Académie pour la vie : pourquoi le chrétien défend la dignité de quiconque

Conférence de Mgr Vincenzo Paglia à Oxford

Soins palliatifs © cccb.ca

Soins palliatifs © cccb.ca

« Le chrétien ne respecte pas l’autre et lui-même en fonction des biens ou de la santé, de ce qu’il peut apporter à lui-même ou à la société, mais parce qu’il est fils dans le Fils, premier-né d’entre les morts, image du Dieu invisible. »

C’est ce qu’a déclaré Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie, à la conférence sur le thème « Dignité humaine et bioéthique » donnée lundi 12 février 2018 à Oxford, au Royaume-Uni, indique un communiqué de l’Académie. Mgr Paglia a été invité par l’Institut Las Casas, le Centre Anscombe Bioethics et l’Université Sainte-Marie de Twickenham.

« La dignité filiale est le fondement de l’égalité de tous les humains, qui conduit à refuser toute discrimination, a affirmé le président. En même temps, la dignité déployée dans l’agir n’est pas toujours à la hauteur du don de Dieu. »

Mgr Paglia a cité l’exemple « des traitements imposés aux migrants » en rappelant que dans les années 1990 « un nouveau critère de régulation, basé sur des paramètres sanitaires » a été ajouté par les pays qui accueillaient les migrants. « Un étranger en situation irrégulière dont la vie était menacée par une maladie non curable dans son pays d’origine, a-t-il expliqué, pouvait obtenir le permis de séjour et la couverture sanitaire pour les soins médicaux. » Ainsi, a poursuivi Mgr Paglia, « il se développe une prééminence du biologique sur le biographique, sur des bases souvent discutables, qui conduisent à une sorte de ‘citoyenneté biologique’, c’est-à-dire à la reconnaissance d’une place légitime dans la société en vertu de critères biologiques ».

« Pour pousser les autorités à l’action, a-t-il ajouté, il a été nécessaire de traduire les inégalités sociales dans le langage de la maladie et de la biologie. »

La « complexité » de l’être humain impose en revanche une ligne de raisonnement et d’action différente, selon Mgr Paglia : « la dignité est ontologiquement constitutive de l’être humain », a-t-il réaffirmé.

Avec une traduction d’Hélène Ginabat

FAIRE UN DON

Si cet article vous a plu, vous pouvez soutenir ZENIT grâce à un don ponctuel

FAIRE UN DON

Si cet article vous a plu, vous pouvez soutenir ZENIT grâce à un don ponctuel

Abonnez-vous au service quotidien de ZENIT par courriel

Des informations sur le pape François et l'Eglise chaque jour par courriel

Merci de vous être abonné!