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Soeur Eugenia Bonetti, capture Vatican News

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Chemin de croix au Colisée : avec les femmes esclaves

Briefing avec sœur Eugenia Bonetti

Sœur Eugenia Bonetti, qui a écrit cette année les méditations du Chemin de Croix du Colisée pour le Vendredi saint – 19 avril 2019 à 21h15 – a mis au cœur de sa prière les femmes esclaves, exploitées sexuellement.

La religieuse italienne de 80 ans est connue pour son engagement contre les esclavages modernes, spécialement celui des femmes. Elle a créé en 2012, avec d’autres religieux et laïcs, l’association « Slaves no more! » – « Jamais plus d’esclaves ! ».

Lors d’un briefing au Bureau de presse du Saint-Siège ce 17 avril, sœur Eugenia Bonetti a souhaité que lors de ce Chemin de croix, le Colisée se recueille devant la douleur des femmes « sans visage, sans nom, sans espérance, traitées comme du jetable ».

Il y a « d’énormes gains faits sur le dos des plus pauvres, nous y touchons tous sauf eux », a dénoncé la religieuse, défendant leur dignité devant la presse : « Il n’est pas permis de détruire la vie de ces personnes. »

Ancienne missionnaire en Afrique pendant 24 ans, sœur Eugenia a témoigné de son expérience auprès des jeunes. De retour en Italie, elle fait une rencontre décisive avec Marie, une jeune prostituée : « Ma conversion passe par les sanglots de cette femme qui était venue demander de l’aide. Mais je n’avais pas le temps de l’écouter parce que la messe commençait. Elle m’a accompagnée à l’église, tout le monde me regardait car c’était étrange de voir une religieuse avec une fille de la rue. »

« Pendant que je priais, a-t-elle encore raconté, j’ai entendu ses larmes. Elle est sortie de la messe pardonnée, et moi si bouleversée que je n’ai pas dormi de la nuit. Le Seigneur m’avait montré la route à suivre. » Aujourd’hui, les nombreuses femmes qu’elle a accompagnées vers la libération l’appellent « maman ».

La religieuse a évoqué plusieurs figures comme celle de Mercy, 15 ans, « jetée dans les rues comme un ballot » par sa « protectrice ». Ou l’histoire d’espérance d’une jeune fille de 19 ans qui trouva sa renaissance en donnant la vie à son enfant. « Elle a été baptisée à Saint-Pierre par Jean-Paul II, et a apporté son enfant à l’autel, comme la plus grande grâce. »

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