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Femmes, Eglise, monde, janvier 2018

Femmes, Eglise, monde, janvier 2018

« Femmes Eglise Monde » : nouveau Comité de direction pour le mensuel de L’Osservatore Romano

Les publications se poursuivent

« Femmes Eglise Monde » (Donne Chiesa Mondo), le mensuel de L’Osservatore Romano, poursuivra ses publications habituelles au mois de mai, informe le quotidien du Vatican ce 30 avril 2019 dans un communiqué. Un nouveau Comité de direction a été établi, après le départ d’une des initiatrices du mensuel, Lucetta Scaraffia.

Ce nouveau comité, coordonné par la journaliste Rita Pinci – ancienne vice-directrice du quotidien italien Il Messaggero – compte une dizaine de membres : la chercheuse britannique Francesca Bugliani Knox, experte en littérature et avocate pour les causes matrimoniales au tribunal ecclésiastique de Londres ; la poétesse italienne Elena Buia Rutt ; l’Allemande Yvonne Dohna Schlobitten, professeur d’esthétisme, de philosophie et d’histoire de l’art chrétien ; l’Italienne Chiara Giaccardi, professeur de sociologie à Milan ; l’experte en théologie de l’islam et théologie chrétienne Shahrzad Houshmand Zadeh, co-présidente de « Religions pour la paix » ; l’écrivaine et historienne juive américaine Amy-Jill Levine ; l’Espagnole Marta Rodríguez Díaz, directrice de l’Institut d’études supérieures sur la femme de l’Athénée pontifical Regina Apostolorum ; l’Italienne Giorgia Salatiello, professeur de philosophie ; et la romancière italienne Carola Susani.

La rédaction comprend aussi quatre femmes chroniqueuses à L’Osservatore Romano : trois journalistes, Giulia Galeotti, Silvia Guidi et Silvina Pérez ; et l’archiviste et bibliothécaire Valeria Pendenza.

Dans une déclaration publiée le même jour, la nouvelle directrice Rita Pinci affirme qu’Andrea Monda a assuré une « totale liberté » au Comité de direction. Et de confier : « Je suis Donne Chiesa Mondo depuis ses débuts et j’estime que l’Eglise a besoin du regard et de la voix des femmes, qui représentent plus de la moitié des fidèles. Je ne suis pas une théologienne, une historienne de l’Eglise, une experte des questions vaticanes. Je suis une journaliste, je suis une personne croyante. »

Elle se réjouit de sa nouvelle charge qu’elle voit comme « une grande opportunité humaine » et souhaite que le travail du comité se réalise « de façon collégiale et dans un esprit de partage des divers talents et compétences des femmes qui y participent ».

Dans le numéro d’avril, l’historienne italienne Lucetta Scaraffia annonçait que le travail de son équipe était « conclu » car « les conditions pour poursuivre notre collaboration avec L’Osservatore Romano ne sont plus réunies ». « Le mensuel, rappelait-elle, est né d’une initiative féminine autonome, réalisé par un groupe de femmes qui s’étaient associées au cours des ans, et il avait été approuvé et soutenu par deux papes, Benoît XVI et François. Il s’agissait pour le Vatican d’une expérience nouvelle par son autonomie, récompensée par l’attention et l’intérêt dont le mensuel, publié en espagnol par Vida Nueva, en français par La Vie et en anglais, diffusé en ligne, jouit dans les médias du monde entier. »

Comme dans sa lettre de démission adressée au pape François et publiée le 26 mars, la directrice diagnostiquait « un retour à la sélection des femmes à partir d’en haut, au choix de collaboratrices qui garantissent l’obéissance et on renonce à toute possibilité d’ouvrir un vrai dialogue, libre et courageux, entre des femmes qui aiment l’Église dans la liberté et des hommes qui en font partie « . Elle déplorait aussi du « cléricalisme ».

En somme, Lucetta Scaraffia et le nouveau directeur du quotidien du Vatican, Andrea Monda, successeur de Gianni Maria Vian, n’étaient pas arrivés à trouver un terrain d’entente.

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