Syrie: «Les femmes donnent le courage d’avancer», affirme Mgr Audo

Le rôle de la femme dans l’éducation à la fraternité

Mgr Audo SJ, audience organismes caritatifs en Syrie et Irak © L'Osservatore Romano

Mgr Audo SJ, audience organismes caritatifs en Syrie et Irak © L'Osservatore Romano

« Les femmes donnent le courage d’avancer, d’avoir la foi, » affirme Mgr Antoine Audo SJ, évêque chaldéen d’Alep et président de Caritas Syrie : « Dans ces années de guerre, les femmes étaient des vraies héroïnes. »

Mgr Audo a été reçu, parmi les participants à l’assemblée plénière du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, par le pape François, vendredi 9 juin 2017, dans la Salle du Consistoire du Vatican, indique Radio Vatican en italien. Il s’est exprimé à l’antenne de Radio Vatican ce même jour. Le thème de l’assemblée était « le rôle de la femme dans l’éducation à la fraternité universelle ».

« La femme est un symbole de la « résistance » de la vie, a dit Mgr Audo.  La femme c’est la dignité, la femme c’est la continuité; capable de souffrir et de rester debout, de rester à côté de la famille et des enfants. Pour moi, la femme est une vraie héroïne de la guerre en Syrie. »

« Nous, les chrétiens, a-t-il poursuivi, devons faire des efforts pour donner plus de confiance à leur rôle d’éducatrices et de responsables de la société. »

En ce qui concerne la situation actuelle en Syrie, l’évêque d’Alep a explique que les gens continuent à vivre « dans la douleur de la guerre » : « Je ne vois pas la lumière d’une réconciliation ni d’une solution politique à ce moment. Pour moi, la dynamique depuis le début et jusqu’à maintenant a été ceci: détruire et diviser pour prendre les richesses de la région. Et ce au service des puissances internationales et locales. Pour sortir de cette guerre, la Syrie doit se faire respecter en tant qu’État, en tant que gouvernement, en tant qu’histoire. Nous ne devons pas encourager la division pour des intérêts particuliers. Nous avons besoin d’une solution politique ».

Mgr Audo a souligné que « le monde musulman avant la société moderne avait expérimenté une humiliation profonde » : « Telle est la situation psychologique générale, et cette situation est politiquement exploitée, est exploitée pour créer des situations de violence au service d’une puissance économique mondiale. C’est ma conviction. »

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