ROME, Lundi 17 janvier 2011 (ZENIT.org) - Jean-Paul II a été un témoin exemplaire de la Miséricorde divine, c'est pourquoi l'Eglise compte célébrer avec joie sa béatification le jour où lui-même a voulu instituer la fête de la Divine miséricorde.

C'est en ces termes que le père Federico Lombardi, S.J, Directeur de la salle de presse du Saint-Siège revient sur l'annonce de la béatification du prédécesseur de Benoît XVI, le 1er mai prochain, dans l'éditorial d' « Octava Dies », le bulletin hebdomadaire d'information du Centre de télévision du Vatican, dont il est aussi le directeur.

L'approbation par le pape du décret sur un miracle survenu par l'intercession du serviteur de Dieu Jean-Paul II, ouvre la voie à sa béatification, écrit-il, et souligne que l'Eglise reconnaît que Karol Wojtyla a apporté « un témoignage éminent et exemplaire de vie chrétienne », qu'il est « un ami et un intercesseur qui aide le peuple en marche à s'adresser à Dieu et à le rencontrer ».

« Bien qu'extraordinaires ce ne sont pas tant les œuvres de Jean-Paul II qui attirent aujourd'hui notre attention, mais plutôt leur source spirituelle, sa foi, son espérance, sa charité », ajoute le père Lombardi.

« Ses œuvres sont d'autant plus admirables qu'elles sont l'expression de la profondeur et de l'authenticité de ses liens avec Dieu, de son amour pour le Christ et pour toutes les personnes humaines, à commencer par les pauvres et les plus faibles et de son tendre rapport filial avec la Mère de Jésus ».

« Nous nous souvenons de ses longs et profonds temps de recueillement et de prière, poursuit le père jésuite; habité du désir de célébrer et annoncer Jésus rédempteur et sauveur de l'homme, de le faire connaître et aimer par les jeunes et le monde entier ; de l'affection avec laquelle il s'entretenait avec les malades et les souffrants, rendait visite aux peuples affamés de pain et de justice ; enfin, de la patience avec laquelle il vivait lui-même l'expérience de la souffrance, supportant sa maladie, dans la foi, devant Dieu et devant nous tous ».

« Sa vie et son pontificat, écrit encore le père Lombardi, ont été dictés par sa passion de faire connaître au monde entier, le monde où il a vécu, celui de notre dramatique histoire au tournant des millénaires, la grandeur réconfortante et enthousiasmante de la miséricorde de Dieu : C'est de cela que le monde a besoin ».

« Voila pourquoi, nous aurons précisement la joie de célébrer sa béatification solennelle le jour où lui-même a voulu que toute l'Eglise tourne son regard et adresse ses prières à cette Miséricorde divine », conclut-il.

Migrations : Le pape rappelle que les peuples constituent une unique famille

ROME, Dimanche 16 janvier 2011 (ZENIT.org) – En ce dimanche où l’on célèbre la Journée mondiale du migrant et du réfugié, Benoît XVI a rappelé que l’expérience des migrations, qu’elles soient forcées ou volontaires, nous rappelle que le but du voyage de l’humanité à travers le temps est de former une « unique famille ».

« Une seule famille humaine : c’est le thème du Message que j’ai envoyé pour cette Journée » a rappelé le pape, ce dimanche avant la prière de l’Angélus.

Benoît XVI a expliqué que ce thème « indique l’objectif, le but du grand voyage de l’humanité à travers les siècles : former une unique famille, naturellement avec toutes les différences qui l’enrichissent, mais sans barrières, en nous reconnaissant tous frères ».

Le pape a souligné que cette Journée nous invite à réfléchir à « l’expérience de tant d’hommes et de femmes, et de tant de familles qui quittent leur pays à la recherche de meilleures conditions de vie ».

Il a expliqué que les migrations sont parfois forcées « par les guerres ou les persécutions » et se déroulent souvent « dans des conditions dramatiques ».

« C’est pour cette raison que fut fondé il y a 60 ans, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés », a-t-il précisé. Celui-ci est venu en aide à quelque 36 millions de personnes.

Le pape a rappelé que la Sainte Famille elle-même a vécu l’expérience des réfugiés « contraints de fuir leur pays et de se réfugier en Egypte pour sauver la vie de leur enfant ».

« Depuis toujours l’Eglise vit en son sein l’expérience de la migration, a poursuivi le pape. Les chrétiens sont parfois malheureusement contraints de quitter, dans la souffrance, leur pays, appauvrissant ainsi les pays dans lesquels ont vécu leurs ancêtres ».

Benoît XVI a précisé qu’il existait aussi une autre forme de migration « volontaire », « les déplacements volontaires des chrétiens, pour diverses raisons, d’une ville à l’autre, d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre » qui « sont une occasion pour augmenter le dynamisme missionnaire de la Parole de Dieu et font que le témoignage de la foi circule davantage dans le Corps mystique du Christ, en traversant les peuples et les cultures, atteignant de nouvelles frontières, de nouveaux milieux ».

Le pape a confié la protection de tous les migrants et de « ceux qui s’engagent dans un travail pastoral au milieu d’eux » à l’intercession de la Vierge Marie.

Gisèle Plantec