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Giorgio La Pira © giorgiolapira.org

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Giorgio La Pira, maire de Florence, et les pauvres, par le card. Betori

Quarantième anniversaire de la mort de l’homme politique italien

« Cette idée, selon laquelle les pauvres avaient droit au pain, à l’Eucharistie, à la foi, à la connaissance des événements du monde … c’est un grand message » de Giorgio La Pira, maire de Florence et homme politique italien, affirme le cardinal Giuseppe Betori, archevêque de Florence, à l’antenne de Radio Vatican en italien.

Le cardinal a célébré une messe à l’occasion du quarantième anniversaire de la mort de Giorgio La Pira, le 6 novembre 2017, dans la Basilique Saint Marc, à Florence, en concluant par un hommage sur sa tombe, qui se trouve dans cette même basilique. Le procès de béatification de Giorgio La Pira, maire de Florence de 1951 à 1957 et de 1961 à 1965, est en cours.

Sa pensée sur les pauvres, estime le cardinal, « le rend très proche de la pensée du pape François qui, lui aussi, a cette idée du pauvre, non pas comme destinataire de notre richesse, mais comme un frère avec lequel partager tout ce que nous avons, en commençant par la foi ».

« Ici, à Florence, dès le début, poursuit le cardinal Betori, il a voulu une Messe du pauvre : la messe de Saint Procule, qui est encore célébrée tous les dimanches, aujourd’hui, dans l’église de l’abbaye florentine. À la fin de la messe, il expliquait aux pauvres les grands événements du monde, il partageait son pain avec eux. »

Giorgio La Pira vivait dans « une cellule avec un petit lit en fer, dans le monastère des dominicains à Saint Marc, raconte le cardinal, il avait un petit bureau, peu de choses, la pauvreté absolue. Il était aussi connu parce que, s’il avait un manteau, il le portait peu de temps, parce que le pauvre qu’il rencontrait en devenait le destinataire. Il fallait donc continuellement le rhabiller ».

Le maire est également connu comme bâtisseur de paix dans le monde : « Sa propension au dialogue, dit le cardinal, consistait à nouer une relation avec tout le monde, y compris les personnes idéologiquement plus éloignées, mais le faire à partir de son identité précise. Il allait à Moscou, au Kremlin, parler avec Kroutchev ; il lui parlait de la Vierge de Fatima, de Dieu, il lui apportait des images de la Sainte Vierge… »

Le procès de béatification de Giorgio La Pira « s’est conclu il y a dix ans, au niveau diocésain ; puis la cause a été envoyée à Rome, où se déroule l’examen final des vertus ». Le cardinal Betori confie avoir reçu un « cadeau » du pape qui avait permis de « sauter » une étape « généralement prévue : celle d’un examen de la commission des consulteurs historiques parce que la position historique de la vie de La Pira est bien connue, elle n’a pas besoin d’approfondissements ultérieurs ».

Présentement, des théologiens « devront évaluer l’héroïcité et les vertus de cet homme pour passer enfin, ultime passage, à l’examen par les évêques et cardinaux qui, justement, présenteront leur vote au pape ». Le cardinal espère que Giorgio La Pira soit bientôt « reconnu comme vénérable par toute l’Église dans le monde ».

Avec une traduction d’Hélène Ginabat

About Marina Droujinina

Journalisme (Moscou & Bruxelles). Théologie (Bruxelles, IET).

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