« Ce pays merveilleux est devenu meilleur », déclare le président Santos

Les paroles du pape François qui l’ont touché

Le président Juan Manuel Santos Calderon, aéroport de Cartagena, 10/09/2017, capture Canal Institucional

Le président Juan Manuel Santos Calderon, aéroport de Cartagena, 10/09/2017, capture Canal Institucional

« Avec votre visite, ce pays merveilleux est devenu meilleur », a déclaré le président Santos au pape François.

Le président colombien Juan Manuel Santos Calderon a voulu “partager” les paroles du pape François qui l’avaient touché, et ceci dès le décollage de l’avion du pape, de l’aéroport de Cartagena, ville du Nord de la Colombie, à plus de mille kilomètres de la capitale Bogota, sur la Mer des Caraïbes, vers 19h25 (2h25 à Rome).

Le président et son épouse, Maria Clemencia Rodriguez, avaient accueilli le pape François à sa descente d’hélicoptère à l’aéroport. Il venait de célébrer la messe sur la zone portuaire de Contecar, dans un étonnant paysage de containers et de grues, en présence de quelque 800 000 personnes selon la presse colombienne.

Le président et le pape se sont ensuite entretenus une nouvelle fois en tête à tête.

Diminution de la criminalité

Puis, après les honneurs militaires, le président et sa femme ont assisté à un spectacle de musique, de chants, de danses en l’honneur du pape qu’ils ont ensuite accompagné au pied de l’avion.

Quand l’avion a eu quitté le sol colombien, le président a pris la parole depuis l’aéroport. Un geste très inhabituel et même du jamais vu juste au moment du départ du pape François.

Le président a voulu donner des exemples des bienfaits de la présence du pape: aucune « mort violente » à déplorer à Bogota durant le séjour du pape. Et dans le pays, connu pour son insécurité, une diminution de plus de 60% des homicides.

A la veille de l’arrivée du pape l’Armée de libération nationale (ELN) qui n’a pas signé d’accord de paix avec le gouvernement comme les FARC, avait décrété unilatéralement un cessez-le-feu. Après plus de cinquante and de guerre civile et d’assassinats, d’attentats, d’enlèvements, on estime que le nombre des déplacés de l’intérieur du pays est d’au moins 7 millions et que un million de personnes ont perdu la vie ou ont été blessées, voir mutilées.

Accueil des réfugiés

Le président a cité différentes paroles du pape qui l’ont touché. Il citait des paroles sur l’amour et la miséricorde, sur la nécessité de “désactiver la haine”, de “refuser la vengeance”. Et : “Tout effort de paix sans réconciliation serait un échec.” “Nous réconcilier (…) ce n’est pas légitimer l’injustice”. Ou bien: “La haine n’a pas le dernier mot. L’amour est plus fort que la mort et que la violence”: l’émotion teintait la voix du président. Ou encore: “On ne peut pas faire du sur-place.”

Le président Santos a aussi confié ce qu’il avait dit au pape lors de leur dernier entretien: “Aujourd’hui la Colombie est un pays meilleur après votre visite.” Il a affirmé devant le pape que “la Colombie serait toujours une terre d’accueil” – une allusion aux réfugiés du Venezuela – et qu’il ferait tous ses efforts pour une solution à la crise qui frappe ce pays voisin.

Pas de sur-place

Le président a aussi dit avoir promis au pape François de ne pas “s’arrêter un minute” pour construire “une paix stable et durable”. Des paroles saluées par les applaudissements de la foule venue dire au-revoir au pape.

Il a confié avoir demandé au pape de ne pas les « abandonner » et de prier pour les populations frappées par les catastrophes naturelles dans la Mer des Caraïbes, au Mexique et en Floride.

Le président a dit avoir offert au pape la colombe qu’il portait sur lui depuis le depuis des négociations de paix.

Il a terminé en s’adressant au pape François: « Mille mercis, Sainteté, votre visite a fait de ce pays merveilleux un pays meilleur. »

Vous m’avez fait un grand bien

Quant au Pape François, il a confié ces derniers mots sur le sol colombien à twitter : « Chers frères colombiens, je vous remercie! J’ai connu beaucoup de personnes qui m’ont touché au cœur. Vous m’avez fait un grand bien!”

Et dans son traditionnel télégramme au Chef de l’Etat depuis l’avion, le pape exprime son action de grâce à Dieu « pour les nombreuses grâces reçues ces derniers jours » et sa gratitude « pour l’hospitalité reçue ». Il assure le président et le « bien aimé peuple de Colombie » des ses « prières continuelles pou la paix et la prospérité de la Nation » en invoquant sur tous « d’abondantes bénédictions divines ».

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