Hommage du pape à saint Pierre Claver, « rempli de charité jusqu’à l’héroïsme »

Il se recueille devant ses reliques à Cartagena

Eglise Saint-Pierre Claver, Cartagena, Colombie, capture CTV

Eglise Saint-Pierre Claver, Cartagena, Colombie, capture CTV

Pour le cinquième et dernier jour de son voyage apostolique en Colombie, le pape s’est rendu à Cartagena, au nord du pays, sur la mer des Caraïbes, sur les pas du missionnaire jésuite saint Pierre Claver (1580-1654). Un saint « rempli de charité jusqu’à l’héroïsme », a-t-il souligné.

En arrivant dans la ville, accueilli par une foule en liesse tout au long du passage de la papamobile, le pape a d’abord béni les premières pierres de structures dédiées aux sans-abris et aux victimes de la traite, puis s’est rendu à la maison d’une femme de 77 ans, Lorenza María Pérez Barrios, qui offre des repas à des enfants défavorisés depuis 16 ans, puis il a célébré l’angélus dominical devant l’église Saint-Pierre Claver. Il s’est blessé à l’arcade sourcilière et à la pommette gauche en se cognant dans la papamobile entre le centre Talitha Kum et la maison de Lorenza Pérez, dans le quartier San Francisco.

Introduisant la prière mariale, le pape a rappelé que saint Pierre Claver s’était désigné lui-même comme l’ « esclave des noirs pour toujours » : « Il attendait les navires qui arrivaient de l’Afrique au principal marché d’esclaves du Nouveau Monde. Bien des fois, il les attendait uniquement avec des gestes évangélisateurs, en raison de l’impossibilité de communiquer avec eux, à cause de la différence de langues. »

« Saint Pierre Claver a témoigné admirablement de la responsabilité et de l’intérêt que chacun d’entre nous doit avoir pour ses frères », a poursuivi le pape. « Austère et rempli de charité jusqu’à l’héroïsme », il « savait que le langage de la charité et de la miséricorde était compris par tous… Quand il éprouvait de la répugnance envers eux, il baisait leurs plaies ».

Et « après avoir soulagé la solitude de centaines de milliers de personnes, il a passé les quatre dernières années de sa vie, malade et dans sa cellule, dans un état épouvantable d’abandon ». Il a aussi « dû affronter de dures critiques ainsi qu’une opposition persistante de la part de ceux qui craignaient que son ministère n’entrave le commerce lucratif d’esclaves ».

Dans l’église dédiée à « l’apôtre des esclaves noirs », le pape s’est ensuite recueilli en silence devant les reliques du jésuite, entouré de quelque 300 représentants de la communauté afro-américaine. Le pape a offert au sanctuaire une croix en fer et en cristal réalisée en 2017 par deux artistes pour représenter l’humilité de la pauvreté et la clarté de la foi.

Après avoir visité le sanctuaire de saint Pierre Claver dans le couvent des jésuites – où il a rencontré une soixantaine de jésuites pendant trente minutes, en répondant à leurs questions – le pape a rejoint le Monastère Saint-Dominique pour le déjeuner. À 16h30 (23h30 à Rome), il doit célébrer sa dernière messe en Colombie, dans la zone portuaire Contecar, avant de repartir pour Rome.

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