Le pape Léon XIV a quitté la Guinée équatoriale ce jeudi 23 avril 2026 en milieu de journée, afin d’arriver à Rome dans la soirée. Pour ce premier long voyage de son pontificat, qui a duré 11 jours, il a rencontré quatre pays aux réalités différentes : l’Algérie, le Cameroun, l’Angola et la Guinée équatoriale.
Au fil de ses visites, il a pu célébrer plusieurs grandes messes en présence de milliers de fidèles, vivre des moments de prière et donner de nombreux discours. Il a rencontré des familles, des jeunes, des malades, des prisonniers, des personnes âgées ou des professeurs. Il a salué les autorités des différents pays, a rencontré le clergé local et les communautés religieuses.

Accueil du pape Léon XIV à Malabo 21 avril 2026 © Vatican Media
Il a commencé par l’Algérie, du 13 au 15 avril 2026, un pays qui n’avait encore jamais reçu la visite d’un pape ! L’Église catholique y est minoritaire, mais bien présente et fraternelle. Le Saint-Père s’est recueilli devant le monument aux martyrs Maqam Echahid, puis il mis l’accent sur le dialogue interreligieux, notamment avec l’Islam en visitant une mosquée. Étant religieux Augustin, il s’est aussi rendu à Annaba sur les traces de l’évêque d’Hippone du 4e siècle, grande figure spirituelle de l’Afrique du nord.
Le pape s’est ensuite rendu au Cameroun, du 15 au 18 avril 2026, à la rencontre d’une Église importante et fervente, dans un pays multiconfessionnel marqué par des conflits internes et divisions sociales. Il a mis l’accent sur la paix et a dénoncé la corruption. Il a rappelé que les chrétiens doivent être eux-mêmes des acteurs de réconciliation, et a souligné l’importance d’une foi vivante et engagée. L’accueil de la population camerounaise a été très joyeux, avec de grandes célébrations, notamment une rencontre avec les jeunes, qui sont appelés à être l’espérance concrète de l’Église.
En Angola, du 18 au 21 avril, le pape a rencontré principalement la jeunesse, et a eu un moment émouvant au sanctuaire marial de Mama Muxima, où il a prié un « chapelet géant » avec 30 000 personnes. Dans ses discours, il exhorté les catholiques à se tourner vers la justice et la responsabilité, appelant à une bonne gestion des ressources naturelles, qui doivent profiter à toute la population, pas à une minorité. Il a lancé un appel à la lutte contre les inégalités sociales, et a encouragé les fidèles à construire une société plus équitable et solidaire.
Enfin, le Saint-Père a terminé son périple africain par une visite en Guinée équatoriale, du 21 au 23 avril, un pays souvent critiqué pour sa gouvernance autoritaire et les atteintes aux droits de l’homme. Il a rencontré en particulier le monde de la culture, et un certain nombre de familles. Il a parlé des abus de pouvoir, de l’usage de la religion pour justifier la violence, rappelant que la foi chrétienne exige vérité, droiture et cohérence de vie. Dieu appelle à une foi authentique, qui ne sépare pas prière et justice.
Ainsi, en faisant le choix de se rendre en Afrique, où l’Église catholique est dynamique et en croissance, le pape désirait non seulement y apporter l’espérance puisée dans le Christ, mais aussi promouvoir le dialogue, la paix et la dignité de tout être humain.



