L’Osservatore Romano s’élève contre les « océans de plastique »

Etude sur la pollution des particules toxiques microplastiques

Pollution plastique dans les mers © Wikimedia commons / Hajj0

Pollution plastique dans les mers © Wikimedia commons / Hajj0

« Des océans de plastique », c’est le titre de protestation publié en Une de L’Osservatore Romano en italien daté du 14 février 2018. Il dénonce la pollution des particules toxiques microplastiques qui ont été relevées « en pourcentage préoccupant », y compris « dans des zones marines très loin des implantations humaines ».

« Pas un coin d’océan n’est protégé du plastique », déplore le quotidien du Vatican en citant « la conclusion déprimante » de l’étude effectuée par le centre Geomar Helmholtz pour les recherches océaniques de Kiel (Allemagne), qui a analysé des échantillons prélevés par un vaisseau océanographique autour du monde.

Dans des échantillons prélevés dans l’Océan indien méridional, 45,5 degrés au sud (une zone où aucun relevé d’échantillon n’avait jamais été effectué), on a trouvé 42 microparticules par mètre cube : « un pourcentage considéré comme élevé, tenant compte de l’éloignement de ces parties de mer par rapport aux côtes habitées », note L’Osservatore Romano.

Selon l’étude, les zones les plus polluées restent celles qui sont situées autour des côtes de l’Europe du nord et de la Méditerranée, avec des valeurs allant de 180 à 307 microparticules par mètre cube. Et « le microplastique dans la Mer Méditerranée, qui est une mer fermée et avec une forte densité de population, est à un niveau alarmant ».

L’impact sur la santé des animaux

Le quotidien du Vatican s’inquiète de l’impact des microplastiques – particules de moins de cinq millimètres dérivées de la dégradation de déchets en plastique – sur la santé des grands animaux marins comme la baleine ou le requin.

D’après un groupe de chercheurs de l’Université de Sienne et de la fondation Marine Megafauna, de l’Université Murdoch, en Australie, il s’agit d’un « problème de portée mondiale ». Qui plus est, « même dans les océans considérés comme les plus propres, la faune marine subit les dommages de la pollution par le plastique ».

On enregistre aussi dans le plancton et dans les organismes plantophages (comme les baleines et les requins filtreurs) un haut niveau de phthalates, composés additifs du plastique, nocifs pour la santé des mammifères et classifiés comme « destructeurs endocriniens ». Ces substances peuvent interférer avec les hormones et donc avec la croissance, le développement, le métabolisme et les fonctions reproductives.

Etape suivante ? conclut L’Osservatore Romano : la chaîne alimentaire. « Il faut comprendre en définitive quels sont les effets sur les poissons dont nous nous nourrissons. »

Avec une traduction d’Hélène Ginabat

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