Santé : conférence au Vatican pour éradiquer les disparités

Attirer l’attention de ceux qui ont la responsabilité des soins de santé

Visite à l'hôpital pédiatrique Federico Gomez de Mexico, 14 février 2016 © PHOTO.VA - L'OSSERVATORE ROMANO

Visite à l'hôpital pédiatrique Federico Gomez de Mexico, 14 février 2016 © PHOTO.VA - L'OSSERVATORE ROMANO

Le Vatican veut « attirer l’attention de ceux qui ont, dans le monde, la responsabilité » des soins de santé afin d’en garantir l’accès à tous. C’est ce qu’ont expliqué les organisateurs de la Conférence internationale « Affronter les disparités mondiales en matière de santé », qui se déroulera au Vatican du 16 au 18 novembre 2017.

L’événement, qui verra la participation de plus de 500 experts issus de 66 pays, est organisé par le Dicastère pour le Service du développement humain intégral et par la Confédération internationale des Institutions de santé catholiques (Ciisac). Parmi les intervenants : le cardinal secrétaire d’État Pietro Parolin ; le cardinal Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie ; le cardinal Luis Antonio Tagle, président de Caritas Internationalis ; Mgr Robert Vitillo, secrétaire de l’International Catholic Migration ; Anthony R. Tersigni, président de la Ciisac.

Il s’agit, a expliqué Mgr Charles Namugera, official du Dicastère, lors d’une conférence le 13 novembre au Bureau de presse du Saint-Siège, d’« attirer l’attention de ceux qui ont, dans le monde, la responsabilité » des soins de santé, de l’Église universelle à la communauté internationale, des gouvernements aux organisations non gouvernementales et de volontariat.

Dans ses propos rapportés par Radio Vatican, il a plaidé particulièrement pour « les groupes les plus vulnérables, à savoir les personnes qui vivent dans des conditions de pauvreté, les réfugiés, les migrants. Toutes ces catégories auxquelles il faut garantir l’accès » aux soins.

« Dans de nombreuses parties du monde, a souligné Mgr Namugera, l’Église a plus de cent-mille structures socio-sanitaires : la majeure partie se trouve dans les zones rurales, dans des lieux difficiles à rejoindre, où les personnes ont un revenu très bas et ne peuvent souvent pas payer pour les services dont elles ont besoin. »

Le problème des disparités en matière de santé concerne en particulier « les pays en voie de développement » et les zones rurales, a précisé le représentant du Dicastère : « en Afrique, en Asie et en Amérique latine, le problème est plus accentué ».

La question de l’accès aux soins, a précisé Alessandro Signorini, directeur général de la Fondation Poliambulanze de Brescia, est aussi en train de devenir actuelle, « toutes proportions gardées », en Europe et en Italie : « l’évolution sociale, épidémiologique, politique et économique crée aussi chez nous des difficultés dans l’accès aux soins ».

« Nous visons un service de santé qui soit de qualité élevée, fiable, à un prix raisonnable et capable de fournir de grands résultats. Et nous poursuivrons notre combat dans ce sens », a-t-il assuré.

Parallèlement aux travaux, une rencontre sera consacrée aux thérapies antirétrovirales pour jeunes patients avec le virus du VIH.

Avec une traduction d’Hélène Ginabat

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