Ce lundi 11 mai 2026, le Sénat français a adopté à la quasi-unanimité le texte de loi sur les soins palliatifs. Le lendemain, après sept heures de débats, 151 sénateurs contre 118 ont en revanche rejeté pour la deuxième fois la proposition de loi sur « l’aide à mourir ».

Sénat français © publicsenat
Après deux lectures et deux adoptions à l’Assemblée nationale, ce texte sur « l’aide à mourir » n’a donc toujours pas réussi à convaincre la Chambre haute, très largement divisée sur cette question. Une majorité de sénateurs refusent ainsi de franchir la ligne rouge éthique de l’euthanasie et du suicide assisté.
En votant contre « l’aide à mourir », les sénateurs affirment ne pas vouloir d’une société qui provoque la mort des plus fragiles. Ils défendent au contraire une société respectueuse de la dignité humaine : une société qui accompagne, soigne et soulage jusqu’à la fin.
« Donner délibérément la mort ne saurait constituer un progrès humain », avaient déclaré les évêques de France en mars dernier, invitant les parlementaires et toute la société française à se mobiliser pour ne pas légaliser ce principe de donner la mort. « Une société véritablement fraternelle se reconnaît à la manière dont elle entoure les plus fragiles, non à la facilité avec laquelle elle accepte de provoquer leur mort ».
Il appartiendra désormais au gouvernement français de nommer, sans tarder, une commission mixte paritaire. En cas d’accord, le texte élaboré en commission sera soumis à la ratification des deux chambres. En cas d’échec, le gouvernement pourra déclencher une nouvelle lecture. Le texte repassera alors une troisième fois devant le Sénat et l’Assemblée nationale, toujours dans la dernière version votée.



