Dans son Angélus du dimanche 9 août, le pape Léon XIV médite sur Jésus marchant sur les eaux et invite les fidèles à ne pas se laisser décourager par leurs fragilités, mais à accueillir le Christ dans la « barque » de leur vie pour y trouver paix et force.
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Chers frères et sœurs, bon dimanche !
Aujourd’hui, l’Évangile nous parle de Jésus qui, sur le lac de Galilée, rejoint ses disciples au milieu d’une tempête, en marchant sur les eaux (cf. Mt 14, 22-33).
Après le miracle des pains et des poissons (cf. Mt 14, 13-21), le Maître invite ses disciples à monter dans la barque et à prendre le large, tandis qu’Il se retire seul sur la montagne pour prier. Loin du rivage, cependant, ils se retrouvent à la merci du vent et peinent à avancer. Après une expérience couronnée de succès, au cours de laquelle ils avaient été les protagonistes d’un signe prodigieux, ils se retrouvent désormais impuissants et effrayés face à la menace des vagues et du vent contraire.
À la fin de la nuit, Jésus vient à leur rencontre sur les eaux agitées, et, effrayés, ils le prennent pour un fantôme (v. 26). Mais il leur dit : « Confiance, c’est moi, n’ayez plus peur ! » (v. 27). La présence du Seigneur change tout : Pierre parvient même à faire quelques pas sur les vagues pour aller vers Lui ; puis il prend peur, s’enfonce et Jésus le sauve. Lorsque le Maître monte dans la barque, la tempête s’apaise, et alors jaillit spontanément du cœur des disciples la profession de foi : « Vraiment tu es le Fils de Dieu ! » (v. 33).
Pour en arriver là, il ne leur a pas suffi d’avoir assisté à un miracle, ni d’avoir connu le succès devant la foule : ils ont dû passer par l’expérience de leur faiblesse et, en elle, reconnaître la présence de Dieu. Ce n’est qu’ainsi qu’ils ont pu véritablement ouvrir les yeux et le cœur à sa proximité, retrouvant la paix même au milieu de la tempête.
Un jour, quelque temps plus tard, Jésus leur dira : « Amen, je vous le dis : si vous avez la foi et si vous ne doutez pas, […], vous pourrez même dire à cette montagne : “Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer”, et cela se produira. (Mt 21, 21). Et c’est précisément ce qu’ils ont vécu sur le lac : la paix du Christ, qui était monté sur la montagne pour prier, les a rejoints au milieu de la fureur des eaux.
Ce miracle nous enseigne donc une chose importante : tout d’abord, à ne pas nous enorgueillir face au succès et à ne jamais nous surestimer ; et en même temps, à ne pas désespérer, même dans les moments sombres, lorsque nous nous sentons impuissants face aux problèmes et que, malgré nos efforts, nous avons l’impression de reculer plutôt que d’avancer. En toute circonstance, Jésus ne nous abandonne pas et, si nous l’accueillons humblement dans la barque de notre vie – par la prière, les sacrements, l’écoute de sa Parole –, nous trouverons en Lui la paix, la lumière et la force pour notre chemin.
Que Marie nous aide à vivre ainsi, dans un abandon confiant en Dieu, elle qui a été proclamée bienheureuse pour sa foi (cf. Lc 1, 45).
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Paroles du Saint-Père à l’issue de l’Angélus
Chers frères et sœurs,
Je continue de suivre avec inquiétude la situation tragique au Soudan, en particulier dans la ville d’El-Obeid. Tout en exprimant ma proximité spirituelle avec l’ensemble de la population de ce pays, je renouvelle mon appel aux autorités afin qu’elles garantissent des couloirs humanitaires pour la population civile. Dans le même temps, j’exhorte la communauté internationale à soutenir les efforts visant à instaurer un cessez-le-feu immédiat. Prions pour que le Seigneur soutienne ceux qui souffrent, convertisse le cœur de ceux qui sèment la violence et accorde la paix tant attendue.
Les nouvelles douloureuses concernant des innocents tués et blessés en Ukraine et en Russie continuent d’affluer. Les événements tragiques se succèdent, voire se multiplient, faisant de plus en plus de victimes civiles, parmi lesquelles des enfants. Je suis proche des familles des victimes, des blessés et de tous ceux qui souffrent à cause du conflit en cours. Face à tant de souffrance, je renouvelle un appel pressant pour que le droit humanitaire soit respecté et que les attaques visant des cibles civiles cessent des deux côtés. La guerre ne fait qu’engendrer davantage de guerre et provoque d’énormes souffrances. Il est temps de mettre fin à cette spirale de violence et de laisser place à la diplomatie et au dialogue pour ouvrir la voie à la paix.
Et maintenant, je vous souhaite la bienvenue à tous, Romains et pèlerins venus de différents pays !
Je salue en particulier les jeunes de la Communauté Sainte-Marie-Madeleine du diocèse de Milan, qui ont parcouru la Via Francigena de Sienne à Rome ; ainsi que les scouts d’Enna, qui ont organisé leur camp sur les Colli romani, et les jeunes de Pernumia, du diocèse de Padoue.
La présence de tant de groupes de jeunes, qui choisissent de consacrer quelques jours de leurs vacances à des activités de formation et d’amitié, est un signe d’espérance ; tout comme l’a été la manifestation des jeunes franciscains que j’ai eu la joie de rencontrer jeudi dernier à Assise.
À vous tous, jeunes gens et jeunes filles qui m’écoutez, je tiens à rappeler que, ces jours-ci, le calendrier liturgique nous propose de magnifiques figures de saints et de saintes, que je vous invite à mieux connaître : hier, le grand saint Dominique, fondateur des Frères Prêcheurs ; aujourd’hui, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, Edith Stein, carmélite assassinée à Auschwitz et co-patronne de l’Europe ; demain, saint Laurent, diacre de l’Église de Rome ; après-demain, sainte Claire d’Assise, qui a quitté une vie aisée pour suivre Jésus, pauvre et humble, à l’exemple de son concitoyen saint François. Chers jeunes, laissez-vous inspirer par ces témoins exemplaires de l’Évangile !
Merci à tous pour votre présence et bon dimanche !
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