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Chiara Amirante © CavalieriDellaLuce.com

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« Chaque rencontre avec le pauvre est une rencontre privilégiée avec le Christ», témoigne Chiara Amirante

« Se fermer au don de la Parole de Dieu nous dessèche et ferme notre « 

« Chaque rencontre avec le pauvre est une rencontre privilégiée avec le Christ», témoigne Chiara Amirante qui réfléchit sur le message du pape François pour le carême 2017 à travers le prisme de l’expérience concrète de sa communauté, Nuovi Orizzonti.

Le secrétaire délégué du dicastère pour le Service du développement humain intégral, Mgr Giampiero Dal Toso, et Chiara Amirante, fondatrice de la communauté Nuovi Orizzonti, ont présenté le document pontifical dans la matinée de ce mardi 7 février 2017 dans la salle de presse du Saint-Siège. Leurs propos ont été recueillis par L’Osservatore Romano en italien.

« Chaque rencontre avec le pauvre est une rencontre privilégiée avec le Christ, affirme Chiara Amirante. C’est donc un don unique, c’est un don qui t’enrichit chaque jour, c’est un don dans lequel tu sens une épée te transpercer le cœur parce que, quand tu te mets à l’écoute du cri du pauvre, le cri te blesse en profondeur. »

« Le vrai problème, poursuit-elle,  est que nous avons oublié le cœur du message du Christ : « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous comme je vous ai aimés ! ». Et il nous a donné cela comme un secret pour la plénitude de la joie. »

Chiara Amirante souligne que ce message du Christ n’est pas « une option », mais « un commandement » pour les chrétiens : « et si nous ne le prenons pas au sérieux, notre christianisme n’est pas le christianisme : c’est autre chose ! »

Le Message pour le Carême 2017 affirme « que le fait de se fermer au don de la Parole de Dieu nous dessèche et ferme notre cœur au don de l’autre », estime Chiara Amirante.

Son travail, pendant plusieurs années, avec les personnes en détresse, lui a fait découvrir « que Dieu est amour et que rien n’est impossible pour lui ». « Pendant ces années, dit Chiara Amirante, j’ai vu, même dans les situations les plus infernales, les plus désespérées, les plus impossibles, que l’amour est vraiment plus fort, l’amour est vainqueur. »

Elle témoigne, au micro de Radio Vatican: « Dans cette rencontre avec ceux qui souffrent, j’ai fait précisément cette expérience que le pape François souligne dans ce message : chaque rencontre avec le pauvre est une rencontre privilégiée avec le Christ. C’est donc un don unique, c’est un don qui t’enrichit chaque jour, c’est un don dans lequel tu sens une épée te transpercer le cœur parce que, quand tu te mets à l’écoute du cri du pauvre, le cri te blesse en profondeur. Mais tu fais aussi l’expérience de la contemplation des miracles, parce que tu découvres que Dieu est amour et que rien n’est impossible pour lui. C’est pourquoi, pendant ces années, j’ai vu, même dans les situations les plus infernales, les plus désespérées, les plus impossibles, que l’amour est vraiment plus fort, l’amour est vainqueur.»

« Le Message souligne que le fait de se fermer au don de la Parole de Dieu nous dessèche et ferme notre cœur au don de l’autre, fait observer la fondatrice italienne. C’est naturel, et c’est humain, d’avoir peur du frère qui vit des situations de détresse parce que, comme le dit le pape François dans le Message, souvent il semble que cela nous dérange et nous encombre, alors qu’en réalité cela nous invite à changer de vie. Le problème est que, désormais, ce défi – même si l’on reste seulement sur le thème de l’immigration – est un défi tellement urgent que nous ne le relèverons sûrement pas avec des murs. Parce qu’aucun mur ne peut arrêter une personne désespérée ! Il faut absolument s’unir pour trouver d’autres solutions.»

Et son diagnostic tombe: « Le vrai problème est que nous avons oublié le cœur du message du Christ : « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous comme je vous ai aimés ! ». Et il nous a donné cela comme un secret pour la plénitude de la joie. Si nous ne nous laissons pas provoquer par ce message, qui est un commandement et donc ce n’est pas une option pour nous, chrétiens, et si nous ne le prenons pas au sérieux, notre christianisme n’est pas le christianisme : c’est autre chose ! L’amour révolutionnaire qui change le monde n’est certainement pas la pièce de monnaie que je donne pour me laver la conscience, mais c’est ce « Aimez-vous comme je vous ai aimés » qui a fait des premières communautés de chrétiens une révolution, y compris sociale.»

Avec une traduction de Constance Roques

About Marina Droujinina

Journalisme (Moscou & Bruxelles). Théologie (Bruxelles, IET).

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