La génisse Lou, nouvelle habitante de Castel Gandolfo

Elle rejoindra la ferme des papes

Une vache à l'audience générale, 13/09/2017 © L'Osservatore Romano

Une vache à l'audience générale, 13/09/2017 © L'Osservatore Romano

Une génisse blanche, tachetée, appelée Lou en l’honneur du sanctuaire marial de Lourdes et en mémoire d’un pèlerinage fait par la famille des agriculteurs italiens Gramigna, a été offerte au pape François à l’occasion de l’audience générale de ce mercredi 13 septembre 2017, place Saint-Pierre.

La génisse sera désormais une nouvelle habitante de la ferme à Castel Gandolfo, résidence pontificale estivale située à une vingtaine de kilomètres au sud de Rome, indique L’Osservatore Romano.

« Nous avons apporté au pape ce que nous avons, ce qui représente notre vie et notre travail », confient les agriculteurs de la province de Piacenza, en Émilie-Romagne, à plus de 500 km de Rome.

La ferme des papes élève des vaches laitières, des poules, des abeilles, et pourvoit aux besoins de la table pontificale en fruits et légumes.

En 2014, Eurolactis avait offert au pape deux ânes de Sardaigne, et du lait d’ânesse, réputé pour les enfants prématurés, et destiné à l’hôpital pédiatrique Bambino Gesù du Vatican.

Les « animaux du pape » – un renard, des petits faucons, des gazelles, des sangliers, mais aussi 25 vaches frisonnes, 300 poules, 60 poulets, des abeilles et des poissons – habitent à Castel Gandolfo, ce terrain de 55 hectares sur les hauteurs du lac d’Albano.

En décembre 2014, des deux petits ânes – Théa et Noé – se sont ajoutés aux « animaux des papes »: l’entreprise lombarde Eurolactis Italiacon les a offerts au pape François en hommage au grand saint d’Assise, protecteur des animaux.

Le lait des vaches des fermes de Castel Gandolfo a plusieurs fois servi aux nouveau-nés de la région des Castelli Romani : pendant la Seconde Guerre mondiale, les mamans italiennes venaient s’approvisionner en lait à la ferme du pape, sur ordre de Pie XII.

Le lait des frisonnes du pape a été particulièrement apprécié aussi à l’époque du désastre de Tchernobyl, en 1986 : le nuage de césium avait pollué une grande partie de la campagne italienne. Or les « vaches du Vatican » mangeaient depuis des années déjà du foin conservé à l’abri sous des toiles imperméables. Lorsque les techniciens sont venus contrôler le lait, ils n’ont trouvé aucune trace des radiations. Les autorités sanitaires ont conseillé donc aux mamans de jeunes enfants de s’adresser à la ferme du Vatican.

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