Joie, discernement et accompagnement des jeunes au mariage, par le card. Baldisseri

«Appelés à la joie de l’amour»

Cardinal Lorenzo Baldisseri, capture CTV

Cardinal Lorenzo Baldisseri, capture CTV

Il est nécessaire de lancer « un nouveau catéchuménat en préparation au mariage » chrétien sacramentel, pour remédier aux célébrations « nulles ou inconsistantes » : la proposition, formulée le 21 janvier 2017 par le pape François lors de l’audience accordée au tribunal de la Rote romaine, a été reprise et relancée par le secrétaire général du synode des évêques, le cardinal italien Lorenzo Baldisseri, rapporte L’Osservatore Romano en italien du 15 février 2017. Le cardinal Baldisseri a participé, à Terni, au nord-est de Rome, la ville de Saint Valentin, saint patron des fiancés, à une rencontre sur Amoris laetitia.

L’exhortation apostolique post-synodale Amoris laetitia est accueillie de façon  « très positive », a souligné le cardinal Baldisseri, et avec un « très large consensus » dans les Églises du monde, surtout pour « sa capacité à répondre aux attentes présentes dans le cœur de l’homme ».

Et à propos du prochain synode des évêques d’octobre 2018 sur le thème : « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel », il a souligné l’étroite « corrélation entre les jeunes, les choix vocationnels et la famille », que le document post-synodal exprime par ces trois mots: joie, discernement et accompagnement.

Le thème de la conférence était : « Appelés à la joie de l’amour ». Les fiançailles sont une expérience qui conduit les jeunes à mieux comprendre « la beauté du projet qu’ils sont appelés à réaliser avec joie et humilité, conscients de leur fragilité et confiants dans la puissance de la grâce qui les accompagne et les soutient », a fait observer le cardinal Baldisseri qui a plus spécialement commenté le chapitre 6 du document, à l’adressé des fiancés sur « le grand mystère de l’amour conjugal et familial ».

Comme le pape François, il a insisté que l’accompagnement en vue du mariage : il ne doit pas se limiter à « une série de rencontres thématiques où la préoccupation principale est de communiquer des notions, de donner des suggestions, de fournir des indications » mais plutôt de réaliser « un chemin d’authentique initiation au sacrement du mariage, dont la préparation lointaine pourrait consister en des rencontres entre familles missionnaires et jeunes fiancés, où échanger des idées et vivre des expériences ».

Cet accompagnement peut aussi faire surgir, a aussi noté le cardinal italien, « des divergences qui concernent parfois des questions de fond : par exemple sur la façon de comprendre le projet de vie commune, les perspectives de travail, l’éducation des enfants, la relation avec les parents du partenaire ». Il s’agit donc d’un accompagnement ouvert aussi à la possibilité de « s’apercevoir qu’il n’est pas raisonnable de miser sur cette relation » ou de « retarder le mariage » s’il émergeait des « points insuffisamment approfondis au sein du couple ».

Il souligne l’importance de faire prendre conscience aux fiancés que « le sentiment amoureux et l’attirance » ne suffisent pas pour surmonter les obstacles et « dans cette tâche délicate, les prêtres ont un rôle important, spécialement au moment où ils rencontrent ensemble et individuellement les couples » : c’est une « pédagogie de l’amour » qui « tienne effectivement compte des jeunes d’aujourd’hui » avec « des points de référence précis et concrets auxquels recourir dans les moments plus difficiles comme des lieux, des personnes, des conseillers et des maisons ouvertes ».

En somme, pour « rendre toujours plus efficaces les itinéraires » de formation il faut qu’il fassent désormais « partie intégrante de toute la procédure sacramentelle matrimoniale », à l’instar de la préparation au baptême des adultes, dans lequel « le catéchuménat fait partie du processus sacramentel ». C’est ce que souhaitait le synode, c’est ce que le pape a voulu redire à la Rote romaine, demandant d’« accompagner les jeunes mariés dans les premières années de vie conjugale » pour ne pas les laisser affronter seuls les premiers nœuds de premières difficultés de l’expérience familiale ou la naissance des enfants.

Avec une traduction de Constance Roques

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