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Père Michael Czerny SJ © jesuits.org

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ONU: le droit à rester dans son pays en paix et en sécurité, par le p. Czerny (traduction complète)

Faire de la migration «un choix, et non une nécessité» 

Le Saint-Siège souhaite que soit « garanti » à tous « le droit » de « rester dans la dignité, la paix et la sécurité, dans leurs pays d’origine ». Faire de la migration  « un choix, et non une nécessité » : c’est  « un énorme défi » lié étroitement à  « la mise en œuvre totale des Objectifs de développement durable et de l’Accord sur le climat de Paris », estime le jésuite canadien Michael Czerny, sous-secrétaire de la Section pour les migrants et les réfugiés du Dicastère pour le développement humain intégral.

C’est ce qu’il a dit à l’Événement parallèle de la Mission permanente du Saint-Siège intitulé « Garantir le droit de tous à rester dans la dignité, la paix et la sécurité, dans leur pays d’origine » qui a eu lieu au cours de la seconde session informelle sur les moteurs de la migration, le 23 mai 2017, à New York.

« La migration ne sera « ordonnée, sûre, régulière et responsable » que quand les personnes seront réellement libres de rester », a souligné le P. Czerny.

« Le droit de rester, a-t-il expliqué,  inclut l’accès au bien commun, la protection de la dignité humaine et l’accès au développement humain durable. Ce sont des droits qui devraient être effectivement garantis dans son propre pays et par son propre État. »

En analysant « les expériences directes et les causes sous-jacentes » de la migration, le Saint-Siège propose des solutions – « à long terme », « à moyen terme » et « à court terme » – afin « d’affronter ces moteurs ».

Parmi les solutions à court terme : « stopper la vente d’armes aux pays qui ont des conflits internes ou internationaux en cours »; « réduire l’exploitation sans scrupules des territoires et des ressources » et « ouvrir des canaux nouveaux et accessibles pour l’asile et la migration légale ».

Voici notre traduction complète de cette longue intervention du père Michael Czerny, en anglais.

MD

Le droit de rester, par Michael Czerny S.J. (1)

C’est un honneur de parler à cet Événement parallèle de la Mission permanente du Saint-Siège auprès des Nations Unies, avec la Commission internationale catholique de la migration (CICM), Caritas Internationalis et le Centre pour les études sur la migration de New York (CMS), au cours de la seconde session informelle à thème, traitant des moteurs de la migration. Merci pour cette occasion de partager nos vues et de développer des engagements communs.

C’est aussi un privilège de parler au nom du nouveau dicastère du Vatican pour le développement humain intégral. Ce département est consacré au développement complet de toute la personne et de chaque personne[2], « et accorde une attention particulière aux problèmes liés aux besoins de ceux qui sont forcés de fuir leur pays ou qui n’en ont pas »[3]

Enfin, je suis très heureux de parler au nom de la section pour les migrants et les réfugiés, dont la mission est d’assister l’Église, ses responsables et ses membres ainsi que de nombreuses autres parties, pour accompagner les personnes forcées à fuir dans toutes les phases de leur trajet : dans leur pays d’origine, pendant leur transit, à leur destination et enfin leur retour possible. Accompagner, enseigne le pape François, signifie accueillir, protéger, promouvoir et intégrer[4]. La mise en œuvre de ces quatre verbes contribuerait grandement à réaliser les promesses de la Déclaration de New York et l’objectif des Pactes mondiaux.

Tout le monde s’accorde sur le fait que les mouvements massifs de réfugiés et de migrants aujourd’hui sont très complexes, souvent désordonnés, imprévisibles et dangereux, ont atteint des proportions critiques, semblent devoir continuer sinon augmenter et constituent actuellement un problème ou un sujet des plus préoccupants. Ils semblent embrouiller les esprits avec des statistiques alarmantes et remplir les imaginations d’images inquiétantes.

Pour faire face aux grands bouleversements d’aujourd’hui de manière responsable, un premier pas consiste à employer les outils d’analyse adéquats plutôt que de laisser prévaloir la peur et l’intérêt personnel. En examinant de plus près, il y a beaucoup à apprécier plutôt qu’à craindre et beaucoup à faire ensemble plutôt qu’à rejeter purement et simplement. Pour des raisons très plausibles, des personnes font l’option de risquer leur vie dans un voyage dangereux espérant de meilleures conditions de vie dans le pays de destination. Le scénario total dans le monde est fait de millions de situations individuelles. Chacune représente une réalité particulière à laquelle s’appliquent les droits fondamentaux et la protection de ces droits doit toujours être une priorité. Ce défi nous invite à la fermeté d’intention et à la fidélité à nos valeurs les plus profondes. Que celles-ci soient les marques de la session à thème actuelle et, bien sûr, de tout le processus des Pactes.

Tout le monde veut que les flux de la migration soient « sûrs, ordonnés et réguliers » ; le rapport Sutherland appelle à leur « gestion » ou, mieux, à leur « gouvernance ». Mais ces valeurs peuvent facilement, même si c’est inconsciemment, se réduire à un contrôle, un contrôle national. Le contrôle, en tant que dimension légitime, ne peut pas être exercé en négligeant d’autres facteurs essentiels, dont un grand nombre sont incarnés dans le droit à rester. La sécurité humaine a la préséance sur la sécurité nationale.

La session informelle à thème actuelle, la seconde, cherche avec sagesse à s’occuper des « moteurs qui créent ou exacerbent les déplacements massifs ». Elle tire son orientation du paragraphe 43 de la Déclaration de New York qui dit ceci :

« Nous analyserons les facteurs qui conduisent, ou contribuent, notamment dans les pays d’origine, aux déplacements massifs et nous y apporterons des réponses. Nous coopérerons pour créer des conditions qui permettent aux communautés et aux individus de vivre en paix et dans la prospérité dans leur patrie. La migration devrait être un choix, pas une nécessité. Nous prendrons des mesures, entre autres, pour mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030, dont les objectifs incluent l’élimination de la pauvreté extrême et des inégalités, la revitalisation du partenariat mondial pour le développement durable, la promotion de l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives, reposant sur le droit international des droits de l’homme et sur l’état de droit, la création de conditions propices à la croissance économique et à l’emploi sur une base équilibrée, durable et inclusive, la lutte contre la dégradation de l’environnement et la mise en œuvre de mesures efficaces face aux catastrophes naturelles et aux effets néfastes des changements climatiques.»[5]

La migration ne sera « ordonnée, sûre, régulière et responsable » (paragraphe 16) que quand les personnes seront réellement libres de rester. Faire de la migration d’aujourd’hui un choix, et non une nécessité, est un énorme défi. Il semblerait que cela dépende, entre autres, de rien de moins que la mise en œuvre totale des Objectifs de développement durable et de l’Accord sur le climat de Paris. Motiver et orienter un si énorme effort de coordination au niveau mondial nécessitera surement une boussole fiable, un sens partagé de la direction. C’est ce que la délégation du Saint-Siège et les autres organismes de parrainage souhaitent offrir sous le titre apparemment simple : « Garantir le droit de tous de rester dans la dignité, la paix et la sécurité, dans leurs pays d’origine ».

L’élaboration et la promotion du droit à rester sont profondément enracinées dans la foi de l’Église et dans son enseignement social. Au lieu de mettre l’accent sur le contrôle, la promotion du droit de rester est une manière plus profonde et plus pratique de s’attaquer aux causes profondes. C’est notre conviction : afin de prévenir la migration forcée, involontaire et désordonnée, qui se traduit inévitablement dans une migration ingérable ou ingouvernable, il est nécessaire de réaffirmer le droit de rester dans sa patrie et à y vivre dans la dignité, la paix et la sécurité. Le droit de rester inclut l’accès au bien commun, la protection de la dignité humaine et l’accès au développement humain durable. Ce sont des droits qui devraient être effectivement garantis dans son propre pays et par son propre État. Une fois ceux-ci assurés, la migration peut alors découler d’un libre choix.[6]

D’où le thème de cet événement parallèle : le droit de rester est la base ou condition indispensable pour le choix libre de migrer. Le droit de rester est antérieur, plus profond et plus large que le droit de migrer. Le droit à rester répond vraiment à ces moteurs de la migration qui obligent les gens à abandonner leur maison et leur pays et qui contribuent aux flux de migration désordonnés, imprévisibles et dangereux.

Moteurs de la migration

Alors, quelles sont les forces qui contraignent à l’émigration ? Qu’est-ce qui convainc les personnes qu’il est nécessaire et urgent de fuir ? Les moteurs de la migration forcée sont des maux qui obligent les personnes à fuir parce que leur vie et/ou l’avenir de leurs enfants courent un risque sérieux. Les conditions ont empiré depuis longtemps et deviennent maintenant impossibles, ne laissant absolument aucune raison de projeter un meilleur avenir.

Par conséquent, assurer aux migrants forcés un voyage sûr et ordonné, et une intégration à l’arrivée est bien. Mais il est encore meilleur et plus fondamental de les aider à rester chez eux là où, bien sûr, la grande majorité veut rester. Alors, quel est le moteur de la migration involontaire ?

– Les moteurs empiriques

Regardons d’abord les moteurs tels que les gens en font réellement l’expérience. Décider de quitter son lieu est une décision très dure. Celle-ci peut être déclenchée par quelque chose d’imprévisible comme une catastrophe naturelle (tremblement de terre, tornade, etc.) ; la destruction, le danger continuel et les souffrances qui en résultent poussent les personnes à abandonner leur lieu.

Dans d’autres cas, les conditions de vie deviennent progressivement plus difficiles et dangereuses, en raison du manque de travail, d’organisations criminelles, de la corruption[7], etc. De telles causes sont souvent multidimensionnelles. Par exemple, les pays qui sont trop pauvres pour offrir un travail stable sont aussi vulnérables aux troubles du changement climatique. Les guerres et les conflits, la persécution et les régimes dictatoriaux sont des moteurs liés entre eux susceptibles d’exacerber des conditions de vie déjà précaires.

En fait, la majorité des migrants forcés évite d’aller trop loin. Ils choisissent un lieu de refuge relativement familier (climat, langue, culture, etc.) et ils s’attendent catégoriquement à rentrer chez eux dès que les conditions le permettront.

La pauvreté extrême et une vie inhumaine sans accès à l’eau, à la nourriture et à l’hygiène, aux soins de santé et à d’autres infrastructures nécessaires, sont des expériences qui poussent à partir. De telles situations, reconnaissons-nous spontanément, ne conviennent pas à la vie humaine. De plus, le développement personnel et familial semble totalement hors de portée. Les enfants migrants non accompagnés fuient souvent la violence et l’insécurité et leur fuite exprime de façon dramatique l’absence totale de protection, d’éducation et donc aussi d’un avenir.

Les expériences qui poussent les personnes à fuir incluent donc les conflits et les guerres, les persécutions, les dictatures, les famines, les phénomènes météorologiques destructeurs et les catastrophes naturelles… Si l’on soumet ces moteurs pragmatiques à l’analyse, les sciences sociales découvrent les causes systémiques, ou moteurs, sous-jacentes aux souffrances et à l’insécurité des personnes.

– Causes systémiques ou sous-jacentes

Parmi les causes systémiques et probablement en tête de liste, se trouvent les inégalités ou les asymétries économiques qui s’aggravent dans le monde. Les pays développés bénéficient d’immenses entreprises multinationales et corporations financières qui exercent une influence décisive dans leur propre intérêt. Comme la richesse et le pouvoir décisionnel sont concentrés ailleurs, ceux qu’on appelle les pays en développement souffrent de conditions de production et de commerce si défavorables qu’elles sont loin de bénéficier à leurs travailleurs et à leurs familles.

Avec sa clarté critique habituelle, le pape François explique ceci : « ‘Nous avons donc besoin de trouver des moyens pour que tous bénéficient des fruits de la terre, non seulement pour éviter le fossé qui s’élargit entre ceux qui ont plus et ceux qui doivent se contenter des miettes, mais surtout parce que c’est une question de justice, d’égalité et de respect pour tous les êtres humains’. Un groupe d’individus ne peut contrôler la moitié des ressources du monde. Nous ne pouvons pas permettre que des personnes et des peuples entiers n’aient que le droit de ramasser les miettes qui tombent. »[8]

« Faire justice signifie également réconcilier l’histoire avec le présent mondialisé, sans perpétuer les logiques d’exploitation de personnes et de territoires, qui répondent à l’usage le plus cynique du marché, pour augmenter le bien-être d’un petit nombre. Comme l’a affirmé le Pape Benoît, le processus de décolonisation a été retardé ‘aussi bien à cause de nouvelles formes de colonialisme et de dépendance à l’égard d’anciens comme de nouveaux pays dominants, qu’en raison de graves irresponsabilités internes aux pays devenus indépendants’. Il faut remédier à tout cela ».[9]

Les causes sous-jacentes ou moteurs systémiques incluent donc des asymétries économiques mondiales, des processus échoués de décolonisation, une dépendance économique et donc politique, la corruption et une gouvernance pauvre, la domination par des multinationales, la privation ou le mauvais développement des ressources, le changement climatique…

En gardant à l’esprit ces deux niveaux – les expériences directes et les causes sous-jacentes, considérons la manière d’affronter ces moteurs qui, s’ils ne sont pas affrontés, forceront inévitablement les gens à quitter leur foyer.

À long terme :

  1. a) Développement durable et inclusif : L’extrême pauvreté cause l’absence, non seulement de l’essentiel mais aussi de toute perspective d’amélioration. Une telle pauvreté ne peut être affrontée qu’en promouvant le développement durable et inclusif dans les pays d’origine, selon le principe de subsidiarité. Soutenir, selon les mots du pape François, « des processus de développement et des chemins de paix dans les pays que fuient ces frères et sœurs ou qu’ils ont laissés derrière eux en quête d’un avenir meilleur »[10]
  2. b) L’aide au développement doit rejoindre et inclure le pauvre. « Ce sont des millions d’enfants de l’Église qui vivent aujourd’hui dans la diaspora ou en transit, se déplaçant vers le Nord à la recherche de nouvelles opportunités. Beaucoup d’entre eux laissent derrière eux leurs propres racines pour aller à l’aventure, même dans la clandestinité qui implique tout genre de risques, en quête du ‘‘feu vert’’ qu’ils considèrent comme leur espérance. Tant de familles sont divisées ; et l’intégration dans la supposée ‘‘terre promise’’ n’est pas toujours aussi facile qu’on le croit. »[11]
  3. c) Réduire l’intérêt personnel dans l’allocation et la délivrance de l’aide internationale : Un immense deuxième moteur est l’abus/l’usage de l’aide d’outre-mer pour favoriser les intérêts et les avantages des pays donateurs. Les programmes de coopération internationale doivent être libres des intérêts personnels des donateurs. Un moyen efficace de faire ceci consiste à impliquer les communautés locales pauvres en tant que protagonistes actifs et à  promouvoir leurs intérêts – en d’autres termes, impliquer les gens avant qu’ils ne soient forcés d’envisager de devenir des migrants !

À moyen terme :

  1. a) Promouvoir des processus régionaux comme la libre circulation des travailleurs et établir des chartes régionales des droits pour les migrants et les réfugiés : « Collaborez pour créer des sources de travail digne, stables et abondantes, tant dans les lieux d’origine que dans les lieux d’arrivée et, dans ces derniers, tant pour la population locale que pour les immigrants. Il faut faire en sorte que l’immigration continue d’être un important facteur de développement. »[12]
  2. b) Renforcer le processus de démocratisation : « Il n’est pas nécessaire que l’État ait partout les mêmes caractéristiques: le soutien aux systèmes constitutionnels faibles en vue de leur renforcement peut très bien s’accompagner du développement d’autres sujets politiques, de nature culturelle, sociale, territoriale ou religieuse, à côté de l’État. L’articulation de l’autorité politique au niveau local, national et international est, entre autres, une des voies maîtresses pour parvenir à orienter la mondialisation économique. C’est aussi le moyen pour éviter qu’elle ne mine dans les faits les fondements de la démocratie. »[13]
  3. c) Promouvoir des accords bilatéraux et multilatéraux sur la migration et l’asile : « Une action plus incisive et efficace est nécessaire, qui s’appuie sur un réseau universel de collaboration, fondé sur la défense de la dignité et de la centralité de chaque personne humaine. De cette manière, la lutte contre le honteux et criminel trafic d’êtres humains, contre la violation des droits fondamentaux, contre toutes les formes de violence, d’oppression et d’esclavage sera plus incisive. »[14]

À court terme :

  1. a) Stopper la vente d’armes aux pays qui ont des conflits internes ou internationaux en cours (ou potentiels). « Aujourd’hui encore, les victimes sont nombreuses… Comment cela est-il possible ? C’est possible parce que, aujourd’hui encore, dans les coulisses, il y a des intérêts, des plans géopolitiques, l’avidité de l’argent et du pouvoir, il y a l’industrie des armes, qui semble être tellement importante ! »[15]
  2. b) Réduire l’exploitation sans scrupules des territoires et des ressources : « La première tâche est de mettre l’économie au service des peuples : les êtres humains et la nature ne doivent pas être au service de l’argent. Disons NON à une économie d’exclusion et d’injustice où l’argent règne au lieu de servir. Cette économie tue. Cette économie exclut. Cette économie détruit la Mère Terre. »[16]
  3. c) Ouvrir des canaux nouveaux et accessibles pour l’asile et la migration légale : « En ce qui concerne les migrants, je voudrais inviter à repenser les législations sur les migrations, afin qu’elles soient animées par la volonté de l’accueil, dans le respect des devoirs et des responsabilités réciproques, et puissent faciliter l’intégration des migrants. Dans cette perspective, une attention spéciale devrait être portée aux conditions de séjour des migrants, se rappelant que la clandestinité risque de les entraîner vers la criminalité. »[17]

Conclusion

En conclusion, nous demandons : Comment rendre les flux de la migration contrôlables, gérables et gouvernables s’ils sont mus par l’iniquité et l’injustice ? Après avoir considéré les moteurs expérientiels et systémiques, nous voyons que les flots de la migration désordonnée, imprévisible et dangereuse sont un baromètre fiable de l’injustice. En effet, ils sont liés de manière inversement proportionnelle : quand la justice et l’égalité diminuent, la migration forcée ou « induite » augmente.

En réponse, nous avons considéré le droit de rester. La manière la plus honnête, complète et efficace d’affronter les moteurs de la migration forcée consiste à assurer le droit de tous de rester dans la dignité, la paix et la sécurité dans leurs pays d’origine.

Le pape François résume notre sujet de manière catégorique : « La promotion humaine des migrants et de leurs familles commence par les communautés d’origine, là où doit être garanti, avec le droit de pouvoir émigrer, également le droit de ne pas devoir émigrer, c’est-à-dire le droit de trouver dans sa patrie des conditions qui permettent une réalisation digne de l’existence. A cette fin, il faut encourager les efforts qui conduisent à la mise en œuvre de programmes de coopération internationale, détachés de tout intérêt partisan, et de développement transnational dans lesquels les migrants sont impliqués comme protagonistes. »[18]

© Traduction de Zenit, Constance Roques

NOTES

[1] Sous-secrétaire, Section des migrants et des réfugiés, Dicastère pour la promotion du développement humain intégral.

[2] « Pour être authentique, le développement doit être complet : intégral, c’est-à-dire qu’il doit promouvoir le bien de chaque homme et de tout l’homme », pape Paul VI, Populorum progressio, par. 14.

[3] Pape François, Statuts du dicastère pour la promotion du développement humain intégral, 17.08.2016.

[4] Cf. Pape François, Discours au Forum international sur « Migration et paix », 21.02.2017. Il a dit aux évêques mexicains : « Mes frères, puissent vos cœurs être capables de suivre ces hommes et ces femmes et les atteindre au-delà des frontières » (13.02.2016).

[5] Déclaration de New York,

[6] Par exemple, …

[7] Pape François, « La corruption est le pire des maux sociaux », 17.11.2016.

[8] Pape François, Discours au Forum international sur « Migration et paix », 21.02.2017, citant le Message de la Journée mondiale pour la paix, 8.12.2013.

[9] Pape François, Discours au Forum international sur « Migration et paix », 21.02.2017, citant Benoît XVI, Caritas in Veritate, par. 33.

[10] Pape François, Discours à  Caritas Internationalis, 1711.2016.

[11] Pape François, Discours aux évêques du Mexique dans la cathédrale métropolitaine de l’Assumption, Mexico, 13.2.2016.

[12] Pape François, Discours à l’UNIAPAC, 17.11.2016.

[13] Benoît XVI, Caritas in veritate, 41.

[14] Pape François, Message pour la 101ème Journée mondiale des migrants et des réfugiés (2015), L’Église sans frontières, mère de tous.

[15] Pape François, Homélie, 13.09.1014.

[16] Pape François, Discours aux Mouvements populaires, Santa Cruz, Bolivie, 9.07.2015.

[17] Pape François, Message pour la Journée mondiale de la paix 2016, 8.12.2015.

[18] Pape François, Discours au Forum international sur « Migration et paix », 21.02.2017, avec référence à Benoît XVI, Message pour la Journée mondiale des migrants et des réfugiés, 12.10.2012.

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