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Angélus du dimanche 19 juin 2016, capture CTV

Angélus du dimanche 19 juin 2016, capture CTV

Angélus: le pape prie avec la foule pour le Concile Panorthodoxe de Crète

Le pape évoque aussi la Journée mondiale des réfugiés (traduction complète)

Le pape François prie avec la foule présente Place Saint-Pierre pour le Concile Panorthodoxe qui s’est ouvert ce dimanche, en Crète.

Le pape François a présidé la prière de l’angélus dominical à midi, place Saint-Pierre, ce 19 juin 2016, en présence de milliers de personnes.

Le pape a aussi posté un tweet sur son compte @Pontifex en faveur de cette intention : « Unissons-nous par la prière à nos frères orthodoxes pour le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe qui s’ouvre aujourd’hui en Crète. »

Après l’angélus, le pape François a aussi évoqué la béatification, hier, 18 juin, à Foggia (Italie), de Maria Celeste Crostarosa.

Et à l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, il demande aux catholiques de les accueillir et de les écouter : « Les réfugiés sont des personnes comme tout le monde, mais auxquelles la guerre a enlevé la maison, le travail, les parents, les amis. Leurs histoires et leurs visages nous appellent à renouveler notre engagement à construire la paix dans la justice. C’est pour cela que nous voulons être avec eux: les rencontrer, les accueillir, les écouter, pour devenir ensemble des artisans de paix selon la volonté de Dieu. »

Commentant l’Evangile de ce dimanche, avant l’angélus, le pape a affirmé : « Le monde a plus que jamais besoin du Christ, de son salut, de son amour miséricordieux. »

Il a ajouté : « Jésus connaît le coeur de l’homme comme personne d’autre. C’est pourquoi il peut le guérir en lui donnant vie et consolation. »

« Par son Esprit Saint, Jésus nous donne la force d’avancer sur le chemin de la foi et du témoignage. Faire ce que nous croyons. Ne pas dire une chose et en faire une autre », a exhorté le pape.

Voici notre traduction, de l’italien des paroles du pape avant et après la prière mariale.

A.B.

Avant l’angélus

Chers frères et soeurs, bonjour!

Le passage évangélique de ce dimanche (Lc 9,18-24) noua appelle encore une fois à nous confronter, en quelque sorte « face à face » avec Jésus. Dans un des rares moments tranquilles où il se trouve seul avec ses disciples, il leur demande: “Les foules, que disent-elles que je suis?” (v. 18). Et ils répondent: “Jean le Baptiste, d’autres disent Elie, d’autres un des anciens prophètes qui est ressuscité” (v. 19). Donc les gens avaient de l’estime pour Jésus et ils le considéraient comme un grand prophète, mais ils n’étaient pas encore conscientes de sa vraie identité, c’est-à-dire qu’il était le Messie, le Fils de Dieu envoyé par le Père pour le salut de tous.

Jésus s’adresse alors directement aux apôtres – parce que c’est ce qui l’intéresse le plus – et il demande: “Mais vous, que dites-vous que je suis?” Tout de suite, Pierre répond;” Le Christ de Dieu” (v. 20), ce qui revient à dire: Tu es le Messie, le Consacré de Dieu, envoyé par lui pour sauver son peuple selon l’Alliance et la promesse. Jésus se rend ainsi compte que les Douze, et en particulier Pierre, ont reçu du Père le don de la foi; et c’est pourquoi il commence à leur parler ouvertement – c’est ce que dit l’Evangile : ouvertement – de ce qui l’attend à Jérusalem: “Le Fils de l’homme – dit-il – doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et par les scribes, être tué et ressusciter le troisième jour” (v. 22).

Ces mêmes questions nous sont proposées à nouveau à nous aujourd’hui : « Qui est Jésus pour les gens de notre époque ? » Mais l’autre, plus importante : « Qui est Jésus pour chacun de nous ? Pour moi, toi, pour toi, pour toi… Qui est Jésus pour chacun de nous ? » Nous sommes appelés à faire de la réponse de Pierre notre réponse, en professant avec joie que Jésus est le Fils de Dieu, la Parole éternelle du Père qui s’est faite homme pour racheter l’humanité, en versant sur elle l’abondance de la miséricorde divine.

Le monde a plus que jamais besoin du Christ, de son salut, de son amour miséricordieux. Beaucoup de personnes ressentent un vide autour d’elle et en elles – peut-être parfois nous aussi – ; d’autres vivent dans l’inquiétude et dans l’insécurité à cause de précarité et des conflits. Tous, nous avons besoin de réponses adéquates à nos interrogations, à nos interrogations concrètes. C’est dans le Christ, et seulement en lui, qu’il est possible de trouver la paix véritable et l’accomplissement de toutes les aspirations humaines. Jésus connaît le coeur de l’homme comme personne d’autre. C’est pourquoi il peut le guérir en lui donnant vie et consolation.

Après avoir conclu son dialogue avec les apôtres, Jésus s’adresse à tous en disant: “Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même, prenne sa croix tous les jours et qu’il me suive” (v. 23). Il ne s’agit pas d’une croix ornementale, ou d’une croix idéologique, mais c’est la croix de la vie, c’est la croix du devoir, la croix du sacrifice de soi pour les autres avec amour – pour les parents, pour les enfants, pour la famille, pour les amis et aussi pour les ennemis -, c’est la croix de la disponibilité à être solidaires des pauvres, à s’engager pour la justice et la paix.

En assumant ces attitudes, ces croix, on perd toujours quelque chose, nous ne devons jamais oublier que “qui perd sa vie [pour le Christ] la sauve”. C’est perdre pour gagner. Nous nous souvenons tous nos frères qui aujourd’hui encore mettent ne pratique ces paroles de Jésus, offrent leur temps, leur travail, leur fatigue, et même leur vie, pour ne pas renier leur foi dans le Christ. Par son Esprit Saint, Jésus nous donne la force d’avancer sur le chemin de la foi et du témoignage. Faire ce que nous croyons. Ne pas dire une chose et en faire une autre.

Sur ce chemin, la Vierge Marie est toujours proche de nous et elle nous précède: laissons-nous prendre par la main par Marie dans les moments les plus sombres et les plus difficiles.

Angelus Domini nuntiavit Mariae…

Après l’angélus

Chers frères et soeurs,

La béatification de Maria Celeste Crostarosa, moniale, fondatrice de l’Ordre du Saint Rédempteur, a été célébrée hier à Foggia. Que la nouvelle bienheureuse, par son exemple et son intercession, nous aide à conformer toute notre vie à Jésus notre Sauveur.

Aujourd’hui, en la solennité de la Pentecôte, selon le calendrier julien, suivi par l’Eglise orthodoxe, le Concile Panorthodoxe s’est ouvert en Crète par la célébration de la Divine liturgie. Unissons-nous à la prière de nos frères orthodoxes, en invoquant l’Esprit Saint pour qu’Il assiste de ses dons les patriarches, les archevêques et les évêques réunis en concile. Et tous ensemble prions la Vierge Marie pour tous nos frères orthodoxes: “Je vous salue Marie… ”

C’est demain la Journée mondiale des Réfugiés promue par l’ONU. Le thème de cette année est: “Avec les réfugiés. Nous sommes aux côtés de qui a été contraint à fuir.” Les réfugiés sont des personnes comme tout le monde, mais auxquelles la guerre a enlevé la maison, le travail, les parents, les amis. Leurs histoires et leurs visages nous appellent à renouveler notre engagement à construire la paix dans la justice. C’est pour cela que nous voulons être avec eux: les rencontrer, les accueillir, les écouter, pour devenir ensemble des artisans de paix selon la volonté de Dieu.

Je vous salue tous, Romains et pèlerins, en particulier les étudiants de la London Oratory School, les fidèles de Stokholm, et les communautés africaines francophones d’Italie. Je salue le fidèles de Bénévent, Gravina di Puglia, Corbetta et Cardano al Campo, et les bénévoles de la prison de Busto Arsizio, et, à travers eux, les détenus. Je saleu aussi les groupes cyclistes “ACRA” de Fermo, “Pedalando” de Rome et celui de Codevigo, qui apportent sur els routes des messages de solidarité: ils sont bien, ils sont bien!

Je vous souhaite à tous un bon dimanche et, s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir!

[Texte oiriginal en italien]

© Traduction de Zenit, Anita Bourdin

About Anita Bourdin

Journaliste accréditée au Vatican depuis 1995. A lancé Zenit en français en janvier 1999. Correspondante à Rome de Radio Espérance. Formation: journalisme (IJRS, Bruxelles), théologie biblique (PUG, Rome), lettres classiques (Paris IV, Sorbonne).

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