Audience générale, 19 août 2026 © Vatican Media

Audience générale, 19 août 2026 © Vatican Media

Catéchèse : « Le chant liturgique est le symbole de la communion ecclésiale »

Audience générale du 19 août : Catéchèse et salutations du Saint-Père

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Dans sa catéchèse consacrée à la musique sacrée, le pape Léon XIV rappelle que le chant liturgique n’est pas un simple ornement de la célébration, mais une véritable expression de la prière et de la communion ecclésiale.

Résumé de la catéchèse

Audience générale, 19 août 2026 © Vatican Media Frères et sœurs, le sixième chapitre de la Constitution Sacrosanctum Concilium est consacré à la musique sacrée, partie intégrante de l’action liturgique. Dans la liturgie, chanter et jouer signifie prier, en harmonisant son cœur avec celui de ses frères et sœurs et avec Dieu, dans la participation active au mystère célébré. La musique exprime la dimension affective de la prière. En plus, le chant favorise la communion. Les textes pour la musique doivent être inspirés des Saintes Écritures, des livres liturgiques et de la Tradition spirituelle de l’Église. Sacrosanctum Concilium consacre une grande place au thème de la participation active des fidèles. Un autre thème cher à la réforme conciliaire est celui de l’inculturation dans le domaine de la musique sacrée. La schola cantorum est un instrument pastoral qui doit être encouragé afin de favoriser la participation active des fidèles par le chant. Les Pères Conciliaires recommandent la promotion de la formation et de la pratique de la musique sacrée dans les maisons de formation religieuse comme dans les établissements catholiques. Il faudrait aussi garantir aux musiciens et aux chanteurs une solide formation liturgique. Le chant liturgique est le symbole de la communion ecclésiale.

 

Salutations

Audience générale, 19 août 2026 © Vatican Media Je salue cordialement les personnes de langue française, en particulier les pèlerins venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Liban. Frères et sœurs, puisse la participation active des fidèles à travers le chant liturgique renforcer les liens d’amour et d’unité au sein du peuple de Dieu et être le signe de la communion ecclésiale. Que Dieu vous bénisse !

Je salue les fidèles de langue arabe, et en particulier ceux venus du Liban. La musique liturgique est un outil très précieux grâce auquel nous rendons gloire à Dieu et exprimons la joie de la vie nouvelle en Christ. Que le Seigneur vous bénisse tous et vous protège toujours de tout mal !

Ma pensée va enfin aux jeunes, aux malades et aux jeunes mariés. Je souhaite adresser à chacun l’invitation à cultiver sans cesse en soi une authentique conscience de la paix. Ayez la sincère conscience que la paix est un bien précieux et immense, et qu’il faut un engagement fort et constant pour la réaliser, en suivant avec honnêteté et vérité les voies qui la construisent et la confirment dans la société.

À tous, ma bénédiction !

Catéchèse

 

 

Les documents du Concile Vatican II.

II. Constitution Sacrosanctum Concilium 

7. La musique sacrée

Chers frères et sœurs,

le sixième chapitre de la Constitution Sacrosanctum Concilium (SC) du Concile Vatican II est consacré à la musique sacrée. Il affirme : « La tradition musicale de l’Église constitue un trésor d’une valeur inestimable, qui surpasse les autres formes d’expression artistique, notamment parce que le chant sacré, uni aux paroles, fait partie intégrante et indispensable de la liturgie solennelle » (SC, 112) et précise : « La musique sacrée sera d’autant plus sainte qu’elle sera plus étroitement unie à l’action liturgique, soit en donnant à la prière une expression plus douce et en favorisant l’unanimité, soit en enrichissant de plus grande solennité les rites sacrés » (ibid.).

Audience générale, 19 août 2026 © Vatican Media C’est là que réside le cœur de l’enseignement conciliaire, qui confirme et approfondit la fonction ministérielle de la musique dans la liturgie, déjà mise en lumière par saint Pie X dans le Motu Proprio Inter sollicitudines (22 novembre 1903). La musique, en effet, fait partie de l’action liturgique et n’est pas une simple décoration de la célébration. Dans la liturgie, chanter et jouer de la musique, c’est prier, en harmonisant son cœur avec celui de ses sœurs et frères et avec Dieu, dans une participation active au mystère célébré. En particulier, la musique exprime la dimension affective de la prière, comme l’affirme saint Augustin : « Chanter, c’est propre à celui qui aime » (Sermo 336, 1). C’est très important, car cela aide à ouvrir son cœur à l’action de Dieu dans la grâce et à se laisser modeler par lui.

Le chant favorise en outre la communion. À travers la symphonie des voix, il contribue à l’union des âmes, en surmontant les différences entre les personnes et en réunissant tous dans la louange de Dieu. Il devient ainsi une épiphanie de l’Église, une manifestation sensible de la communion qui appartient à sa nature même.

De la profonde valeur théologique du chant sacré, en tant que partie intégrante de l’action liturgique, découlent certaines exigences. La première est que, au-delà des modes ou des sensibilités particulières des auteurs, il doit répondre à tous les niveaux à ce qui est le plus approprié pour le moment de la célébration. La forme, ensuite, surtout dans son aspect mélodique, doit être à la fois noble et simple, d’une grande qualité musicale et facile à exécuter, surtout lorsqu’elle est destinée à être chantée par toute l’assemblée (cf. SC, 121).

Pour la même raison, le Concile recommande que les textes soient eux aussi adaptés, profonds et en même temps facilement compréhensibles, inspirés principalement de l’Écriture Sainte, des livres liturgiques et de la Tradition spirituelle de l’Église. Il faut veiller à cela, afin que la dynamique exprimée dans l’ancien principe «lex orandi lex credendi», c’est-à-dire que la loi de la prière est aussi la loi de la foi, reste vivante et se développe.

Sacrosanctum Concilium consacre une large place au thème de la participation active des fidèles (cf. n° 114). Elle « doit être comprise […] à partir d’une conscience plus profonde du mystère célébré et de son rapport avec la vie quotidienne » (Benoît XVI, Exhort. ap. Sacramentum caritatis, 52) dans un « esprit de conversion constante qui doit caractériser la vie de tous les fidèles » (ibid. 55). Quant à la manière concrète dont elle peut se réaliser à travers le rôle spécifique de la musique sacrée, la Constitution apporte une réponse claire : « On veillera aux acclamations des fidèles, aux réponses, au chant des psaumes, aux antiennes, aux chants » et à « un silence sacré » (SC, 30), et exhorte chacun, ministre ou fidèle, à accomplir « tout et uniquement ce qui, selon la nature du rite et les normes liturgiques, relève de sa compétence » (SC, 28), dans un équilibre harmonieux entre les différents ministères, les diverses interventions et les moments de silence.

Le Concile accorde ensuite une grande importance au chant grégorien, sans pour autant exclure de la célébration d’autres genres de musique sacrée. Une attention particulière est également accordée à l’orgue (cf. SC, 120), tandis que l’utilisation d’autres instruments est admise « à condition qu’ils soient adaptés à l’usage sacré ou qu’ils puissent s’y adapter, qu’ils conviennent à la dignité du temple et qu’ils favorisent véritablement l’édification des fidèles » (SC, 120).

Un thème cher à la réforme conciliaire est celui de l’inculturation, y compris dans le domaine de la musique sacrée. On souligne en particulier, en ce qui concerne les traditions musicales des différentes cultures, l’importance de les prendre sérieusement en considération, en tant que partie intégrante de la vie religieuse et sociale des personnes. Il est donc recommandé, d’une part, de mettre en œuvre chez tous une « éducation du sens religieux » adéquate (SC, 119) et, d’autre part, « dans la mesure du possible […], de promouvoir la musique traditionnelle de ces peuples, tant dans les écoles que lors des célébrations sacrées » (ibid.).

Une mission particulière est confiée, dans le contexte liturgique, à la schola cantorum, instrument pastoral dont on recommande la promotion, avec pour mission « de veiller à l’exécution exacte de ses propres parties, selon les différents genres de chants, et de favoriser la participation active des fidèles au chant » (Sainte Congrégation des Rites, Instruction Musicam sacram, 19).

À cette fin, le compositeur de musique sacrée est appelé à connaître et à préserver le patrimoine musical de l’Église, en s’en inspirant pour donner vie à de nouvelles compositions au service de la liturgie, dans le respect de la sensibilité contemporaine et des différentes traditions culturelles, afin de « purifier le culte des fautes de style, des formes d’expression négligées, des musiques et des textes bâclés et peu adaptés à la grandeur de l’acte célébré, pour assurer la dignité et la qualité des formes à la musique liturgique » (Saint Jean-Paul II, Chirographe sur la musique sacrée, 22 novembre 2003, 3).

Pour toutes ces raisons, les Pères conciliaires recommandent de promouvoir la formation et la pratique de la musique sacrée, « dans les séminaires, dans les noviciats des religieux et des religieuses et dans les collèges, ainsi que dans les autres instituts et écoles catholiques » (SC, 115), et d’assurer aux musiciens et aux chantres une solide formation liturgique (cf. ibid.).

Chers frères et sœurs, les Pères de l’Église ont accordé une grande importance au chant liturgique, symbole de la communion ecclésiale. C’est pourquoi nous pouvons conclure par ces belles paroles de saint Ignace d’Antioche : « Vous, un par un, devenez un chœur, afin que, harmonieux dans l’accord et prenant la tonalité de Dieu dans l’unité, vous chantiez à l’unisson, par Jésus-Christ, au Père, afin qu’Il vous écoute et, par les bonnes œuvres que vous accomplissez, reconnaisse que vous êtes les membres de son Fils » (Lettre aux Éphésiens, 4, 2).

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Traduction réalisée par ZENIT

 

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Pape Léon XIV

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