Migrants : l’Eglise « présente et unie » sur le terrain

Compte-rendu du séminaire du Vatican

Audience du 22 juin 2016, réfugiés (c) L'Osservatore Romano

Audience du 22 juin 2016, réfugiés (c) L'Osservatore Romano

Pour une Eglise « présente et unie » dans la défense et le service des migrants. C’était l’objectif du séminaire organisé par la section « Migrants et réfugiés » du Dicastère pour le service du développement humain intégral – sous la responsabilité directe du pape – les 12 et 13 juin 2017, au Vatican. Deux participants livrent un compte-rendu de ces deux journées dans L’Osservatore Romano en italien daté du 17 juin 2017.

Des évêques et directeurs nationaux de commissions pour la pastorale des migrants et réfugiés, 36 délégués de 21 conférences épiscopales (régionales ou nationales), 3 représentants de la Secrétairerie d’Etat et des missions permanentes du Saint-Siège à l’ONU de New York et Genève, et l’équipe de la section vaticane étaient présents à cette rencontre sur le thème « migrants, réfugiés et victimes de la traite ».

Les participants se sont notamment demandé « quelles réponses — immédiates, à moyen et long terme — l’Eglise peut-elle donner au niveau diocésain, régional et national, et avec la contribution des organisations catholiques et des congrégations religieuses, aux principaux défis posés par l’actuel contexte migratoire », peut-on lire dans L’Osservatore Romano.

Suite à l’événement, la section vaticane mettra en place une nouvelle plate-forme numérique qui permettra de partager des ressources et de continuer la coopération.

Le séminaire a permis d’échanger sur « les préoccupations pastorales principales en termes de migrants, déplacés, demandeurs d’asile, réfugiés et victimes de la traite dans les diverses régions du monde ». Il s’est agi « d’identifier les éléments essentiels pour une stratégie pastorale commune » afin que « toute l’Eglise soit présente et unie » pour poursuivre « avec détermination l’objectif de garantir à tout individu droit et dignité ».

Le phénomène migratoire a été abordé « sous tous ses aspects », précisent les participants. Durant la première journée, l’actualité selon les régions a été abordée. La seconde journée a été consacrée à l’élaboration d’actions communes sur la base des quatre « verbes-clés » suggérés par le pape le 21 février dans son message aux participants du forum sur migrations et paix : « accueillir, protéger, promouvoir et intégrer ».

Les échanges ont souligné l’urgence d’affronter les causes des migrations forcées parmi lesquelles la violence, la pauvreté, la persécution, les violations des droits humains et la dégradation de l’environnement. « La migration disciplinée, sûre, régulière et responsable est possible seulement quand les personnes sont vraiment libres de rester dans leur lieu d’origine », assurent les participants.

Le séminaire s’inscrivait dans le cadre de la préparation des deux nouveaux traités mondiaux qui devraient être adoptés en 2018 par l’Assemblée générale des Nations pour améliorer la protection des réfugiés et des migrants : le Pacte mondial sur les réfugiés et le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

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