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Restauration écologique dans les Jardins du Vatican © Musées du Vatican

Restauration écologique dans les Jardins du Vatican © Musées du Vatican

Des huiles essentielles pour restaurer des œuvres d’art des Jardins du Vatican

Des produits à faible impact environnemental

Les Musées du Vatican invitent à une journée d’étude sur l’utilisation des huiles essentielles dans la restauration des œuvres d’art des Jardins du Vatican, le mardi 3 octobre 2017, à 9h, à la Salle de conférence des Musées du Vatican, annonce un communiqué des Musées.

La journée sera introduite par Barbara Jatta, directrice des Musées du Vatican, et Don Raphael Garcia de la Serrana Villalobos, directeur des services techniques.

Les résultats de la recherche scientifique et de l’expérience sur le traitement biocide à base d’huiles essentielles et de leur application seront présentés. Il s’agit d’un travail conjoint effectué pendant des années par le département de l’art des XVIIe-XVIIIe siècles, le laboratoire de diagnostic pour la conservation et la restauration du marbre et des moulages des Musées du Vatican et le département des services techniques. Ces résultats seront comparés à des expériences scientifiques similaires présentées par d’autres institutions.

Lors de la journée d’étude, les neuf rapports seront présentés dont « Un aperçu des activités biologiques des huiles essentielles et des risques associés à leur utilisation » de M. Valussi, de l’Université de Padoue; « Une lutte biologique contre les problèmes des plantes dans les Jardins du Vatican » de V. Soldno, de la direction des services techniques des Jardins du Vatican; « Expérimentations in vitro et in situ des formulations d’huile essentielle » des quatre chercheurs des Musées du Vatican.

La table ronde de tous les participants clôtura la journée d’étude.

Les Jardins du Vatican conservent, sur leurs 22 hectares, de nombreuses oeuvres d’art dont la majorité est en pierre, indiquent les Musées du Vatican : ils sont soumis à de nombreux problèmes de conservation.

Depuis fin de 2014, la restauration d’environ 570 œuvres est en cours. Le but de ce grand projet « est non seulement de restaurer, mais aussi, et surtout, de préserver et maintenir au fil du temps  les œuvres qui « vivent » dans la nature ».

Le travail réalisé par 10 restaurateurs vise « à restaurer avec des techniques innovantes et des travaux éco-durables » ainsi qu’avec « toutes les méthodologies disponibles qui s’inspirent du principe d’intervention minimale, de compatibilité et de réversibilité ».

En particulier, les produits toxiques et envahissants (comme, par exemple, un silicate d’éthyle) sont remplacés par les produits à impact environnemental très faible. Entre autres, les substances filmogènes et le laser sont utilisés pour le nettoyage sélectif.

About Marina Droujinina

Journalisme (Moscou & Bruxelles). Théologie (Bruxelles, IET).

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