ROME, Lundi 24 septembre 2001 (ZENIT.org) – Le violoniste virtuose, Isaac Stern, est resté toute sa vie émerveillé par ce qu´il appelait le « mystère admirable » de la musique: on peut la « décrire », disait-il, mais non pas « l´expliquer ».
Le célèbre violoniste est décédé, à l´âge de 81 ans, il y a deux jours, à New York, d´un infarctus: Radio Vatican lui a rendu hommage.
Isaac Stern était arrivé aux Etats-Unis avec sa famille, qui avait fuit l´Ukraine soviétique au lendemain de la révolution communiste.
Il avait commencé le violon à l´âge de huit ans. Ses dons avaient été découverts par Reuben Rinder, à la synagogue réformée de San Francisco, et il avait débuté comme soliste à 16 ans, avec l´orchestre symphonique de San Francisco, interprétant le concerto pour violon de Johannes Brahms.
Il avait aussi, dans un autre registre, interprété la colonne sonore (couronnée d´un oscar) du « Violoniste sur le toit ».
En 1960, Stern contribua à sauver le Carnegie Hall de New York, alors menacé de démolition pour laisser place à un gratte-ciel.
Lors d´un concert, en 1991, en Israël, on se souvient qu´il avait continué à jouer en dépit de la sirène annonçant une attaque de missile, tandis que son public mettait les masques à gaz.