Le card. Parolin en Ukraine: «L’Esprit Saint, grand artisan de la paix»

Pentecôte à Lviv

Le cardinal Pietro Parolin © L'Osservatore Romano

Le cardinal Pietro Parolin © L'Osservatore Romano

« L’Esprit Saint est le grand artisan de la paix, dans ce pays et dans le monde », déclare le cardinal Pietro Parolin.

Le cardinal Secrétaire d’Etat a salué les fidèles lors de la Divine Liturgie de la Pentecôte à la cathédrale gréco-catholique Saint-Georges de Lviv, le dimanche 19 juin, annonce Radio Vatican. Lors de cette cinquième journée du voyage officiel en Ukraine, le secrétaire d’État du Vatican a aussi rencontré les séminaristes de l’Église catholique de rite latin.

« La compréhension réciproque de la Pentecôte remplace la confusion des langues de Babel », a dit le cardinal pendant la liturgie. « Invoquons avec toute notre force de l’Esprit cette compréhension mutuelle renouvelée qui met fin à toute haine et rancœur. »

Le cardinal Parolin a noté que sa mission avait été « confiée » à l’Esprit Saint. « Je suis venu avant tout pour rencontrer les personnes touchées par la violence de la guerre, pour amener l’étreinte du pape et le soutien concret de la charité de l’Église », a-t-il ajouté.

« Que tous les croyants dans le Christ, a appelé le secrétaire d’État, par l’œuvre de l’Esprit d’unité, trouvent le chemin de la communion que l’Esprit ne cesse de susciter chez ceux qui croient en lui. Cette fraternité s’étend à tous les croyants et à tous ceux qui cherchent Dieu avec un cœur sincère. »

Lors de la rencontre avec les séminaristes de l’Église de rite latin, le cardinal leur a conseillé à sortir de l’église, à aller « chercher les gens, les fréquenter, les écouter patiemment et les conseiller sagement ». « Sortez de votre maison, a-t-il exhorté, et allez vous-même pour répondre à ceux qui cherchent le visage de Dieu et peut-être ne l’ont pas été en mesure de trouver dans l’Église ». Fuyez « une vie confortable et bien payée », a-t-il ajouté, « fermée dans un égoïsme sans joie et espoir ».

Le cardinal amis les séminaristes en garde contre le « ghetto » du nationalisme et les a appelés à ne « jamais » céder à cette « tentation ». L’Ukraine a besoin « d’ouvrir  les horizons toujours plus larges », a-t-il dit. « Un nationalisme exaspéré, a-t-il souligné, qui joue lui-même comme l’unique représentation authentique de l’identité nationale est en réalité un fruit d’un complexe d’infériorité qui ne peut pas accepter la pluralité » comme « outil extraordinaire de la croissance ». Il ne permet pas de répondre « à l’appel d’intégrer l’Ukraine non seulement spirituellement, mais aussi culturellement dans cet échange mutuel qui aujourd’hui est un signe de maturité des peuples ».

Selon Radio Vatican, ce lundi matin 20 juin, le cardinal a visité le sanctuaire du Soldat inconnu à Kiev, puis il a rencontré les missionnaires des Oblats de Marie Immaculée à la Co-cathédrale de Saint-Alexandre et a déjeuné à la nonciature avec le corps diplomatique.

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