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Décès du prof. Rémond: « Emotion, respect et reconnaissance » du card. Ricard

« Un grand chrétien et un véritable humaniste »

ROME, Dimanche 15 avril 2007 (ZENIT.org) – Le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, et président de la Conférence des évêques de France, a tenu à saluer la mémoire du professeur René Rémond « avec émotion, respect et reconnaissance » (cf. www.cef.fr), comme « un grand chrétien et un véritable humaniste ».

Le prof. Rémond s’est en effet éteint samedi 14 avril à Paris, à l’âge de quatre-vingt-huit ans, des suites d’une maladie.

« René Rémond, écrit le card. Ricard, était non seulement un grand universitaire, historien, capable d’analyser avec hauteur de vue les questions de société, qu’elles soient politiques, sociales ou religieuses, mais c’était aussi un grand chrétien et un véritable humaniste ».

« Cet homme profond, continue le cardinal Ricard, avait une grande simplicité dans les rapports humains et une vraie capacité à s’adapter à des auditoires fort variés. Sa clarté d’esprit, alliée à une réelle liberté de parole, lui permettait de préciser les situations et de mettre en perspective les questionnements. Les évêques de France en ont été les témoins et les bénéficiaires lors de son intervention devant l’Assemblée plénière de novembre 2003 sur la situation de l’Eglise catholique en France. Il souligna alors, en particulier, la responsabilité propre de celle-ci dans une société pluraliste ».

« René Rémond, conclut-il, avait une grande ouverture d’esprit, une foi profonde et un attachement réel à l’Eglise. Il souhaitait ardemment que le message de l’Evangile, dont il vivait, puisse rejoindre, en un langage adapté, nos contemporains. C’est dans la lumière de Pâques que nous le confions à l’amour miséricordieux du Père ».

Historien et politologue très fécond, René Rémond était né en 1918 à Lons-le-Saunier. Il a été professeur des universités à l’Institut d’études politiques de Paris, président de l’université Paris-X Nanterre et de la Fondation nationale des sciences politiques, et membre de l’Académie française.

Ses travaux sur l’histoire politique, intellectuelle et religieuse de la France contemporaine ont contribué au renouvellement du domaine à partir des années 1970. En 1978, il a ainsi participé à la création de l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP), dont il sera le premier président de 1979 à 1990. Il était également depuis 1988 président du Conseil supérieur des archives.

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