ROME, Vendredi 8 janvier 2010 (ZENIT.org) - Plus de 30.000 personnes ont un urgent besoin d'aide à cause des inondations qui frappent le Kenya annonce l'agence missionnaire vaticane Fides qui tire la sonnette d'alarme.

Selon la Croix Rouge du Kenya (KRCS), suite aux pluies qui ont provoqué de graves inondations dans le pays, près de 30.000 personnes ont un urgent besoin d'aide de tout genre, nourriture, eau, services médicaux. Des milliers de personnes ont été contraintes d'abandonner leurs habitations, les routes et les ponts ont été détruits ou gravement endommagés, isolant les habitants et les laissant sans vivres, et les exposant au risque d'épidémies de choléra.

La KRCS a commencé à distribuer au Turkana et au Nakuru du linge, des moustiquaires, des ustensiles de cuisine, du savon, des désinfectants et des jerricanes pour l'eau. La situation est très grave et risque de devenir une véritable catastrophe pour l'environnement.

Dans plusieurs régions les routes ont été complètement balayées, et selon le National Disaster Operation Centre (NDOC), le nombre de morts enregistrés jusqu'à maintenant est de 21. La zone la plus gravement touchée par les inondations est la région de la North Rift Valley.

Dans le district de Turkana East, cinq personnes sont mortes, cinq ponts, de nombreuses habitations et des usines ont été détruits, et des centaines de têtes de bétail ont été perdues. La responsable de l'UNICEF pour cette urgence a dit que leur engagement était d'être concentrés sur les cas de maladies diarrhéiques et sur le choléra à Lokori, East Turkana, zone déjà touchée par une épidémie récente, et qui voit la situation empirer.

Selon les résidents locaux, les routes pour Baragoi à Samburu et Kargi à Marsabit, dans la Province occidentale, sont inaccessibles. Des centaines d'enfants de Marsabit ne peuvent pas aller à l'école. Dans le district de Laikipia, où il pleut depuis le 3 janvier, plus de 200 familles ont été évacuées, leurs habitations et les produits agricoles détruits. Selon les prévisions, les pluies continueront jusqu'à la première semaine de février.

37 missionnaires tués durant l’année 2009

ROME, Jeudi 7 Janvier 2010 (ZENIT.org) – Comme chaque année, l’agence Fides a publié la « Liste des ouvriers pastoraux, prêtres, religieux, religieuses et laïcs tués en 2009 ». D’après ses informations, 37 ouvriers pastoraux ont été tués durant l’année 2009 : 30 prêtres, 2 religieuses, 2 séminaristes, 3 volontaires laïcs. Cela représente le double de l’année 2008, et c’est le chiffre le plus élevé enregistré au long des dix dernières années.

En analysant la liste de chaque continent, au premier plan figure cette année, avec un chiffre extrêmement élevé, l’Amérique, marquée du sang de 23 ouvriers pastoraux (18 prêtres, 2 séminaristes, 1 sœur, 2 laïcs), suivie par l’Afrique où 9 prêtres, 1 religieuse et 1 laïc ont perdu la vie de façon violente, puis par l’Asie, avec 2 prêtres tués, et enfin l’Europe, avec un prêtre assassiné.

En Amérique, 23 ouvriers pastoraux ont été tués au Brésil (6 prêtres), au Mexique (1 prêtre et 2 séminaristes), en Colombie (5 prêtres et 1 laïc), à Cuba (2 prêtres), au Salvador (1 prêtre et 1 laïc), aux Etats-Unis (1 prêtre et 1 religieuse) et au Guatemala (2 prêtres).

En Afrique, 11 ouvriers pastoraux ont perdu la vie de manière violente, dans la République Démocratique du Congo (2 prêtres, 1 religieuse et 1 laïc), en Afrique du Sud (4 prêtres), au Kenya (2 prêtres) et au Burundi (1 prêtre).

En Asie, deux prêtres ont été tués, l’un aux environs de Mangalore (État du Karnataka) et l’autre aux Philippines.

Enfin en Europe, un prêtre a été tué en France (diocèse de Tulle).

Le comptage de Fides ne concerne pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict, mais tous les ouvriers pastoraux morts de façon violente. « Nous n’utilisons pas de fait le terme ‘martyre’, sauf dans son sens étymologique de ‘témoin’, pour ne pas devancer le jugement que l’Eglise pourra éventuellement donner à certains d’entre eux, mais aussi à cause de la pauvreté des informations que, dans la majorité des cas, on réussit à recueillir sur leur vie et sur les circonstances de leur mort », souligne Fides.

« Certains de ces ouvriers pastoraux ont été victimes de cette violence même  qu’ils combattaient ou de la disponibilité à aller au secours des autres en mettant au second plan leur propre sécurité ». « Beaucoup ont été tué dans le cadre de tentative de vol ou d’enlèvement, surpris dans leur habitation par des bandits à la recherche de trésors fantomatiques, se contentant la plupart du temps d’une vieille voiture ou du cellulaire de la victime, enlevant en revanche le trésor le plus précieux, celle d’une vie donnée par Amour ». « D’autres ont été éliminés seulement parce que, au nom du Christ, ils opposaient l’amour à la haine, l’espérance au désespoir, le dialogue à la violence, le droit à l’injustice », affirme encore Fides.