d’experts, académiciens, chercheurs, juristes et hommes politiques d’Europe, d’Amérique et d’Asie, convoqués par l’Académie pontificales des sciences au Vatican. Jusqu’ici « on a fait peu et nous sommes donc très préoccupés ! » a souligné Mgr Marcelo Sanchez Sorondo, chancelier de l’Académie, dans des propos rapportés par Radio Vatican.

« Aujourd’hui, a-t-il déclaré en ouvrant les travaux, nous vivons à une époque anthropique, parce que l’activité humaine qui a toujours eu une influence sur le climat, le détermine pour la première fois, maintenant, dans un sens négatif, à savoir qu’elle produit ce réchauffement ».

Cet événement, a expliqué Mgr Sanchez Sorondo à l’antenne de la radio, a pour objectif « d’influencer les responsables politiques… que pouvons-nous faire ? Le problème, c’est … qu’ils n’ont pas cette volonté politique bien souvent. Naturellement, dans de nombreux cas, nous savons que c’est pour les compromis, des compromis pour obtenir en définitive le profit et l’argent mais non le bien commun, le bien de la terre, notre maison commune ».

« Nous avons réuni la ‘crème’ des experts sur ce thème, a-t-il précisé, mais nous avons aussi invité des responsables politiques : il y a ici deux gouverneurs, celui de San Luis, en Argentine, et celui de la Californie, deux régions qui sont différentes, l’une se trouvant au nord et l’autre au sud, et pourtant toutes les deux sont très attentives aux nouveautés environnementales. San Luis cherche à avoir de nouvelles formes d’énergie propre. La Californie est l’État des Etats-Unis le plus conscient du problème et veut trouver des solutions. »

Pour le chancelier, « il est absolument nécessaire d’avoir une éducation mise à jour sur le plan scientifique. Par exemple, si l’on regarde les populations qui ont une meilleure éducation au niveau scientifique, comme l’Allemagne, par exemple, là-bas, on peut tomber sur un chauffeur de taxi qui est très préoccupé par le problème du climat ; en revanche, si l’on va parmi des populations chez qui il n’existe aucune information… pour eux, il s’agit seulement d’une opinion, mais ce n’est justement pas une opinion, comme l’a dit le pape dans son encyclique Laudato si’, c’est un grand problème ».

Avec une traduction d’Hélène Ginabat

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