Ce lundi 13 avril 2026, en début d’après-midi, les forces de police algériennes ont évité une double tentative d’attentats-suicides à Blida, une ville de 300 000 habitants au sud-ouest d’Alger. Des policiers ont tiré sur deux kamikazes et les ont contraints de se faire exploser avant d’atteindre complètement leur cible.
Ces explosions ont eu lieu à deux endroits de la ville. La première déflagration, qui visait une installation liée aux forces de l’ordre, a entraîné la mort de deux policiers et a fait plusieurs blessés, dont certains graves. La seconde attaque voulait toucher une unité de transformation alimentaire dans la même zone.

Un important dispositif de sécurité à l’occasion de la visite du pape © lechodalgerie.dz
À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été communiquée par l’État algérien sur les circonstances précises de ces actes. Notons cependant que les faits se sont déroulés lors du premier jour de la visite apostolique du pape Léon XIV en Algérie, et que le lieu des attaques n’est pas anodin. En effet, Blida a été l’un des principaux foyers de la violence islamiste dans les années 1990 : la ville était au centre de ce que l’on désignait alors comme le « triangle de la mort ».
La venue inédite du Saint-Père sur le sol algérien est donc marquée par des enjeux spirituels et diplomatiques importants, dans un contexte général tendu. Pour cette raison, les autorités algériennes ont mis en place depuis plusieurs jours des mesures de sécurité exceptionnelles, que ce soit à Alger ou autour des sites visités par le pape. Une vigilance qui a pu éviter le pire hier après-midi, mais qui a provoqué une vive émotion au sein de la communauté internationale.
Si l’Algérie n’avait plus connu d’attaque de ce type depuis l’attentat de Tiaret en 2017, revendiqué par Daech, ces nouveaux éléments contrastent fortement avec l’appel à la réconciliation, à la paix et au dialogue interreligieux porté ces jours-ci par le pape en Algérie.
