Belgique : "De nouvelles idées à Namur…"

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CITE DU VATICAN, Vendredi 9 juillet 2004 (ZENIT.org) – « De nouvelles idées à Namur… » titre l’agence catholique belge « CathoBel » (www.cathobel.be) qui revient sur la nomination d’un évêque auxiliaire (cf. ZF040708) dans ce diocèse (www.diocesenamur.be).

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À 64 ans, l’évêque de Namur ne se sent pas encore « vieux » mais ne nie pas le poids des ans. Après 13 ans d’épiscopats à Namur, Mgr Léonard a donc demandé à Rome de lui envoyer un auxiliaire. Au-delà de la raison d’âge, l’Evêque souhaite surtout apporter à son diocèse des idées nouvelles, avoir un « alter ego » qui, tout en étant proche de lui, porterait un regard neuf sur la vie du diocèse. En la personne du chanoine Pierre Warin, l’évêque de Namur explique avoir trouvé quelqu’un de jeune – il est âgé de 56 ans – qui le secondera dans sa charge, mais qui sera également utile au sein de la conférence épiscopale belge : bien que petite, celle-ci rencontre les même problèmes qu’ailleurs et compte peu d’évêques pour les assumer, surtout du côté wallon, souligne Mgr Léonard. La Belgique n’avait jusqu’ici que trois évêques francophones.

Depuis ce 2 juillet, le diocèse de Namur possède un évêque auxiliaire en la personne de Mgr Pierre Warin (Voir aussi CathoBel du 8 juillet 2004). Un souhait de l’actuel évêque de Namur, Mgr André-Mutien Léonard, auquel Rome a – rapidement, comme il le précise – répondu.
La précédente élection d’un évêque auxiliaire à Namur remonte à 1957, avec l’ordination épiscopale de Mgr Musty. Après son décès, en 1992, le diocèse n’a plus compté qu’un seul évêque. Alors que ses deux prédécesseurs- Mgr Charue et Mgr Mathen – avaient un auxiliaire, Mgr Léonard a préféré attendre avant d’en faire la demande. « Je n’avais que 51 ans et n’avait alors pas le besoin d’un étroit collaborateur », explique-t-il, ajoutant qu’il s’agit là d’une « décision importante » et qu’il fallait avoir « mesuré le terrain » avant de faire la démarche.

Besoin de « nouveautés »
Cette demande a tout d’abord été motivée par un besoin personnel, affirme Mgr Léonard. « Mon style pastorale me prend beaucoup de temps, je visite de nombreux endroits du diocèse, ainsi que tout évêque doit le faire », précise-t-il, alors qu’il termine sa seconde « tournée » intégrale.
« Il y a à l’heure actuelle de grands problèmes théologiques et pastoraux auquel je souhaite me consacrer : j’ai donc besoin de plus temps pour réfléchir et écrire », poursuit l’Évêque qui aborde également le temps qui passe. « J’ai 64 ans, et je vieilli d’un an chaque année », plaisante-t-il.
La seconde raison, peut-être l’une des plus importante, est le besoin de « nouveautés » au sein du diocèse. « Après 13 ans d’épiscopat, j’ai besoin d’avoir des idées nouvelles, besoin d’un alter ego », déclare Mgr Jousten, précisant que quelqu’un qui vient d’un autre diocèse – Mgr Warin est de Liège – pose un œil neuf sur la vie de l’Église.

Vicaire épiscopal
Dans ses prérogatives, le nouvel évêque auxiliaire aura également la charge de vicaire épiscopal pour la province de Namur. Comme le souligne Mgr Léonard, l’actuel vicaire épiscopal – l’abbé Joseph Bayet – va prendre sa retraite. « Il est bon que les collaborateurs réguliers de l’évêque passe la main à 70 ans », précise-t-il. L’abbé Bayet gardera cependant une série de missions épiscopales.
Mgr Warin aura notamment la « tâche primordiale » de nommer et d’accompagner les prêtres. « S’il est bien nommé pour l’ensemble du diocèse, sa priorité ira à la province de Namur », affirme encore Mgr Léonard. Le vicaire général pour la province du Luxembourg – l’abbé Martin – conserve sa charge.

Enfin, cette demande à Rome servira aussi le « bien de la conférence épiscopale », poursuit l’évêque de Namur. « Elle est petite mais rencontre les mêmes problèmes qu’ailleurs et les évêques sont très peu pour les assumer ». Sans compter que la conférence épiscopale compte peu de francophones. « Avec un total de onze évêques, il n’y a que trois francophones wallons », précise-t-il.

Confiance et complémentarité
Pierre Warin, Mgr Léonard le connaît bien. « Depuis 37 ans en fait, lorsqu’il a fait son entrée au séminaire », explique-t-il ; « C’est un homme en qui j’ai pleine confiance, en grande communion avec moi tout en étant différent. Je n’ai pas besoin d’un sosie mais de quelqu’un de complémentaire ».

L’Évêque souligne la large expérience pastorale de Mgr Warin, son cœur proche des prêtres envers lesquels il est à l’écoute. Il se réjouit de son origine liégeoise, « non seulement parce que nous partageons le même fleuve » mais aussi car nous aurons l’occasion de bénéficier de l’expérience d’un autre diocèse. L’Église, tout en étant locale reste universelle », conclut-il

© CathoBel

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ZENIT Staff

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