Égypte: les attentats n’empêcheront pas «la mission de paix du pape», déclare Mgr Becciu

«Le pape invite à regarder l’avenir avec espérance»

Mgr Angelo Becciu, capture Tv2000

Mgr Angelo Becciu, capture Tv2000

Les attaques terroristes en Égypte n’empêcheront pas « la mission de paix du pape », a déclaré dans une interview au quotidien italien Corriere della Sera, ce 10 avril 2017, Mgr Giovanni Angelo Becciu, substitut de la Secrétairerie d’État. Il explique pourquoi le pape a dénoncé le trafic d’armes à l’angélus, le 9 avril, en présence de quelque 50 000 personnes, place Saint-Pierre.

« Sans cacher la réalité, parfois très décourageante, le pape invite à regarder l’avenir avec espérance, a-t-il affirmé notamment. Et comme toujours, il veut donner l’exemple. »

Les attentats survenus à Tanta et à Alexandrie le Dimanche des Rameaux provoquent « de la confusion et une grande souffrance », a souligné Mgr Becciu, mais ne peuvent pas changer la décision du pape de se rendre en Égypte les 28 et 29 avril 2017.

« Il est évident, malheureusement, » a constaté Mgr Becciu, que ces attaques sont « une attaque contre le dialogue, la paix » et « un message indirect, à ceux qui gouvernent le pays, contre la minorité chrétienne qui en quelque sorte, ces derniers temps, a trouvé plus de liberté. »

Interrogé sur le trafic des armes, Mgr Becciu a déclaré que « ceux qui font du trafic d’armes ont intérêt à provoquer des situations de tension et de guerre parce que ces armes se vendent toujours… pour faire de l’argent » et  que « le pape sait ce qui se passe, ce qu’est la réalité, c’est un lobby qui est en jeu ».

En ce qui concerne les questions de la sécurité lors du voyage, Mgr Becciu a dit : « Nous sommes tranquilles » et « assurés que tout se passera pour le mieux ». Il a rappelé le voyage du pape en Centrafrique où les peurs d’attaques terroristes étaient fortes « à  cause de la situation locale », mais « tout s’est bien passé ».

Le substitut du Secrétariat d’État a réaffirmé la position du pape par rapport à l’islam en précisant que « dès le début de l’apparition de Daesch, le pape avait voulu distinguer les actes de terrorisme commis par des fanatiques exaltés et la religion elle-même. Il a toujours refusé d’identifier l’islam avec le terrorisme… Cela lui a valu la reconnaissance des musulmans, pour l’honnêteté de ses positions. De nombreuses autorités musulmanes ont rencontré le pontife pour le remercier et plusieurs autres lui ont transmis par écrit leur admiration pour son autorité morale ».

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